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avec un angle doctrinale et un œil critique, pour mieux comprendre notre vision pour la France.
Souveraineté & Progrès est un mouvement souverainiste, républicain et social, qui rejette toute forme de racisme, de xénophobie ou de prétendue supériorité nationale.
Nous pouvons être fiers de notre histoire, de nos grandes figures, de nos découvertes et de ce que la France a apporté au monde. Mais cette fierté ne nous donne aucune raison de considérer notre nation ou les Français comme supérieurs aux autres.
Le souverainisme défendu par SP veut rendre au peuple français et à ses institutions la liberté de décider de leur avenir, sans tutelle extérieure.
Nous défendons l'indépendance de la France, le respect des autres nations et la coopération librement consentie entre les peuples.
Aimer son pays n'oblige pas à mépriser celui des autres et certainement pas à dénigrer une partie de sa population.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Il y a trois ans, le 7 octobre 2023, plus de 1 200 personnes étaient tuées en Israël lors de l'attaque menée par le Hamas et d'autres groupes armés palestiniens. Des civils assassinés chez eux ou lors du festival Nova, des familles brisées, 251 personnes enlevées et emmenées à Gaza.
Rien ne peut justifier ces crimes. Leur mémoire impose de le dire sans détour.
Mais condamner le 7 octobre ne dispense pas de regarder l'histoire qui l'a précédé, ni celle qui a suivi. Israéliens et Palestiniens vivent depuis des décennies dans un conflit dont chaque génération hérite des morts, des déplacements, de la peur et de la haine de la précédente. Depuis trois ans, les civils palestiniens ont à leur tour payé un prix effroyable dans la guerre menée à Gaza.
Comprendre cet enchaînement ne revient jamais à excuser ceux qui massacrent des civils. Cela oblige en revanche à constater que lorsqu'un conflit politique reste sans solution pendant des décennies, la violence finit toujours par nourrir la violence.
Aucune victoire militaire ne réglera durablement cette question.
La paix suppose que les Israéliens puissent vivre en sécurité et que les Palestiniens puissent vivre libres dans leur propre État. Deux peuples. Deux États. Des frontières reconnues. Une sécurité garantie de part et d'autre.
Trois ans après le 7 octobre, rendre hommage aux victimes doit aussi signifier refuser que d'autres familles, israéliennes ou palestiniennes, aient un jour à commémorer leurs morts pour les mêmes raisons.
La paix doit redevenir un objectif politique et diplomatique pleinement assumé et poursuivi avec détermination, plutôt que de la regarder comme un horizon impossible.
Depuis plusieurs jours, la colère d’une partie de la jeunesse française s’exprime dans les lycées. Les violences, les dégradations et les agressions doivent être condamnées sans ambiguïté, qu'elles viennent des manifestants comme des forces de l'ordre. Elles ne doivent pourtant pas masquer les raisons de cette mobilisation : classes surchargées, enseignants absents ou insuffisamment remplacés, bâtiments dégradés, personnels éducatifs et de santé trop peu nombreux, inquiétude face à l’avenir.
Ces revendications sont légitimes. L’Éducation nationale a besoin d’un investissement massif et durable. Pas d’un nouveau plan annoncé pour quelques mois avant d’être remplacé par le suivant, mais d’un effort construit sur plusieurs années.
Souveraineté & Progrès propose tout d'abord d’engager les États généraux de l’Éducation nationale afin que les enseignants, les personnels, les élèves et les familles participent directement à sa reconstruction. Il est ensuite impératif, dans un souci de reconnaissance et d'attractivité, d'engager une revalorisation salariale progressive des enseignants de 10 % dans le premier degré et de 15 % dans le second. Par ailleurs, SP prévoit de compléter cela par un renforcement des AESH et de la médecine scolaire, ainsi qu’un vaste programme de rénovation de 10.000 établissements éducatifs en 5 ans, universités comprises. Il faut enfin retrouver une école exigeante sur les savoirs fondamentaux, du français aux mathématiques, mais aussi sur leq enjeux de l'époque, qu'il s'agisse de l'alimentation ou de l'information numérique.
Cet effort représente environ 166 milliards d’euros supplémentaires sur dix ans. Oui, c’est considérable. Mais un pays qui entend faire de son école une infrastructure stratégique doit accepter d’y consacrer les moyens nécessaires.
Bien sûr les plus frileux diront "les caisses sont vides ! Où trouvez-vous tout cet argent ?”. La réponse se trouve déjà dans une gestion extrêmement rigoureuse des deniers publics. SP propose également une fiscalité plus équitable et remise à plat, demandant davantage à ceux qui en ont réellement les moyens, particuliers comme entreprises, tout en simplifiant profondément le système fiscal pour réduire les possibilités d’optimisation et renforcer la lutte contre la fraude. La réforme territoriale de SP doit également supprimer les doublons administratifs et rationaliser une partie de la dépense publique. Chaque euro économisé sur une structure inutile peut financer un professeur, une infirmière scolaire, un AESH ou la rénovation d’une école. Enfin, la sortie de l’Union européenne permettra également de récupérer la contribution nette versée chaque année par la France, soit plus de 10 milliards d'euros.
Investir davantage n’autorise pas à dépenser sans compter : au contraire, plus l’effort demandé aux Français est important, plus l’État doit être capable de justifier l’utilisation de chaque euro.
L’éducation conditionne presque tout le reste de notre système, ainsi que notre avenir. La réindustrialisation, la recherche, la santé, la transition écologique et notre capacité à maîtriser les technologies de demain dépendront des générations qui sont aujourd’hui dans nos écoles, nos lycées et nos universités.
Les laisser étudier dans des conditions qui se dégradent coûterait, à terme, beaucoup plus cher que de reconstruire maintenant.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Le logement revient au centre du débat politique. C’est une bonne chose. Encore faut-il dépasser les constats, les annonces de construction et les promesses de circonstance. La crise actuelle ne vient pas d’une seule cause. Elle résulte à la fois du prix de l’immobilier, de la concentration progressive de la propriété, du manque de logements dans certains territoires, de bâtiments laissés sans usage, de terrains constructibles immobilisés, de règles devenues trop complexes et d’un accès à la propriété qui dépend de plus en plus du patrimoine familial.
Les chiffres permettent de mesurer cette fracture. En France, 57,7 % des ménages étaient propriétaires de leur résidence principale en 2021, une proportion qui n’a pratiquement plus progressé depuis la fin des années 1990. Chez les moins de 30 ans, seuls 16,9 % des ménages possédaient leur résidence principale. Entre 2018 et 2021, la détention immobilière a même reculé de 2,4 points chez les moins de 30 ans et de 3,8 points chez les trentenaires.
Pendant que l’accession devient plus difficile pour une partie de la population, la propriété immobilière est fortement concentrée. L’Insee a établi que 24 % des ménages détiennent 68 % des logements possédés par des particuliers. Plus frappant encore : les 11 % de ménages possédant au moins trois logements en détiennent 46 %. Et 3,5 % des ménages détiennent à eux seuls la moitié des logements locatifs appartenant à des particuliers.
Le problème n’est pas qu’un Français puisse posséder plusieurs logements. Investir, louer un appartement ou constituer un patrimoine n’a rien d’illégitime. Le problème apparaît lorsqu’un système facilite progressivement la reproduction de patrimoines importants d’une génération à l’autre pendant que l’accès au premier logement devient plus difficile pour ceux qui ne disposent pas d’un apport familial.
C’est ainsi que se construit progressivement une société d’héritiers.
Souveraineté & Progrès veut rompre cette mécanique sans s’attaquer à la propriété. Le principe est au contraire de permettre à davantage de Français de devenir propriétaires. Pour cela, la politique du logement de SP repose sur l'idée simple de libérer le foncier et faire davantage circuler le patrimoine immobilier.
Cela commence par l’héritage, car il y a une distinction fondamentale entre le logement dans lequel une personne a vécu et l’accumulation de biens immobiliers. La résidence principale devrait alors intégralement exonérée lors de sa transmission. Une maison achetée, remboursée et entretenue pendant trente ou quarante ans doit pouvoir être transmise aux enfants sans que ceux-ci aient à la vendre pour payer l’impôt.
En revanche, transmettre une maison familiale et transmettre plusieurs millions d’euros d’appartements, d'immeubles et de terrains ne correspond pas à la même réalité. Au-delà de la résidence principale, la fiscalité deviendrait progressivement plus importante avec la valeur du patrimoine immobilier transmis. L’objectif n’est pas d’interdire la multipropriété, ni d’organiser des ventes forcées. Il est de rendre moins automatique la conservation intacte de très grands patrimoines immobiliers génération après génération. Des logements pourront ainsi revenir plus régulièrement sur le marché.
SP veut parallèlement faciliter l’achat de ceux qui cherchent précisément à devenir propriétaires. Aujourd’hui, l'acquisition d'un logement ancien supporte des prélèvements importants qui viennent s’ajouter au prix du bien et au financement bancaire. SP propose de réduire fortement cette fiscalité et d’accorder aux primo-accédants un avantage supplémentaire pouvant atteindre 5 000 euros. Le logement ancien doit redevenir une véritable porte d’entrée vers la propriété, plutôt que de faire reposer toute notre politique sur la seule construction neuve.
Il faut également regarder ce que nous possédons déjà. Au 1er janvier 2025, la France comptait 38,4 millions de logements, dont environ 3 millions étaient vacants et 3,8 millions étaient des résidences secondaires ou des logements occasionnels. Construire reste indispensable dans les territoires où la demande l’exige, mais prétendre résoudre la crise uniquement en annonçant plusieurs centaines de milliers de constructions nouvelles chaque année revient à ignorer une partie du problème.
Des bureaux vides, d’anciens commerces, des hôtels, des entrepôts ou d’autres bâtiments peuvent devenir des logements. SP veut rendre ces transformations beaucoup plus simples lorsqu’elles respectent les règles de sécurité et d’habitabilité, et leur accorder un avantage fiscal important. Avant d’artificialiser de nouveaux sols, utilisons davantage les bâtiments et les emprises qui existent déjà.
La même logique vaut pour les terrains constructibles. Un propriétaire conservera naturellement le droit de garder son terrain. Mais lorsqu’un terrain reste constructible pendant des années dans une zone où les habitants peinent à se loger, sa conservation sans aucun projet deviendra progressivement plus coûteuse. Il restera possible de le conserver, de construire ou de vendre. Le choix appartiendra toujours au propriétaire, mais l’immobilisation durable du foncier ne sera plus fiscalement neutre.
Nous voulons aussi éviter de retirer inutilement des logements du marché locatif. Au 1er janvier 2025, environ 3,9 millions de résidences principales étaient encore classées F ou G au diagnostic énergétique. La rénovation doit continuer, mais interdire progressivement la location de tous les logements mal classés peut également réduire l’offre au moment même où elle manque.
Notre solution consiste à permettre qu'un logement énergivore reste loué s’il est sain, sûr et habitable, mais avec un loyer réduit pour compenser sa mauvaise performance énergétique. Plus le logement consomme, plus la réduction est importante. Le locataire n’a pas à payer le même loyer pour un logement mal isolé que pour un logement rénové. Et le propriétaire conserve un intérêt économique évident à réaliser les travaux puisqu’une fois le logement rénové, il retrouve un loyer normal.
Enfin, le logement social doit retrouver sa fonction première. Il doit protéger durablement ceux qui en ont besoin, tout en permettant une meilleure circulation du parc lorsque la situation d’un ménage s’est profondément améliorée. SP prévoit également un effort supplémentaire de construction là où les besoins sont réellement constatés, plutôt qu’un objectif national uniforme déconnecté des territoires.
Toutes ces mesures répondent à une même logique. La France n’a pas seulement besoin de construire davantage. Elle doit mieux utiliser ce qu’elle possède déjà, remettre des logements sur le marché, transformer les bâtiments inutilisés, mobiliser le foncier constructible, faciliter l’achat dans l’ancien, sécuriser la location et permettre au patrimoine immobilier de circuler davantage.
La propriété ne doit pas devenir un privilège réservé à ceux qui héritent.
Nous voulons protéger la maison familiale, pas sanctuariser indéfiniment l’accumulation. Nous voulons permettre à celui qui travaille, épargne et construit son projet de vie d’avoir de nouveau une chance réelle d’acheter son logement. Nous voulons construire lorsque c’est nécessaire, mais aussi arrêter de considérer qu’un logement nouveau doit forcément être un bâtiment nouveau.
Le logement est devenu l’un des principaux mécanismes de reproduction des inégalités patrimoniales. Il peut redevenir un instrument d’émancipation.
C’est le choix de Souveraineté & Progrès : libérer le foncier pour élargir la propriété.
Depuis quelque temps, ce récit revient avec insistance dans une partie du débat politique : Emmanuel Macron préparerait les esprits à une ingérence russe afin de disposer, le moment venu, d’un prétexte pour reporter l’élection présidentielle de 2027 et se maintenir au pouvoir.
Le parallèle avec la Roumanie est régulièrement invoqué. En décembre 2024, la Cour constitutionnelle roumaine a effectivement annulé l'élection présidentielle en cours après le premier tour, dans un contexte d'accusations d'ingérence russe, d'irrégularités de campagne et de manipulation sur les réseaux sociaux. Une nouvelle élection a finalement été organisée en 2025.
Cet épisode mérite d'être étudié et discuté. Il ne permet pourtant pas de transposer mécaniquement le scénario roumain à la France.
Car la France possède sa propre Constitution. Et avant d'annoncer que le Président de la République pourrait annuler une élection présidentielle, encore faudrait-il expliquer par quel mécanisme juridique il pourrait le faire.
L'article 6 de la Constitution dispose que le Président est élu pour cinq ans et qu'il ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs. L'article 7 prévoit que l'élection de son successeur doit avoir lieu entre vingt et trente-cinq jours avant l'expiration de ses pouvoirs. Il encadre également les circonstances exceptionnelles permettant un report, notamment le décès ou l'empêchement d'un candidat. Dans ces situations, ce n'est d'ailleurs pas le Président qui décide librement de repousser l'élection : le Conseil constitutionnel intervient et les délais sont eux-mêmes encadrés.
Reste l'article 16, souvent résumé un peu rapidement aux « pleins pouvoirs ».
Son déclenchement exige simultanément une menace grave et immédiate contre les institutions de la République, l'indépendance nationale, l'intégrité du territoire ou les engagements internationaux de la France et l'interruption du fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels.
Le Parlement continue alors de siéger. L'Assemblée nationale ne peut pas être dissoute. Après trente jours, le Conseil constitutionnel peut être saisi pour vérifier que les conditions demeurent réunies ; après soixante jours, il procède lui-même à cet examen. L'article 16 donne donc des pouvoirs exceptionnels au Président face à une crise exceptionnelle. Il ne lui remet pas les clés de la République avec la possibilité de décider tranquillement que l'élection présidentielle n'aura finalement pas lieu.
Une opération étrangère visant la France devrait évidemment être prise au sérieux. Une cyberattaque massive, une campagne de désinformation ou une tentative de manipulation électorale doivent être détectées, documentées et combattues. Et lorsque le gouvernement accuse une puissance étrangère, il est parfaitement légitime d'exiger des éléments permettant d'étayer cette attribution.
Mais entre cette vigilance et l'affirmation selon laquelle Emmanuel Macron préparerait son maintien au pouvoir, il manque précisément l'essentiel : les faits et le mécanisme constitutionnel permettant d'aboutir à cette conclusion.
Il y a surtout un paradoxe assez saisissant dans le débat actuel.
Certains accusent Emmanuel Macron d'agiter en permanence la menace russe afin de faire peur aux Français. Puis, quelques lignes plus loin, ils expliquent à ces mêmes Français que leur prochaine élection présidentielle pourrait être annulée et que le chef de l'État pourrait se maintenir au pouvoir.
Dénoncer la politique par la peur tout en annonçant la possible confiscation d'une élection présidentielle revient précisément à alimenter cette peur.
Souveraineté & Progrès porte de profondes divergences avec la politique menée depuis 2017. Elles concernent la souveraineté nationale, les institutions, l'Union européenne, l'organisation économique du pays et sa politique étrangère. Ces désaccords suffisent largement à nourrir une opposition politique argumentée. Il n'est pas nécessaire d'en inventer d'autres.
La souveraineté demande aussi de la rigueur intellectuelle. Elle consiste à regarder les rapports de force internationaux sans naïveté, qu'ils viennent de Washington, Moscou, Pékin ou d'ailleurs. Elle impose également de connaître les institutions françaises avant d'annoncer leur disparition prochaine.
C'est aussi pour cela que Souveraineté & Progrès existe : pour défendre une ligne rationnelle et cohérente, même lorsqu'elle conduit à ne pas reprendre ce qui circule dans son propre camp politique.
SP ne cherchera pas à faire du buzz en alimentant des théories fumeuses. Il y a suffisamment de problèmes réels en France pour ne pas avoir besoin d'en fabriquer.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Demain, 21 septembre, sera la Journée internationale de la paix. Elle intervient cette année dans un monde où la guerre retrouve une place que beaucoup pensaient appartenir au siècle précédent.
En Ukraine, l'invasion russe commencée en 2022 se poursuit et les populations civiles continuent d'en payer le prix. En juillet dernier, l'ONU a enregistré le nombre mensuel de victimes civiles le plus élevé depuis mars 2022. Au Moyen-Orient, la guerre entre les États-Unis et l'Iran dure désormais depuis plusieurs mois et alimente une déstabilisation régionale qui s'étend jusqu'à la mer Rouge, provoquant une crise énergétique mondiale. Autour de Taïwan, la pression militaire chinoise et la rivalité entre Pékin et Washington entretiennent le risque d'une confrontation dont les conséquences dépasseraient très largement l'Asie.
Et derrière ces confrontations entre grandes puissances, d'autres guerres disparaissent parfois de notre regard.
Au Soudan, plus de trois années de guerre ont provoqué ce que les Nations Unies décrivent comme la plus grande urgence humanitaire mondiale. Au Yémen, la guerre à grande échelle vient de reprendre après plusieurs années d'accalmie relative. Un génocide est toujours en cours à Gaza et dans les territoires palestiniens, les conflits et violences se poursuivent en République démocratique du Congo ou encore en Birmanie. Partout, les premières victimes restent les populations civiles.
Cette situation doit aussi nous interroger sur la responsabilité des grandes puissances. Les États-Unis, la Russie, Israël et la Chine disposent d'une influence considérable sur l'ordre international, mais leurs rivalités et leur impérialisme contribuent également à structurer une partie des tensions actuelles. Lorsque chaque puissance considère le monde à travers ses propres zones d'influence, ses alliances et ses intérêts stratégiques, le droit international finit par s'effacer derrière les rapports de force.
Souveraineté & Progrès défend pour cette raison le retour de la France à une politique de non-alignement.
Le non-alignement ne signifie ni l'isolement, ni l'indifférence. Il signifie que la France coopère lorsque ses intérêts et ses principes convergent avec ceux de ses partenaires, mais conserve sa liberté de désaccord et de décision lorsqu'ils divergent. Notre politique étrangère ne doit être dictée ni par Washington, ni par Moscou, ni par Pékin. Elle doit être dictée par la diplomatie et la paix.
Cette indépendance doit permettre à la France de retrouver une fonction diplomatique qu'elle a justement déjà exercée.
En 1991, avant de participer à la coalition autorisée par les Nations Unies après l'invasion du Koweït, la France avait soutenu les dernières tentatives de règlement diplomatique et défendait le rôle central de l'ONU dans la résolution du conflit. En 2003, elle s'est opposée à l'intervention militaire américaine en Irak et a défendu devant le Conseil de sécurité la poursuite des inspections et la recherche d'une solution pacifique. Cette voix française indépendante avait alors porté bien au-delà de nos frontières.
C'est cette capacité d'initiative que SP entend redonner à la France.
Cela suppose également de renforcer les Nations Unies. L'ONU est aujourd'hui affaiblie par les divisions entre grandes puissances, les vetos au Conseil de sécurité et la difficulté croissante à imposer le droit international lorsque les intérêts stratégiques des États les plus puissants sont directement engagés. Pourtant, aucune autre organisation ne possède de légitimité universelle pour organiser le dialogue entre les États et construire une sécurité collective, malgré les tentatives récentes de créer des alternatives, comme le Conseil pour la Paix voulu par Trump. Une simple manière de détourner le droit international.
La France, membre permanent du Conseil de sécurité, doit utiliser son siège pour défendre davantage la médiation, les négociations et les solutions multilatérales. Elle doit pouvoir parler avec ses alliés comme avec leurs adversaires et conserver suffisamment d'indépendance pour proposer des voies de sortie lorsque les blocs ne se parlent plus.
Cette politique exige en parallèle une défense nationale forte et souveraine. Une diplomatie indépendante reste fragile si le pays qui la porte dépend d'une autre puissance pour assurer sa propre sécurité. Le non-alignement suppose donc une France capable de se défendre, de protéger ses territoires et de décider seule de l'engagement de ses forces.
La paix et la puissance ne sont pas contradictoires. La puissance donne à la diplomatie les moyens de rester indépendante ; la diplomatie doit quant à elle empêcher que la puissance militaire devienne le premier instrument des relations internationales.
Demain, les Nations Unies appelleront le monde à « investir dans la paix ». Pour Souveraineté & Progrès, la France doit prendre toute sa part à cet effort : retrouver son indépendance diplomatique, renforcer la sécurité collective et redevenir une puissance capable de parler à tous lorsque les autres ne se parlent plus.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
La construction territoriale a une histoire qu'on ne peut ignorer. L'unification des différents duchés, comtés et autres territoires s'est progressivement faite au fil des siècles. La Révolution française créa ensuite les départements pour uniformiser l'organisation du territoire, avant que Napoléon ne renforce la présence de l'État dans toute la France avec la création des préfets. La construction des régions est plus récente, reposant sur une nécessité de pilotage à plus grande échelle des territoires pour les projets de plus grande envergure, comme les transports ou encore l'aménagement du territoire.
Mais cet empilement au cours des siècles a conduit finalement à freiner l'action de la puissance publique. Pour une même demande, un même dossier, les guichets, tout comme les normes qui les accompagnent, se sont multipliés, rendant illisible le circuit administratif. De plus, et notamment dans les régions, des petites baronnies ont fait leur retour. Les inégalités s'accroissent alors entre territoires pauvres et territoires riches, ce qui ne respecte pas le principe d'une République une et indivisible.
La raison de la réforme territoriale de Souveraineté & Progrès trouve justement sa justification dans ce constat. Comment peut-on encore accepter qu'un étudiant de la région parisienne paye plus cher son transport qu'un étudiant de Clermont-Ferrand ? Ou qu'un agriculteur de Beauce voie son aide financière dépendre de la politique locale, là où un agriculteur du Nord serait mieux accompagné ?
Cette distorsion de traitement politique et administratif ne trouve plus sa place à l'heure où nous devons renforcer notre agriculture, notre éducation ou encore notre souveraineté énergétique.
C'est pour cela que SP veut redessiner la carte de France par bassins de vie d'environ un million de personnes, soit autour de 63 Territoires Républicains. Ces Territoires deviendraient alors le nouveau centre politique et administratif territorial, accompagnés par des intercommunalités bénéficiant d'un véritable statut de collectivités et des communes mieux accompagnées et soutenues.
Cette nouvelle organisation permettrait un meilleur pilotage stratégique des projets, une chaîne de responsabilités claire et une nécessaire égalité à travers tous les territoires de la République.
Ce n'est pas un simple découpage de frontières que propose SP, mais bien une nouvelle architecture territoriale permettant davantage d'efficience, de clarté et de rationalité dans l'action publique, sans faire disparaître les cultures locales.
Ce que propose SP, en somme, c'est la plus grande réforme territoriale depuis deux siècles.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Une grève touche actuellement Radio France après l’arrivée de Charles Sapin, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, comme chroniqueur politique régulier sur France Inter.
La direction de Radio France invoque le pluralisme. Cet argument doit être entendu, car le service public appartient à tous les Français et doit faire entendre les différentes sensibilités politiques du pays. Une radio publique réservée à une seule famille politique manquerait à sa mission.
Pour autant, France Inter reçoit déjà des représentants du Rassemblement national. Jean-Philippe Tanguy y a par exemple été invité à plusieurs reprises, notamment dans Questions politiques. Dans ce cadre, il a exposé ses positions face à des journalistes qui peuvent l’interroger, le relancer et confronter ses propos. C’est précisément ainsi que doit fonctionner le débat démocratique.
Le cas de Charles Sapin relève toutefois d’une autre logique.
En effet, une chronique régulière offre chaque semaine un espace éditorial autonome. Radio France ne se contente donc plus d’inviter ponctuellement une personnalité issue de cette mouvance politique. Elle installe durablement dans sa grille un responsable de la rédaction de Valeurs actuelles.
Dès lors, le problème change de nature.
Valeurs actuelles participe depuis longtemps à la diffusion des thèmes de l’extrême droite française. Le journal a déjà été condamné en justice, notamment après la publication représentant la députée Danièle Obono en esclave. Charles Sapin travaillait alors au Point et ne porte aucune responsabilité personnelle dans cette affaire. Il appartient aujourd’hui, en revanche, à la direction de Valeurs actuelles et représente donc une ligne éditoriale qui dépasse sa seule personne.
C’est pour cette raison que Souveraineté & Progrès soutient la mobilisation des salariés de Radio France opposés à ce choix.
Le service public doit recevoir les représentants de l’extrême droite, les interroger et confronter leurs propositions aux faits. Les Français doivent pouvoir entendre leurs positions et mesurer leurs conséquences. Ce travail d’information et de contradiction fait partie intégrante du pluralisme démocratique.
Mais une chronique permanente change profondément la nature de cette présence. Elle transforme une invitation ponctuelle en rendez-vous éditorial. Surtout, elle contribue à installer une ligne idéologique dans le paysage ordinaire du service public, avec la force de banalisation que cela implique.
À cet égard, l’exemple belge mérite d’être regardé. En Belgique francophone, un cordon sanitaire médiatique continue d’être appliqué envers l’extrême droite. Les journalistes parlent de ces mouvements, analysent leurs propositions et rendent compte de leur influence politique. En revanche, ils conservent un rôle de médiation et évitent de leur accorder des tribunes éditoriales permanentes sans contradiction.
Cette distinction est essentielle.
Le pluralisme impose au service public de représenter la diversité politique du pays. Il ne lui impose pas d’offrir à chaque courant idéologique une tribune récurrente sans contradiction.
Souveraineté & Progrès défend donc un audiovisuel public réellement pluraliste, capable de recevoir toutes les forces politiques représentatives et de les soumettre à la confrontation démocratique. C’est précisément parce que le service public doit être ouvert à tous qu’il doit aussi savoir distinguer information, débat et banalisation éditoriale.
Sur ce point, Souveraineté & Progrès choisit clairement son camp et soutient les salariés mobilisés de Radio France.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Notre pays a une histoire composée de moments forts. Unification du royaume des Francs sous Clovis, officialisation de la langue française au XVIe siècle, la Révolution de 1789, les deux guerres mondiales du XXe siècle. Autant d'événements qui ont amené la France dans de nouvelles périodes historiques, marquant l'ouverture de grands bouleversements humains et sociétaux.
Mais dans ce XXIe siècle qui dévoile des transformations profondes, comme l'intelligence artificielle ou le changement d'ordre mondial, quelle est la place et l'avenir de la France ? Quelle vision de société voulons-nous porter ?
Voulons-nous d'une France qui s'efface davantage dans une Union Européenne fédéraliste ? L'histoire nous démontre au contraire que notre Nation a toujours brillé par son indépendance, qu'elle soit scientifique, industrielle ou encore intellectuelle.
Voulons-nous léguer un pays ravagé par la dette, le réchauffement climatique ou la médiocrité politique ? On peut facilement prétendre que chaque citoyenne et citoyen veut laisser aux générations futures un monde meilleur que celui qu'il a trouvé.
Il est donc temps. Temps d'agir, de bâtir, de penser l'avenir.
Car la ressource la plus précieuse n'est ni l'argent, ni le pouvoir. C'est le temps.
Notre pays est abîmé par le mépris des politiques, fracturé par un entretien constant du clivage, dilué dans sa souveraineté par une technocratie bruxelloise gourmande de fédéralisme.
Il est donc temps. Temps d'ouvrir une nouvelle page pour l'histoire de France et la prospérité de son peuple. Temps de penser collectivement à une nouvelle forme de démocratie et de liberté.
C'est le sens du projet de Souveraineté & Progrès. Donner à la France un avenir ambitieux, par la recherche scientifique et une démocratie moderne. Ouvrir la voie à un nouvel équilibre mondial, où le rapport de force devient moins inégal, moins brutal. Assurer la dignité de ceux qui travaillent, de ceux qui souffrent, de ceux qui construiront la France de demain.
Le Temps Français, c'est le projet que porte Souveraineté & Progrès, pour une Nouvelle République plus démocratique, plus souveraine, plus scientifique et plus écologique.
Le Temps Français, c'est une nouvelle page de l'histoire à écrire ensemble, pour la France.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Les résultats de 2025 comptent parmi les plus faibles jamais enregistrés par la France. Un élève de 15 ans sur trois n’atteint même plus le niveau de base en compréhension de l’écrit. Ils sont plus d’un sur trois en mathématiques.
Ce décrochage dure depuis des années. Chaque gouvernement a empilé réforme sur réforme, fragilisant de manière répétée l'institution la plus vitale de notre pays.
Souveraineté & Progrès défend une reconstruction cohérente de l’école pour la solidifier durablement.
Cela commence par les fondamentaux. Lire correctement, écrire sans difficulté, maîtriser la grammaire, l’orthographe, la numération et le calcul doivent redevenir des acquis solides dès les premières années. On ne prépare pas un enfant au monde de demain s’il maîtrise mal les outils élémentaires qui lui permettront ensuite de comprendre, de raisonner et d'apprendre.
Il faut aussi remettre des enseignants devant les élèves. Le rapport PISA indique que 45 % des élèves français sont scolarisés dans des établissements où le manque d’enseignants affecte l’enseignement. SP prévoit le recrutement de 50 000 enseignants titulaires sur cinq ans, accompagné d’une revalorisation progressive des rémunérations. Plus d’enseignants, ce sont des classes moins chargées, davantage de temps consacré à chaque élève et de meilleures possibilités de remplacement.
Les conditions matérielles comptent également. Un quart des élèves français étudient dans des établissements où l’état ou l'insuffisance des infrastructures affecte l’enseignement. SP prévoit donc un programme national de rénovation de 10 000 établissements scolaires.
Enfin, reconstruire les fondamentaux ne signifie pas enseigner comme si le monde n’avait pas changé.
Les réseaux sociaux, les écrans et désormais l’intelligence artificielle occupent une place immense dans la vie des adolescents. PISA relève d’ailleurs un impact important des distractions numériques sur les apprentissages. L’école doit donc apprendre aux élèves à comprendre les réseaux sociaux, leurs algorithmes, la manipulation de l’information, le cyberharcèlement, la protection des données et l’usage raisonné de l’intelligence artificielle.
Elle doit aussi transmettre des connaissances concrètes pour la vie quotidienne, notamment sur l’alimentation, la nutrition, la santé et les choix de consommation.
L’école doit faire les deux. Transmettre solidement les savoirs fondamentaux et préparer les enfants au monde dans lequel ils vont vivre.
Cette reconstruction passera aussi par des États généraux de l’Éducation nationale, afin d’associer directement ceux qui font vivre l’école au quotidien et d’ajuster les méthodes, les contenus et l’organisation scolaire à partir des réalités du terrain. Le cap restera national, mais la réforme devra aussi se nourrir de l’expérience des enseignants, des personnels et des familles.
C’est cette ambition que porte Souveraineté & Progrès pour l’éducation des générations futures.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
En Saxe-Anhalt, l’AfD vient de réaliser une percée historique, au point de se rapprocher du pouvoir régional. Le résultat est d’autant plus frappant qu’il intervient en Allemagne, où l’extrême droite demeure chargée d’un poids historique particulier.
Quelque chose a changé. Beaucoup de ceux qui assument aujourd’hui des positions nationalistes le font ouvertement, parfois avec fierté. Des symboles, des gestes et des références que l’on pensait durablement relégués au passé réapparaissent. La fenêtre d’Overton s’élargit à une vitesse impressionnante, à droite comme à gauche, avec une radicalisation générale du débat public.
D’où vient ce phénomène ? Du chômage ? Des réseaux sociaux ? Du déclassement ? De l’immigration ? D’un manque d’éducation ou de connaissances historiques ?
Probablement de tout cela à la fois, mais surtout d’une crise beaucoup plus profonde : celle de l’appartenance et de la maîtrise collective.
Le chômage et la précarité comptent, évidemment. Le sentiment de déclassement compte encore davantage. Une société peut continuer à produire de la richesse tout en donnant à une partie de sa population l’impression qu’elle perd progressivement sa place, son statut, ses perspectives et sa capacité à décider de son avenir.
L’immigration intervient alors comme un puissant catalyseur. Elle concentre des inquiétudes qui dépassent largement la seule question migratoire : frontières, sécurité, identité, culture, souveraineté, capacité de l’État à faire respecter ses propres règles. Lorsque les citoyens ont le sentiment que les transformations de leur pays leur échappent, la demande de contrôle politique revient avec force.
Les réseaux sociaux accélèrent tout cela. Ils transforment une opinion marginale en communauté, puis une communauté en identité politique. Ils récompensent la colère, la provocation, la certitude et l’humiliation de l’adversaire. La transgression devient elle-même une forme d’engagement. Choquer procure parfois davantage de visibilité que de convaincre.
Même l’éducation historique montre ses limites. L’Allemagne a consacré depuis des décennies une place considérable au devoir de mémoire de l'époque nazi et de ses crimes. Pourtant, certains symboles resurgissent. Connaître l’Histoire protège seulement lorsque cette connaissance reste comprise et reliée au présent. Une mémoire réduite à un rituel scolaire finit par perdre une partie de sa force.
Et derrière tout cela se pose une question presque philosophique : l’humain est-il réellement fait pour l’humanité ?
L’être humain possède d’immenses capacités de coopération, de solidarité et d’empathie, qui ont d'ailleurs permis l'émergence de notre espèce. Il possède aussi un besoin profond d’appartenance. Pendant des millénaires, cette appartenance s’est organisée autour de la famille, du clan, de la cité, de la religion, puis de la nation.
Parallèlement, l’universalisme représente une immense conquête de civilisation : reconnaître à un inconnu, même à des dizaines de milliers de kilomètres de nous, la même dignité humaine. Cette conquête demande des institutions solides, de la confiance et un sentiment de sécurité collective.
Lorsque les sociétés deviennent anxieuses de l'avenir et fragmentées, le cercle de solidarité tend à se resserrer. Parfois jusqu'à l’ethnie.
Voilà probablement l’un des grands dangers de notre époque. Et voilà surtout pourquoi il faut distinguer clairement la souveraineté du nationalisme.
La souveraineté affirme le droit d’un peuple à décider démocratiquement de son avenir, à maîtriser ses frontières, son économie, ses lois, ses services publics et son territoire.
Le nationalisme peut transformer ce besoin légitime d’appartenance et de maîtrise collective en rejet de l’autre, en fermeture identitaire et en hostilité envers ceux qui viennent d’ailleurs.
Une Nation souveraine peut rester profondément républicaine, sociale et universaliste. Elle peut défendre ses intérêts, son indépendance et sa capacité de décision tout en reconnaissant pleinement la dignité des autres peuples.
Pendant plusieurs décennies, une partie de l’Europe a cru pouvoir dépasser progressivement les nations. Le besoin d’appartenance, lui, est resté. Le vide laissé par l’effacement de la souveraineté a progressivement été occupé par ceux qui proposent le nationalisme comme seule réponse au besoin de Nation.
Souveraineté & Progrès défend précisément une souveraineté populaire et nationale, fondée sur l’indépendance démocratique et la maîtrise collective de notre destin, tout en rejetant la peur de l’étranger, le racisme, la xénophobie et toute hiérarchie entre les peuples.
Une Nation forte tient debout par sa liberté politique, ainsi que par sa cohésion et la confiance qu’elle place en elle-même. La souveraineté élève un peuple en lui rendant la maîtrise de son destin. Le nationalisme l’abaisse lorsqu’il transforme ce besoin de liberté et d’appartenance en peur ou en exclusion.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Les services de renseignement fournissent un travail considérable dans l'ombre de la République. Antiterrorisme, contre-ingérence, lutte contre les trafics d'armes ou encore préservation des intérêts français à l'étranger sont autant de combats qui sont menés sans que la population en ait vraiment conscience. La récente enquête du journal L'Express a encore révélé le haut niveau de compétences de notre service de renseignement extérieur, la DGSE. Cette dernière n'a clairement pas à rougir face à ses homologues étrangers.
Pourtant, notre communauté du renseignement est très souvent la grande oubliée des projets politiques. Par méconnaissance ou par prudence.
Mais il n'y a pas de souveraineté si l'on ne maîtrise pas ce qu'il est utile de connaître.
Dans un monde en tension croissante, marqué par la multiplication des conflits, la radicalisation de groupes armés et la volonté de certains d'imposer leur vision du monde, il est plus qu'impératif de penser le renseignement comme une fonction régalienne d'un pays souverain.
Loin de vouloir soumettre la société à un modèle type « Big Brother », Souveraineté & Progrès a développé dans son projet une véritable doctrine du renseignement.
Déjà, pour sortir de notre dépendance aux Five Eyes, dont les États-Unis sont le chef d'orchestre, SP propose de développer notre propre constellation de satellites SIGINT, en plus du programme CERES existant qui est plus précisément focalisé sur le renseignement militaire. Ce nouveau programme permettrait des écoutes ciblées, rendant la France plus autonome dans les écoutes stratégiques.
Ensuite, créer 3 nouvelles directions générales du renseignement, qui regrouperaient des services aujourd'hui dispersés : sécurité économique et financière, pour traquer les flux financiers illégaux ; sécurité numérique et informatique, pour lutter contre les cybermenaces et l'ingérence sur les réseaux ; sécurité frontalière et migratoire, pour mieux détecter les flux de marchandises et humains qui échappent aujourd'hui à notre contrôle, à cause d'une structure européenne trop permissive.
SP veut aussi créer une plateforme intelligente de recoupement des données, permettant aux services de mieux croiser les informations. Un système qui voit tout, mais anonymise tout au premier niveau. Ceci vise un double enjeu : préserver la vie privée des citoyens d'une surveillance de masse (par l'anonymisation) et être capable de détecter de manière fine et rapide une menace contre nos intérêts nationaux. À l'heure du tout numérique, un État stratège ne peut pas se contenter de réagir après coup.
Enfin, des services de renseignement mieux dotés ne peuvent, a contrario, pas échapper au contrôle judiciaire et doivent harmoniser leur doctrine. Un renforcement de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) et de l'Académie du renseignement doit venir compléter cette réforme proposée par SP.
Mieux anticiper les menaces est la garantie d’un pays libre. Car le nerf de la guerre n'est ni l'argent ni le pouvoir : c'est l'information.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
À partir du 1er septembre 2026, la facturation électronique va progressivement devenir la norme pour les entreprises françaises. Sur le principe, Souveraineté & Progrès soutient cette réforme. Dématérialiser les échanges peut réduire les tâches administratives, accélérer le traitement des factures, faciliter la comptabilité et améliorer la lutte contre la fraude, dont SP fait un enjeu majeur de son projet. Refuser cette évolution par principe n'aurait aucun sens.
Mais une bonne réforme peut être mal organisée, et c'est précisément le cas.
L'État avait initialement prévu un portail public de facturation gratuit, offrant un service de base aux entreprises. En octobre 2024, il a finalement renoncé à cette fonction. Résultat : pour échanger leurs factures électroniques, les entreprises devront choisir parmi des plateformes privées agréées par l'État.
Certaines proposeront des services gratuits ou intégrés à des logiciels existants. D'autres seront payantes. Mais surtout, chaque entreprise devra choisir un prestataire, adapter ses outils, vérifier leur compatibilité, former éventuellement ses salariés et dépendre ensuite des conditions commerciales et techniques de la solution retenue.
Pour SP, l'État aurait dû conserver la logique de plateforme publique, gratuite et souveraine offrant toutes les fonctions essentielles, tout en laissant les entreprises libres de choisir une solution privée plus élaborée si elles le souhaitent. La liberté de choix n'impose pas l'absence de service public.
Il faut également beaucoup mieux accompagner les TPE, artisans, commerçants et indépendants dans cette transition. Beaucoup devront comprendre ce que la réforme change concrètement pour leur activité, vérifier si leurs outils sont compatibles et parfois modifier leurs habitudes de travail. Ils doivent pouvoir compter sur une aide accessible, depuis le paramétrage jusqu'à la migration, ainsi que sur un interlocuteur public clairement identifié en cas de difficulté. Une obligation numérique nationale ne peut pas simplement être décrétée puis renvoyée aux éditeurs de logiciels, aux banques ou encore aux experts-comptables.
Enfin, il y a la question essentielle des données.
Les factures contiennent une masse considérable d'informations économiques. Les plateformes agréées sont soumises à des exigences sérieuses de cybersécurité et d'hébergement. C'est indispensable. Mais dans un contexte où l'ANSSI constate toujours un niveau élevé de cybermenace et au regard de la multiplication des vols de données, nous devons aller plus loin : souveraineté de l'hébergement, chiffrement, cloisonnement, audits permanents, plans de continuité et capacité de reprise après attaque doivent devenir des exigences absolues.
La transformation numérique doit simplifier la vie des entreprises. Elle ne doit ni créer une nouvelle dépendance commerciale, ni transformer une obligation administrative en marché captif, ni fragiliser la souveraineté sur nos données économiques.
Moderniser, oui. Mais avec un accompagnement réel de la puissance publique et une sécurisation impérative des données.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
La démocratie ne peut pas se résumer à glisser un bulletin dans une urne tous les cinq ans, puis à regarder les institutions décider jusqu’à l’élection suivante.
Entre deux scrutins, les citoyens disposent aujourd’hui de peu de moyens pour reprendre réellement la main. Ils peuvent manifester, interpeller leurs élus, signer une pétition. Mais lorsque le pouvoir politique refuse de bouger, leur capacité d’action institutionnelle reste extrêmement limitée.
L’exemple de la loi Duplomb montre parfaitement les limites actuelles du droit de pétition. Plus de deux millions de personnes ont demandé son réexamen. Une mobilisation exceptionnelle, sans précédent. Et pourtant, elle n’a déclenché ni réexamen automatique de la loi, ni vote obligatoire de l’Assemblée nationale. Un débat a tout de même été organisé en février 2026, mais uniquement après décision de la Conférence des présidents, et sans que les députés aient à se prononcer sur l’abrogation du texte.
Autrement dit, même deux millions de signatures peuvent aujourd’hui déboucher sur une discussion sans conséquence institutionnelle obligatoire.
Ce n’est pas satisfaisant dans une démocratie digne de ce nom.
Lorsqu’une pétition atteint un seuil national suffisamment élevé, elle doit produire un effet concret : obliger l’Assemblée nationale à examiner la demande et à prendre position par un vote. La mobilisation citoyenne ne peut pas s’arrêter aux portes de l’hémicycle.
C’est aussi pour cette raison que Souveraineté & Progrès soutient le référendum d’initiative citoyenne.
Les citoyens doivent pouvoir, lorsqu’un nombre suffisamment important d’entre eux se mobilise, provoquer directement un référendum. Ce droit doit pouvoir s’exercer sur une question locale comme sur une question nationale. Il doit aussi pouvoir porter sur nos institutions et permettre aux citoyens de modifier la Constitution elle-même.
La même logique doit s’appliquer au mandat électif. Élire quelqu’un pour plusieurs années ne devrait pas signifier lui remettre un chèque en blanc jusqu’au scrutin suivant. Dans des circonstances graves et selon une procédure suffisamment exigeante pour empêcher l’instabilité permanente, les citoyens doivent pouvoir engager la révocation d’un parlementaire ou la destitution du Président de la République.
Redonner du pouvoir au peuple passe également par une autre voie : faire entrer davantage de citoyens ordinaires dans les institutions.
Souveraineté & Progrès veut notamment créer des instances de supervision citoyenne dans certains services publics, administrations et organismes disposant de pouvoirs importants. Des citoyens tirés au sort pourraient ainsi observer leur fonctionnement, accéder dans un cadre strict aux informations nécessaires à leur mission et faire remonter les dysfonctionnements constatés. Ils n’auraient ni pouvoir de décision ni pouvoir de sanction et ne se substitueraient pas aux élus ou aux agents publics. Leur rôle serait d’introduire dans le fonctionnement de l’État un regard citoyen indépendant des partis, des carrières politiques et des réseaux habituels du pouvoir. La République doit accepter que les citoyens puissent regarder son fonctionnement de l’intérieur.
Mais une démocratie plus directe ne dispense pas de gouverner.
Un pays ne peut pas construire sa politique industrielle, son système énergétique ou sa stratégie scientifique au rythme de l’émotion du moment. Certaines décisions s’inscrivent sur vingt ou trente ans et exigent des investissements lourds, une expertise technique et une continuité que la succession permanente de consultations ne permettrait pas d’assurer. C’est le rôle du Gouvernement et des ministères, qui doivent s’appuyer sur les compétences disponibles dans chaque domaine pour élaborer des politiques cohérentes dans la durée, puis arbitrer et en assumer la responsabilité. Les experts sont indispensables, car aucun responsable politique ni le peuple ne peut maîtriser seul l’ensemble des savoirs nécessaires à la conduite de politiques complexes. Mais l’expertise doit éclairer la décision politique, jamais s’y substituer.
La politique internationale pose encore une autre exigence. La France ne peut pas organiser une consultation populaire avant chaque négociation diplomatique ou chaque crise internationale. Certaines situations imposent de décider rapidement et certaines discussions doivent rester confidentielles. Dans ce domaine, le Président de la République doit pouvoir exercer pleinement les responsabilités que lui confient les institutions, représenter la France et prendre les décisions qui relèvent de sa fonction.
Cela implique de distinguer deux choses que l’on oppose trop souvent : la souveraineté appartient au peuple ; le Gouvernement conduit l’action de l’État.
Une démocratie solide et moderne doit donc permettre aux citoyens de reprendre l’initiative lorsqu’ils l’estiment nécessaire, de contrôler les institutions et, dans les cas les plus graves, de retirer le mandat qu’ils avaient accordé. Elle doit aussi permettre à l’État de préparer l’avenir, de conduire des politiques sur plusieurs décennies et de défendre les intérêts français dans un monde qui, lui, n’attendra pas la prochaine consultation.
Souveraineté & Progrès refuse une République dans laquelle le citoyen vote puis disparaît pendant cinq ans, ou à l'inverse un pays gouverné au rythme de chaque émotion collective. SP défend davantage de souveraineté populaire et davantage d’État stratège.
Parce qu’une démocratie vivante et un État capable d’agir ne sont pas deux conceptions opposées. Ils sont les deux conditions d’une République réellement souveraine et progressiste.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Jean-Luc Mélenchon propose de « foutre au feu » plusieurs dizaines de milliards d’euros de dette publique détenue par la Banque centrale.
Sur le fond, l’idée mérite d’être discutée. Une partie de la dette détenue par une banque centrale pourrait être transformée, neutralisée ou rendue perpétuelle. Ce débat économique existe et il serait absurde de le balayer d’un revers de main.
Mais il manque une question essentielle : qui décide ?
Aujourd’hui, la Banque de France n’est plus une banque centrale souveraine placée sous l’autorité de la République française. Elle appartient à l’Eurosystème et agit dans le cadre fixé par la Banque centrale européenne et les traités européens.
Un gouvernement français ne peut donc pas décider seul, demain matin, d’effacer plusieurs dizaines de milliards d’euros détenus par l’Eurosystème.
Il faudrait obtenir une modification des règles européennes, convaincre nos partenaires, modifier les traités… ou décider de s’en affranchir.
C’est précisément là que se trouve la contradiction.
On peut vouloir annuler une partie de la dette. On peut vouloir financer directement certains investissements stratégiques. On peut vouloir retrouver une politique monétaire adaptée aux besoins du pays.
Mais alors il faut également vouloir retrouver le pouvoir politique et monétaire permettant de le faire.
Cet exemple montre surtout à quel point notre appartenance à l’Union européenne et à la zone euro limite aujourd’hui la capacité de la France à choisir librement sa politique économique et monétaire.
Pour Souveraineté & Progrès, c’est précisément le cœur du problème. On peut multiplier les propositions ambitieuses, mais tant que les instruments nécessaires pour les appliquer restent soumis aux règles européennes de Francfort et Bruxelles, une partie de ces promesses restera inapplicable sans l’accord de nos partenaires ou sans rupture claire avec le cadre actuel.
Retrouver notre souveraineté suppose donc d’aller au bout du raisonnement : sortir de l’Union européenne et rendre à la République la liberté de sa politique monétaire et économique.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Il y a quelques jours, SP vous posait la question “Si vous aviez une réforme prioritaire à faire pour le pays, laquelle choisiriez-vous ?”.
Les réponses reçues font directement écho à ce que SP a déjà intégré dans son projet.
Il est cependant important de distinguer ce qui peut être fait immédiatement et ce qui se prépare dans le temps long. La sortie de l’Union européenne, la souveraineté monétaire, la réindustrialisation complète du pays ou la montée en puissance scientifique exigent une préparation sérieuse.
À l'inverse, certains engagements peuvent être initiés sans délai. En voici 10 que SP prendrait dès son arrivée aux responsabilités, concrètement réalisables et qui convergent avec vos propositions :
1. Lancer une grande réforme fiscale
Pour rendre l’impôt plus équitable et lisible, redonner du pouvoir d’achat aux salariés, soulager les TPE, PME et ETI et consolider les recettes publiques.
2. Engager la réforme territoriale
Pour mettre fin au mille-feuille administratif, créer un véritable guichet unique et redonner aux territoires un pilotage plus proche et plus efficace.
3. Faire de l’eau une grande cause nationale
Pour protéger cette source de toute vie, investir dans les réseaux, sécuriser l’accès à l’eau dans les territoires fragiles et fixer des priorités claires entre les usages essentiels.
4. Augmenter les salaires des enseignants
Pour reconnaître concrètement leur rôle, stabiliser les équipes éducatives et reconstruire l’école autour de la transmission, de l’autorité et des savoirs fondamentaux.
5. Ouvrir les États généraux du travail
Pour mieux protéger les carrières, améliorer les conditions de travail, adapter le droit du travail aux réalités du terrain et préparer sérieusement la réforme des retraites.
6. Lancer un plan national de formation
Pour mettre en cohérence les formations, les débouchés, les besoins industriels, les services publics et les secteurs stratégiques indispensables à la souveraineté.
7. Garantir aucun revenu agricole sous le SMIC
Pour protéger les agriculteurs, instaurer des prix planchers, sécuriser l’alimentation française et sortir d’un modèle qui épuise les producteurs et les sols.
8. Nationaliser les filières critiques
Pour reprendre la main sur l’énergie, les infrastructures vitales, l’industrie de défense, les données stratégiques et les capacités productives essentielles, lorsque nécessaire.
9. Sortir du commandement intégré de l’OTAN
Pour restaurer une pleine liberté d’appréciation militaire et diplomatique, sans renoncer aux coopérations utiles avec nos alliés.
10. Lancer les grands projets industriels et scientifiques
Pour préparer le temps long : énergie, recherche, souveraineté technologique, infrastructures nationales, innovation publique et reconstruction productive.
Ces engagements ne résument pas tout le projet de SP. Ils fixent les premières décisions à prendre.
Le reste devra se construire avec méthode, car redresser un pays suppose d’agir vite sur l’essentiel, sans prétendre régler en quelques semaines ce qui demandera plusieurs années de reconstruction.
C'est cela, un État stratège.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Le développement des médias alternatifs est une bonne chose pour le débat public. Ils permettent d’aborder des sujets absents des débats publics classiques, d’entendre des personnalités peu visibles et d'exposer des analyses peu relayées par les médias mainstream.
Mais être alternatif ne garantit ni le pluralisme, ni la justesse, ni surtout la contradiction.
Tocsin, Front Populaire, Causeur, TV Libertés, GPTV… Ces médias sont très différents et il serait absurde de les mettre tous au même niveau. Pourtant, une tendance commune apparaît régulièrement : les mêmes invités reviennent, les mêmes grilles de lecture se confortent mutuellement et la véritable contradiction devient rare.
À force, on finit par reproduire exactement ce que l’on reproche aux médias traditionnels.
CNews en fournit régulièrement une illustration : certains plateaux donnent moins l’impression d’organiser un débat que de réunir plusieurs personnes déjà largement d’accord entre elles. Chacun nuance l’autre, mais rarement quelqu’un ne vient réellement remettre en cause le raisonnement de départ.
Or, on retrouve parfois le même fonctionnement dans les médias alternatifs.
Et dans une partie de l’écosystème souverainiste, cela finit également par produire un paquet idéologique presque automatique : immigration, wokisme, islam, identité, critique permanente du progressisme culturel, défiance envers les institutions et parfois indulgence envers tout ce qui s’oppose au discours dominant.
Mais rien n’oblige à acheter le paquet entier.
On peut défendre la souveraineté nationale sans faire de l'immigration le problème central. On peut vouloir maîtriser l’immigration sans faire de l'islam le bouc émissaire de tous nos maux. On peut vouloir le progrès social sans voir le wokisme partout. On peut critiquer nos institutions et notre système sans tomber dans l'adoration trumpiste ou poutiniste.
Le phénomène existe aussi à gauche. Un média comme Le Média, très marqué politiquement, peut lui aussi évoluer dans un univers où certaines analyses sont beaucoup plus présentes que leurs contradicteurs.
Le problème n’est donc pas d’avoir une ligne éditoriale. Tous les médias en ont une. Le problème commence lorsqu’une ligne éditoriale devient une boucle de confirmation, dans laquelle invités, journalistes et public finissent par se rassurer mutuellement sur ce qu’ils pensent déjà.
Un média traditionnel n’a pas forcément tort parce qu’il est traditionnel. Un média alternatif n’a pas forcément raison parce qu’il est alternatif.
Souveraineté & Progrès peut écouter, lire et parfois partager les analyses de médias très différents sans appartenir à aucune chapelle.
Parce que l’esprit critique ne consiste pas seulement à contester le discours dominant. Il consiste aussi à accepter que quelqu’un puisse venir sérieusement contester le nôtre.
La souveraineté intellectuelle commence par la liberté de ne pas être d’accord avec son propre camp et d'accepter la contradiction.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
À partir de 2028, l’Union européenne prévoit d’étendre son marché du carbone au chauffage et aux carburants routiers.
Ce mécanisme, appelé ETS2, est complexe. Son résultat, lui, est beaucoup plus simple : les fournisseurs de carburants devront acheter des quotas correspondant au CO₂ émis par les produits qu’ils vendent. Et ce coût finira très certainement dans le prix payé à la pompe.
Au niveau de 45 € la tonne de CO₂ autour duquel l’Union européenne a construit son mécanisme de régulation, cela représente déjà environ 10 centimes par litre d’essence et 12 centimes par litre de gazole de coût carbone.
Dans un pays où les carburants sont déjà lourdement taxés, la réponse serait donc d’ajouter encore un mécanisme.
C’est précisément cette logique que Souveraineté & Progrès refuse.
La transition écologique nécessite une fiscalité énergétique. Mais elle doit être compréhensible, décidée démocratiquement et adaptée aux réalités. Un travailleur qui parcourt chaque jour plusieurs dizaines de kilomètres faute de transport collectif ne peut pas être traité comme quelqu’un qui dispose immédiatement d’une alternative.
SP propose donc de remplacer l’empilement actuel des taxes, accises et prélèvements énergétiques par une fiscalité unique et lisible, avec un taux clairement affiché selon l’énergie et l’usage. Les carburants utilisés au quotidien resteraient proches du niveau actuel, tandis que les consommations lourdes ou réellement évitables (comme les jets privés, les SUV très consommateurs, le fret routier international ou les usages énergivores des très grandes entreprises) contribueraient davantage.
Et surtout, taxer ne suffit pas.
La puissance publique doit financer massivement l’isolation des logements, le remplacement des chauffages fossiles, l’électrification, les transports collectifs de nouvelle génération et les alternatives permettant réellement de changer nos usages.
L’écologie ne peut pas consister à rendre la dépendance plus chère sans donner les moyens d’en sortir.
La France doit reprendre la maîtrise de sa fiscalité énergétique et décider elle-même comment organiser sa transition.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Les derniers chiffres du chômage viennent de tomber, et ils sont plus que mauvais. Au deuxième trimestre 2026, le chômage atteint 8,3 % de la population active, en hausse de 0,2 point en trois mois et de 0,7 point en un an. La France compte désormais 2,7 millions de chômeurs, soit 261 000 de plus qu’il y a un an. Chez les 15-24 ans, le taux atteint 21,6 %.
C’est le niveau de chômage le plus élevé depuis 2020, année marquée par la crise sanitaire. Et si l’on remonte avant cette période exceptionnelle, il faut revenir à 2019 pour retrouver un niveau comparable.
Cet échec est la résultante d’une économie qui, depuis trop longtemps, ne sait plus planifier quels emplois elle veut créer, quelles compétences elle veut former et dans quels secteurs stratégiques elle doit investir.
Pour Souveraineté & Progrès, le chômage ne se résorbera pas par la seule gestion des demandeurs d’emploi. Il faut agir sur la structure même de notre économie.
Cela suppose de reconstruire une économie productive et de réinvestir dans les secteurs stratégiques dont dépend notre souveraineté, comme l’énergie, le médical, l’agriculture ou encore les technologies d’avenir. SP prévoit ainsi de mobiliser près de 400 milliards d’euros d’investissements productifs sur dix ans, avec un objectif de 800 000 à 1,2 million d’emplois créés ou consolidés.
Mais construire une usine ne sert à rien si personne n’a été formé pour y travailler.
La formation professionnelle doit donc être reconnectée aux besoins réels du pays. Aujourd’hui encore, des entreprises peinent à recruter dans des métiers indispensables pendant que des milliers de personnes cherchent un emploi ou une reconversion.
L’argent public consacré à la formation doit davantage aller vers les secteurs qui recrutent et vers les filières que l’État doit reconstruire. Il faut pouvoir dire à quelqu’un : « ce métier recrute, cette formation existe, elle sera financée et il y aura des débouchés derrière ».
Dans cette logique, l’apprentissage doit redevenir une filière d’excellence. Pas une voie de garage pour ceux qui ne seraient pas faits pour les études, ni une réserve de main-d’œuvre bon marché pour les entreprises. Un apprenti doit apprendre un vrai métier, être correctement payé pour le temps qu’il travaille et avoir une perspective d’embauche derrière. Et ce sont les artisans, les TPE et les PME qui doivent être les plus fortement accompagnés lorsqu’ils prennent le risque de former quelqu’un.
Car les emplois ne se créent pas seulement dans les grandes multinationales. Ils se créent dans une entreprise de plomberie qui passe de 6 à 8 salariés, dans une PME industrielle qui ouvre une nouvelle ligne de production, dans une exploitation agricole qui embauche, dans une entreprise de 300 salariés qui investit dans une nouvelle activité.
C’est pourquoi SP veut alléger et surtout simplifier la fiscalité et les normes qui pèsent sur les TPE, PME et ETI, favoriser la création et la reprise d’entreprises productives et utiliser davantage la commande publique française pour leur donner des débouchés. Une petite entreprise doit pouvoir consacrer son énergie à produire et embaucher plutôt qu’à comprendre une réglementation devenue illisible.
Le retour à l’emploi doit aussi améliorer concrètement le niveau de vie.
Cela passe d’abord par les salaires. La réforme fiscale de SP redonnera directement du revenu net aux salariés modestes et aux classes moyennes du travail, avec des gains pouvant atteindre environ 80 euros nets par mois grâce à une nouvelle grille lisible.
Cela passe aussi par une assurance chômage qui protège réellement celui qui perd son emploi. Une personne qui a travaillé plusieurs années et perd brutalement son emploi doit pouvoir encaisser le choc, payer son loyer, nourrir sa famille et chercher correctement un nouveau travail. SP propose donc une indemnisation plus protectrice au début pour les carrières longues et les pertes d'emploi subies, puis réellement dégressive lorsque le chômage se prolonge. Avec une différence essentielle : celui qui utilise cette période pour se former vers un métier qui recrute conserve une protection renforcée pendant sa reconversion.
Et parfois, retrouver du travail tient à quelque chose de beaucoup plus concret : avoir le permis de conduire. Dans beaucoup de territoires ruraux, périurbains ou industriels, l’absence de permis ferme des emplois avant même l’entretien. SP mettra donc en place une aide nationale au permis sous condition de revenus. La mobilité professionnelle ne doit pas dépendre de la capacité d'une famille à sortir plusieurs centaines d’euros au bon moment.
Il faudra surtout arrêter de piloter l’emploi depuis Paris comme si tous les territoires avaient les mêmes besoins.
La réindustrialisation doit être organisée au plus près du terrain : identifier les entreprises qui peuvent se développer, les métiers qui manquent, les friches à reconvertir, les infrastructures nécessaires et les formations à ouvrir. L’État fixe la stratégie nationale ; les territoires permettent de savoir où investir et pourquoi.
C’est aussi à cette échelle qu’il faudra organiser le contrôle social des mutations technologiques, notamment celles liées à l’intelligence artificielle. L’objectif n’est pas de freiner l’IA ou l’automatisation. Ces technologies peuvent augmenter la productivité, transformer des métiers et créer de nouvelles activités. Mais leurs gains ne peuvent pas être obtenus en laissant les salariés découvrir, une fois les investissements réalisés, que leur emploi a disparu.
Le contrôle social des mutations technologiques doit précisément permettre d’anticiper ces transformations. Une entreprise qui automatise devra identifier suffisamment tôt les emplois concernés, associer les représentants des salariés, organiser la formation et rechercher le reclassement avant d’envisager des licenciements. Le progrès technologique doit augmenter notre capacité de produire, pas organiser tranquillement l’obsolescence des travailleurs.
Enfin, il faut redonner de la visibilité à toute une vie professionnelle. Travailler quelques mois doit créer des droits. Se former doit permettre de progresser. Rester dans l’emploi doit être encouragé. Et chacun doit pouvoir savoir à quel moment sa carrière lui permettra de partir à la retraite. La réforme des retraites de SP est désormais connue : 42 annuités reconnues pour une retraite pleine, sans âge légal de départ, avec une meilleure reconnaissance de la pénibilité et des parcours professionnels.
Pendant des années, la réponse française au chômage a oscillé entre aides aux entreprises, contrôle des chômeurs, formations dispersées et réformes successives du droit du travail.
Il faut reprendre le problème dans l’autre sens.
Produire davantage en France. Former pour les emplois que nous voulons créer. Donner aux entreprises les moyens d’embaucher. Faire en sorte que travailler améliore réellement la vie. Accompagner les transformations technologiques au lieu de les subir. Et redonner à chacun une perspective professionnelle sur le temps long.
Souveraineté & Progrès assume un objectif ambitieux : remettre un million de personnes supplémentaires au travail en dix ans.
Car derrière chaque point de chômage, il y a des vies suspendues, des compétences perdues et des territoires qui décrochent. L’économie française doit offrir à nouveau du travail à ceux qui en cherchent, pour redonner des perspectives et de la dignité à chacun, mais aussi pour financer et pérenniser notre modèle social.
C’est tout le sens du projet de Souveraineté & Progrès.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
C’est l’argument facile que les gouvernements et la plupart des politiques nous servent depuis deux décennies : travailler plus longtemps pour financer les retraites. Repousser l’âge légal de départ de à la retraite, comme si les carrières n’étaient déjà pas suffisamment pénibles, en plus d’être mal rémunérées.
C’est un mensonge qui est entretenu par l’omission volontaire dans le débat public d’une évidence : faire baisser le chômage (ce dernier atteint 8,1% au premier trimestre 2026).
Ce choix n’a rien d’un slogan mais repose sur une mécanique économique réelle. Chaque emploi créé, c'est une double bascule. Des recettes en plus pour les retraites d'un côté, des dépenses de chômage et de solidarité en moins de l'autre. De la dignité retrouvée pour les chômeurs et du dynamisme pour l’économie. Deux effets, un seul geste. C'est cette bascule-là qu'aucun gouvernement n'a jamais sérieusement actionnée.
Plutôt que de faire travailler plus longtemps ceux qui subissent déjà, il est impératif de penser en amont à faire travailler tout le monde.
C’est l’objectif de Souveraineté & Progrès : sortir 1 million de personnes du chômage en 10 ans, par la réindustrialisation du pays, avec des parcours professionnels sécurisés et mieux rémunérés. C’est cette trajectoire qui permettra de mener à bien la réforme des retraites voulue par SP : mettre fin à l’âge légal de départ à la retraite et une retraite pleine après 42 annuités reconnues.
Le plein emploi avant le recul de l'âge est un choix de société qui demande du courage politique et un Etat stratège. Ce sont ces mantras qui guident sans relâche l’action doctrinale de Souveraineté & Progrès.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Souveraineté & Progrès est un projet politique en construction.
Il serait malhonnête de prétendre qu’un projet encore émergent pourrait, en quelques mois, rivaliser avec les formations installées depuis des décennies. Mais il serait tout aussi faux de considérer que l’avenir politique de la France est déjà écrit.
L’objectif de SP pour 2027 sera de montrer qu’un autre chemin est possible. Un chemin fondé sur la souveraineté nationale, la justice sociale, la recherche scientifique et la planification écologique. Un projet capable de reconstruire l’État, de réindustrialiser le pays, de restaurer les services publics, de garantir l’indépendance du pays et de préparer une Nouvelle République.
L’échéance de 2027 doit permettre de faire connaître cette alternative, de confronter ses propositions au débat public et de rassembler progressivement celles et ceux qui refusent le choix permanent entre l’impuissance, la résignation et la colère.
Souveraineté & Progrès ne prétend pas que le rapport de forces peut être renversé magiquement en quelques mois. Mais aucun changement politique durable ne commence le jour d’une élection. Il se pense et se structure dans le temps long.
L’enjeu de 2027 n’est donc pas de promettre une victoire imaginaire. Il est de faire émerger une nouvelle force politique et de poser ensemble les fondations pour demain.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Une pensée d'abord pour les victimes. Au moins 57 personnes ont perdu la vie ces derniers jours en tentant de franchir à la nage la frontière séparant le Maroc de l'enclave espagnole de Ceuta, parmi les dizaines de milliers ayant tenté la traversée. Derrière les chiffres et les tensions diplomatiques, il y a des vies brisées, des familles endeuillées, et un drame qui mérite d'abord d'être regardé comme tel.
Il est frappant de constater avec quelle vitesse une partie de l'extrême droite française et européenne s'est emparée de cet épisode pour agiter les peurs habituelles, alors même que la crise se joue à des milliers de kilomètres, sur le sol africain, et n'a strictement aucune incidence directe sur le territoire français. Ce réflexe de récupération, déconnecté des réalités du terrain, en dit plus sur une stratégie de communication politicienne que sur un véritable souci des personnes concernées.
Car la réalité, plus complexe, mérite d'être posée. Cette vague d'arrivées massives à Ceuta survient une semaine, presque jour pour jour, après la visite du Premier ministre espagnol à Alger, un déplacement perçu à Rabat comme un rapprochement hostile aux intérêts marocains. Une large partie de la presse espagnole établit un lien entre les deux événements et évoque un possible chantage migratoire du Maroc envers Madrid, dans la continuité d'un scénario déjà observé en 2021. Cet épisode s'inscrit par ailleurs dans un climat où des campagnes de désinformation, relayées par des médias proches du pouvoir marocain, avaient déjà tenté de jeter le doute sur la tenue même de cette visite. Rabat n'a pour l'heure formulé aucune réaction publique à ces accusations, et Madrid dément officiellement tout lien de cause à effet. La prudence s'impose donc autant que la lucidité.
Cette instrumentalisation, si elle se confirme, ne change rien à un principe fondamental : celui de la souveraineté des frontières. Aucun État ne saurait se voir dicter sa politique migratoire sous la pression, qu'elle soit humaine ou géopolitique. Contrôler ses frontières et réguler l'immigration n'est ni un caprice ni une lubie identitaire : c'est une condition de la souveraineté nationale et de la capacité d'un pays à organiser dignement l'accueil qu'il choisit d'offrir. Mais cette exigence de contrôle n'a de sens que si elle reste humaniste et pragmatique, à mille lieues des amalgames, de la xénophobie et du rejet de principe qu'une partie de l'échiquier politique cherche à instrumentaliser à chaque crise de ce type.
C'est cette ligne politique que défend Souveraineté & Progrès, convaincu qu'une immigration maîtrisée n'a de sens que si elle reste digne de ceux qu'elle concerne. Fermeté sur les principes, humanité dans l'application, jamais l'inverse.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Malgré les incendies, la France est belle. L'on ne parle pas ici de paysages ou d'architecture, mais de sa population.
La France est belle par sa solidarité. Par ses centaines de bénévoles qui se mobilisent pour aider nos soldats du feu, pour leur apporter ce réconfort et ces moments de répit, tellement nécessaires. Par ses agriculteurs, qui sans hésiter montent au front pour combattre la terreur des flammes.
Elle est belle par sa résilience et son courage, que démontrent chaque jour les pompiers, militaires et personnels de la sécurité civile. Des heures à combattre sans relâche ces incendies qui ravagent notre pays.
Elle est belle par sa fraternité, où, dans ces moments difficiles, il n'est plus question de couleur politique mais de faire face à l'adversité, sans tenir compte de qui est concerné ou de qui souffre. Elle montre que notre devise n'est pas un simple credo sur le fronton d'une mairie, mais bien ce qui fait la grandeur de notre Nation.
Ce contexte démontre avec force que notre pays n'est pas condamné à l'impuissance ou à l'entre soi, malgré les échecs politiques, mais bel et bien à la solidarité, au courage et à la fraternité.
La France est belle.
Il est parfaitement légitime de contester les positions publiques de Barbara Butch ou d’Amir. Il est tout aussi légitime de refuser d’acheter un billet, de ne pas assister à leur spectacle, de critiquer leurs déclarations ou d’appeler publiquement au boycott.
Mais boycotter un spectacle, c’est ne pas y aller. Ce n’est pas s’y rendre pour empêcher les autres d’y assister, perturber la représentation ou créer des conditions telles que les organisateurs doivent l’annuler. À partir de ce moment-là, ce n’est plus un boycott : c’est une tentative de censure par la pression.
Souveraineté & Progrès s’est opposé à la proposition de loi Yadan et continuera de combattre tout texte menaçant la liberté d’expression. Mais cette liberté vaut pour tout le monde, y compris pour ceux dont les opinions déplaisent. Des milliers de responsables politiques, artistes et personnalités ont soutenu ce texte. Pourquoi concentrer l’action sur quelques artistes ? Pourquoi Barbara Butch en particulier ? Parce qu’elle est ronde ? Parce qu’elle est juive ? Parce qu’elle est homosexuelle ? La question doit au moins être posée, tant ce ciblage devient malsain.
Une démocratie ne choisit pas les libertés qu’elle défend selon l’identité ou les opinions de celui qui les exerce. Elle combat les idées par les idées, les lois par le débat politique et les artistes par la critique ou l’indifférence.
Pas par l’intimidation. Pas par le désordre. Pas par la censure.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
La guerre en Ukraine est une tragédie humaine, une guerre d’agression et un révélateur brutal du désordre stratégique européen. La Russie a envahi un État souverain. Ce fait doit être exprimé sans détour. Les civils ukrainiens subissent les bombardements, l’exil, la destruction des infrastructures, la peur et l’épuisement d’un pays entier. La France ne peut pas être indifférente à cette souffrance.
Mais la solidarité avec le peuple ukrainien ne signifie pas l’alignement automatique sur l’OTAN, sur les Etats-Unis ou sur l’Union européenne. Elle doit retrouver sa propre voix, sa propre lecture du conflit, ses propres intérêts et sa propre capacité d’initiative. C’est pourquoi Souveraineté & Progrès défend la sortie de la France du commandement atlantique et de l’OTAN. Non par hostilité de principe envers nos partenaires, mais parce qu’une nation souveraine ne délègue pas sa politique étrangère à une alliance militaire dominée par une autre puissance.
Le conflit russo-ukrainien n’est plus seulement une guerre entre deux États. Il est devenu une guerre d’attrition, alimentée par une confrontation indirecte entre la Russie et le bloc occidental. L’Ukraine combat avec courage, mais elle tient aussi grâce à un soutien occidental massif : armes, munitions, renseignement, formation, financement, défense antiaérienne, drones.
Cette réalité doit être regardée en face.
La France doit-elle devenir le financeur permanent d’une guerre d’usure que nous ne pilotons pas ? Doit-elle engager toujours plus de moyens militaires et financiers dans un conflit sans horizon diplomatique clair ? Doit-elle confondre solidarité avec l’Ukraine et alignement stratégique sur Washington ?
Pour Souveraineté & Progrès, la réponse est non.
Ce n’est pas une complaisance envers Moscou. La Russie porte la responsabilité première de l’invasion. Elle a violé la souveraineté d’un État. Elle doit être condamnée pour cela. Mais condamner l’agression russe ne signifie pas accepter la logique otanienne d’escalade permanente. Ce n’est pas parce que Moscou a tort que Washington a automatiquement raison. Ce n’est pas parce que l’Ukraine souffre que la France doit renoncer à toute autonomie stratégique.
La France doit aider, mais elle doit aider selon sa propre ligne. Aide humanitaire, oui. Accueil des réfugiés de guerre, oui. Soutien aux civils, oui. Effort diplomatique, oui. Initiative française pour une conférence européenne de sécurité, oui. Mais livraisons d’armes sans stratégie de sortie, non. Chèque militaire permanent, non. Participation indirecte à une guerre russo-otanienne, non.
La France a ses propres urgences : réparer ses services publics, relancer son industrie, financer sa recherche, reconstruire son armée, protéger ses infrastructures, garantir sa souveraineté énergétique, alimentaire et numérique. On ne peut pas répéter aux Français que les caisses sont vides, puis engager sans limite des moyens dans une guerre extérieure dont ni les objectifs finaux, ni le calendrier, ni les conditions de sortie ne sont clairement définis.
Souveraineté & Progrès refuserait donc deux impasses.
La première est l’alignement atlantiste : suivre l’OTAN, suivre les États-Unis, suivre l’Union européenne, prolonger la guerre au nom d’une victoire totale jamais définie, et faire de la France un rouage secondaire d’une stratégie qui n’est pas la sienne.
La seconde est la complaisance envers la Russie : faire comme si l’invasion d’un État souverain pouvait être banalisée, excusée ou justifiée par le seul rapport de force géopolitique.
La ligne de SP est une troisième voie : non-alignée, humaniste et diplomatique. Non-alignée, parce que la France doit décider seule de son niveau d’engagement, de ses priorités budgétaires, de ses alliances et de ses intérêts. Humaniste, parce que le peuple ukrainien ne doit pas être abandonné à l’exil et à la destruction que provoque la guerre. Diplomatique, parce qu’aucune guerre d’attrition ne peut être pensée sérieusement sans horizon politique, sans négociation, sans architecture de sécurité, sans sortie possible.
La France ne doit pas être le trésorier militaire d’un conflit sans fin. Elle doit redevenir une puissance d’équilibre, capable de condamner Moscou sans obéir à Washington, d’aider les Ukrainiens sans s’aligner sur l’OTAN, de défendre la paix sans renoncer à la souveraineté.
C’est cela, une politique étrangère indépendante.
Ne pas choisir entre l’indifférence et l’alignement, mais choisir la France.
Souveraineté & Progrès
Ces derniers jours, l’Assemblée nationale a voté cinq textes portant sur des choix de société majeurs. Souveraineté & Progrès prend position sur chacun d’eux, en distinguant clairement les avancées à soutenir, les dispositifs à mieux encadrer et les reculs à combattre.
- Sur l’aide à mourir, Souveraineté & Progrès est favorable au principe, mais demande un encadrement plus strict. La décision doit appartenir au patient, librement et pleinement informé, mais deux médecins indépendants doivent confirmer que toutes les conditions sont réunies. Une décision irréversible exige les garanties les plus solides.
- SP est en revanche opposé à la présomption de légitimité de l’usage des armes par les policiers et les gendarmes. L’État détient le monopole de la violence légitime : c’est précisément pour cette raison que son usage doit rester rigoureusement contrôlé. La protection des forces de l’ordre passe par une meilleure formation, une police plus proche du terrain et une justice qui applique réellement les peines, pas par une inversion de la charge de la preuve.
- SP refuse également l’interdiction générale des réseaux sociaux avant 15 ans. L’État n’a pas vocation à se substituer aux parents dans chaque décision éducative. Surtout, la vérification systématique de l’âge risque d’ouvrir la voie à un contrôle généralisé de l’identité numérique et au fichage des utilisateurs. À l’État de contraindre les plateformes et leurs algorithmes ; aux parents d’encadrer les usages de leurs enfants.
- Souveraineté & Progrès est également opposé à la loi d’urgence agricole, qui ouvre la voie au retour dérogatoire de l’acétamipride et du flupyradifurone. La souveraineté agricole ne se construira pas en réintroduisant des substances interdites, mais en protégeant les producteurs contre la concurrence déloyale, en garantissant leur rémunération et en investissant massivement dans la recherche d’alternatives efficaces. L’urgence ne peut pas devenir le prétexte à un recul écologique et sanitaire.
- Enfin, SP soutient sans réserve la réclusion criminelle à perpétuité pour les viols les plus graves commis sur des mineurs. L’intégrité, la dignité et l’avenir d’un enfant sont sacrés. Mais la sévérité maximale des peines ne suffira pas si seule une faible partie des criminels est identifiée, jugée et condamnée. Il faut renforcer les enquêtes, la justice spécialisée, l’accompagnement des victimes et l’exécution effective des peines.
Un État fort n’est pas un État qui contrôle tout. C’est un État qui protège les libertés, encadre sa propre force, prépare l’avenir et ne laisse aucun crime impuni.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Au-delà du parcours des Bleus, qui ont produit des matchs de qualité comme des rencontres plus timorées, la question de la place de la politique dans le sport a pris un tournant tout autre.
Que dire des insultes racistes envers l'équipe de France, dans des sorties décomplexées qui seront oubliées dans une semaine par une autre polémique tout aussi abjecte ?
Que dire des connivences de la FIFA avec les pouvoirs en place, où par un simple coup de fil on lève des sanctions en faveur de certains joueurs et fais payer le prix fort de déplacement coûteux et humiliants pour certaines équipes ?
Et enfin que dire du coût environnemental, où des staffs entiers se déplacent à travers trois pays différents, avec plus de matchs, plus de pubs, plus d'impact carbone ?
Il faut saluer bien sûr le parcours de l'équipe de France, de son sélectionneur Didier Deschamps, qui s'est illustré par des exploits remarquables, et de l'équipe d'Espagne pour sa victoire ce soir. Toutefois, cet evènément populaire ne doit pas masquer l'enjeu politique qu'il revêt.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Ce mercredi 15 juillet, l’Assemblée nationale se prononce en lecture définitive sur la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir. Après deux rejets du Sénat et l’échec de la commission mixte paritaire, les députés disposent donc du dernier mot. Le texte permettrait à une personne majeure, française ou résidant durablement en France, atteinte d’une affection grave et incurable engageant son pronostic vital en phase avancée ou terminale, de demander l’administration d’une substance létale lorsque ses souffrances ne peuvent plus être soulagées dans des conditions qu’elle juge supportables.
Le malade devrait en principe s’administrer lui-même cette substance. Lorsqu’il en est physiquement incapable, un médecin ou un infirmier pourrait accomplir le geste. La demande devrait être libre et éclairée, examinée médicalement, puis confirmée par le patient. Le dispositif prévoit également une clause de conscience pour les soignants et un contrôle après la réalisation des actes.
Souveraineté & Progrès est favorable au principe de l’aide à mourir. La République ne peut pas imposer la prolongation de souffrances irréversibles à une personne pleinement consciente qui demande, de manière constante et éclairée, à pouvoir mettre fin à sa vie. Cette liberté touche cependant à l’un des actes les plus irréversibles qui soient. Elle exige donc un cadre déontologique et juridique d’une rigueur absolue.
Le premier principe ne peut souffrir aucune ambiguïté : seul le malade décide.
Ni sa famille, ni sa personne de confiance, ni son tuteur, ni un médecin, ni une institution ne doivent pouvoir demander ou autoriser l’aide à mourir à sa place. Le médecin évalue si les conditions médicales sont réunies ; il ne décide jamais si la vie du patient mérite ou non d’être poursuivie, il ne doit jamais inciter le patient à passer à l'acte.
L’incapacité physique à accomplir le geste peut justifier l’intervention d’un soignant. Elle ne doit jamais être confondue avec l’incapacité à exprimer sa volonté. Lorsqu’une personne ne peut plus manifester un consentement libre et éclairé, aucune substance létale ne doit pouvoir lui être administrée. Les directives anticipées peuvent orienter les soins et éviter l’acharnement thérapeutique, mais elles ne doivent pas suffire à déclencher une aide à mourir lorsque le patient n’est plus en mesure de confirmer son choix. SP aurait également renforcé la procédure médicale. Une décision aussi grave ne peut dépendre de l’appréciation finale d’un seul médecin, même après une concertation collégiale. Deux médecins indépendants devraient examiner personnellement le patient et rendre un avis concordant. Un professionnel compétent en soins palliatifs devrait obligatoirement participer à l’évaluation.
L’accès effectif aux soins palliatifs devrait également être garanti avant toute décision. Il ne s’agit pas de contraindre le malade à accepter un traitement, une sédation ou un accompagnement qu’il refuse. Il s’agit de garantir que son choix ne résulte jamais d’un manque de lits, d’une absence de prise en charge de la douleur, de l’isolement ou du sentiment d’être une charge pour ses proches. L’État doit pouvoir démontrer qu’une véritable solution de soins, d’accompagnement psychologique et de soutien humain a été proposée. La puissance publique a l’obligation d’offrir toutes les possibilités et le patient conserve la liberté de les refuser. SP aurait enfin distingué les situations terminales, dans lesquelles le décès est attendu à brève échéance, des maladies en phase avancée dont l’évolution peut encore durer plusieurs mois ou plusieurs années. Dans ces dernières situations, une expertise renforcée, un délai de réflexion plus long et l’autorisation préalable d’une commission médicale indépendante auraient été nécessaires.
Ces protections devraient être particulièrement strictes lorsque le malade est placé sous tutelle ou curatelle, présente un trouble psychiatrique associé ou se trouve dans une situation de forte vulnérabilité sociale. Le handicap, l’âge, la dépendance, la pauvreté, la solitude ou le sentiment d’être devenu inutile ne doivent jamais devenir des critères implicites d’accès à la mort. L’aide à mourir peut constituer un progrès humain lorsqu’elle libère une personne de souffrances irréversibles qu’elle ne veut plus subir. Elle deviendrait une faute collective si elle servait à compenser les insuffisances de notre système de santé ou si elle permettait à d’autres de décider à la place du malade.
La position de Souveraineté & Progrès est donc de reconnaître cette liberté, de garantir les soins palliatifs et d'organiser un contrôle extrêmement rigoureux.
La vie du malade lui appartient. La décision aussi.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Souveraineté & Progrès soutient pleinement ces grands rassemblements musicaux, où des milliers de personnes viennent partager un moment de fête et découvrir de nouveaux artistes. C'est une part vivante de notre culture populaire, qui mérite d'être protégée et non simplement tolérée. Mais défendre cette liberté ne signifie pas accepter que plusieurs milliers de personnes s'installent sans autorisation sur le terrain d'autrui et n'importe comment.
Une fête de grande ampleur, cela se prépare. En amont, les organisateurs doivent s'asseoir autour d'une table avec l'État, les maires, les propriétaires fonciers, les services de secours. Selon les lieux et les circonstances, une solution se dessine presque toujours : ici un terrain privé mis à disposition, là une friche sécurisée, ailleurs un espace public aménagé pour l'occasion. Parfois, aucune solution ne sera possible et il faudra le dire clairement. Mais cette discussion doit avoir lieu avant l'installation. Pas lorsque des milliers de personnes campent déjà sur place.
La situation actuelle est absurde. Trop souvent, on laisse les convois arriver, le matériel s'installer, la foule se constituer et c'est seulement alors qu'on mobilise massivement les forces de l'ordre. Une fois le rassemblement formé, l'évacuer devient plus dangereux et plus coûteux, concomitamment aux risques d'incendie en période chaude et aux conséquences environnementales.
Agir en amont n'est donc pas une option mais une nécessité. Identifier les rassemblements avant qu'ils ne prennent forme. Ouvrir le dialogue immédiatement. Proposer un cadre quand c'est possible. Empêcher l'installation quand ça ne l'est pas. C'est précisément tout l'enjeu de la réforme territoriale de SP : en clarifiant qui, de l'État, des communes ou des acteurs de terrain (associations, entreprises, citoyens) porte quelle responsabilité, elle rend ce dialogue possible avant que la situation ne dégénère, au lieu de laisser place à l'improvisation.
À l'inverse, quand un terrain est occupé délibérément, sans l'accord de son propriétaire et sans la moindre discussion préalable avec les autorités, la réponse doit être ferme. Le matériel doit être saisi, les organisateurs poursuivis, les dégradations intégralement réparées, et les frais exceptionnels engagés par la collectivité doivent être remboursés par les responsables de l'occupation.
La liberté artistique n'est pas la liberté de disposer du terrain des autres. Mais l'ordre public ne doit pas davantage servir de prétexte pour étouffer une culture musicale qui doit au contraire vivre.
Le principe de Souveraineté & Progrès est assumé : oui aux rassemblements populaires festifs et musicaux, mais dans un cadre connu de tous et avec le dialogue comme préalable à tout événement.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
La CNCDH publie aujourd’hui un rapport recommandant d’interdire les espaces dits “No Kids”, sauf lorsqu’ils relèvent clairement de la protection de l’enfance. Souveraineté & Progrès soutient totalement cette position.
Évidemment qu’un mineur ou un enfant n’a rien à faire dans un casino, un sex-shop ou dans certains lieux réservés aux adultes. Dans ces cas-là, la restriction a un sens : protéger l’enfant. Mais ici, on parle d’autre chose. On parle de campings, d’hôtels, de restaurants, de transports, de lieux de tourisme ou de loisirs où les enfants deviennent indésirables simplement parce qu’ils sont des enfants.
Il faut appeler les choses par leur nom : séparer des êtres humains selon ce qu’ils sont, c’est faire de la ségrégation. On peut habiller cela avec des mots plus acceptables : “calme”, “confort”, “expérience client”, “tranquillité”. Le principe reste pourtant le même : une catégorie de personnes est déclarée gênante par nature et tenue à l’écart. Hier, certains lieux affichaient “White only”. Aujourd’hui, on voit apparaître “No Kids”. Et demain quoi ?
Les contextes historiques diffèrent, évidemment. Mais la logique d’exclusion repose sur le même mécanisme : trier les humains au lieu d’organiser la vie commune. Un enfant peut faire du bruit, bouger, tester les limites, parfois même déranger. C’est normal : il apprend. Le rôle des adultes est justement de l’éduquer, de le recadrer quand il le faut, et de rappeler aussi aux parents leur responsabilité lorsque l’espace commun devient invivable. Mais on ne bannit pas toute une catégorie d’êtres humains par confort.
À l’heure où l’on parle sans cesse de natalité, de démographie et d’avenir du pays, rendre les enfants indésirables dans les espaces ordinaires ajoute une incohérence de plus. Une société moderne et progressiste n’exclut pas les gens pour ce qu’ils sont, elle les intègre autour de règles communes.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Pourquoi ne pas adhérer à l’UPR ? Pourquoi ne pas rejoindre Les Patriotes ? Pourquoi ne pas se rallier à République souveraine ou à Debout la France ?
La réponse est simple : parce que la souveraineté ne peut pas se réduire au Frexit.
L’UPR a eu le mérite de poser depuis longtemps la question de la sortie de l’Union européenne. Certaines analyses sont solides, notamment sur les blocages institutionnels européens, la perte de souveraineté juridique ou les contraintes imposées aux États. Mais le mouvement reste trop fermé, trop centré sur une figure unique, laissant peu de place à une véritable dynamique collective. Il existe aussi, par moments, des dérives complotistes qui brouillent le sérieux du propos.
Les Patriotes portent également une ligne souverainiste claire, mais trop souvent réduite au Frexit et à quelques marqueurs protestataires. Le mouvement de Florian Philippot peut produire certaines critiques justes, mais son discours verse régulièrement dans le complotisme, l’outrance ou la logique de réaction permanente. Cela ne permet pas de construire un projet de gouvernement sérieux.
République souveraine est sans doute l’une des démarches les plus intéressantes dans cet espace politique. La volonté de réarticuler souveraineté, République et question sociale mérite d’être prise au sérieux. Mais à ce stade, le projet reste trop flou, trop vague, trop insuffisamment structuré pour répondre à l’ampleur de la crise française.
Debout la France, enfin, ne correspond pas à la ligne de Souveraineté & Progrès. Le mouvement reste trop ancien dans ses codes, trop proche d’une culture politique issue de la droite nationale et parfois aussi surfant sur la vague du complotisme et de l'émotionnel. Ce n’est pas la trajectoire recherchée par un projet progressiste, social, scientifique et planificateur comme SP.
Il ne s’agit cependant pas de dire que tout serait mauvais ailleurs. Il existe des analyses justes, des intuitions utiles, parfois même des propositions intéressantes. Mais aucune de ces offres politiques ne propose aujourd’hui une architecture complète, cohérente et opérationnelle pour reconstruire le pays.
C’est précisément pour cela que Souveraineté & Progrès existe. Non pas pour crier “Frexit” plus fort que les autres, mais pour proposer un projet qui répond à l'urgence et assure l'après.
La sortie de l’Union européenne n’a de sens que si elle s’inscrit dans un projet d’ensemble, qui répond aux problématiques concrètes des citoyens et à l'ensemble du fonctionnement d'un pays : fiscalité, santé, travail, sécurité, logement, transports, énergie, agriculture, recherche, école, institutions, organisation territoriale, planification écologique, souveraineté industrielle et justice sociale.
C’est cette logique qui guide Souveraineté & Progrès : arriver dans le débat public avec un projet concret et structuré, capable de toucher tous les pans du quotidien et de la vie nationale.
Un projet complet ne signifie pas un projet fermé à toute discussion. La politique, c'est aussi le compromis, l'échange et l'intelligence collective. Les barèmes fiscaux peuvent être ajustés. Les calendriers affinés. Les structures complétées. Mais le cadre doit être posé si l'on veut offrir aux citoyens transparence, sérieux et confiance dans un projet politique.
C’est cela, la différence centrale et c'est pour cela que Souveraineté & Progrès a été créé. Pour porter cette ambition : non pas seulement sortir de l'UE, mais construire une Nouvelle République, avec tous ceux qui veulent voir la France se tenir debout à nouveau.
L’ensemble du projet sera bientôt disponible sur le site internet de Souveraineté & Progrès. Le dialogue restera ouvert avec tous les citoyens, mouvements politiques et élus qui veulent travailler sérieusement à la reconstruction du pays.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
La presse met son énergie à nous parler du jeune Hamza et du voilier de Manon Aubry. La question est la suivante : reste-t-il encore des journalistes, ou seulement des commentateurs de plateaux ?
Où sont les journalistes qui enquêtent sur l’affaire Epstein ? Une affaire autrement plus grave qu’un jeune qui arrose quelques passants avec un pistolet à eau.
Qui enquête sur la vente d’Alstom aux Américains, dont on n’entend plus parler depuis la mort du député Olivier Marleix ? La question de la souveraineté dépasse largement celle de savoir qui loue un bateau le week-end.
Qui enquête sur la gestion budgétaire scandaleuse de l’État, notamment sur la fameuse journée de solidarité ? Des milliards d’euros dont on ne connaît pas clairement l’utilisation, pendant qu’on préfère polariser le débat autour de la clim.
“Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt.” C'est exactement ce qui se passe.
Ne nous détournons pas de ce qui compte vraiment. Prenons garde aux titres tapageurs qui jouent avec nos émotions.
Les grands enjeux et les grandes affaires de notre temps sont étouffés par le sensationnel, l’émotionnel et l’instantané. Et les politiques y participent activement.
Se prétendre journaliste, c'est enquêter, recouper les informations, trouver des sources, chercher la vérité. Pas simplement faire du like sur les réseaux sociaux. Donc, à tous les soi-disant journalistes qui commentent les faits divers : soyez plus besogneux sur ce qui compte vraiment. Alors, peut-être, le journalisme renaîtra.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Dimanche 28 juin 2026, devant une conférence du parti Russie unie, Vladimir Poutine a reconnu que la Russie traversait une “période difficile”. Dans le même temps, interrogé par la télévision d’État russe, il a admis que les frappes ukrainiennes contre les infrastructures russes créaient des problèmes et provoquaient certaines pénuries, tout en affirmant que la situation n’était “pas critique”.
Ce n’est pas une capitulation. Ce n’est pas la fin de la guerre. Mais c’est un signal.
Après plus de quatre ans de conflit, soit plus longtemps que la Première Guerre mondiale, l’Ukraine ne se contente plus de défendre son territoire. Devenue le premier producteur mondial de drones militaires, elle frappe désormais dans la profondeur russe et contraint Moscou à protéger ses arrières.
C’est peut-être là que se joue le tournant : non pas dans une victoire immédiate, mais dans le changement du coût politique, économique et stratégique de la guerre pour la Russie.
Une trêve peut-elle émerger de cette pression ? Rien ne permet de l’affirmer. Mais l’hypothèse devient moins théorique lorsque la guerre commence à peser plus visiblement sur son propre territoire.
Cela doit servir de leçon pour la France. La souveraineté repose autant sur l’armée que sur l’industrie, la technologie, la production rapide et la capacité d’adaptation.
Dans une guerre longue, la profondeur industrielle peut peser autant que la ligne de front.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
C’est l’un des arguments les plus faciles contre la sortie de l’Union européenne. Celui qui consiste à dire que la France se retrouverait “seule” face aux États-Unis, à la Chine ou à d’autres grands blocs économiques. L’argument impressionne, mais il repose sur un amalgame majeur : confondre indépendance et isolement.
Un pays souverain n’est pas un pays hermétique. Sortir du cadre politique de l’Union européenne ne signifie pas cesser de travailler avec nos voisins. C’est reprendre la maîtrise des conditions dans lesquelles nous le faisons. La France peut continuer ses coopérations spatiales avec l’Italie et l’Espagne, construire des projets de recherche ou d’énergie avec l’Allemagne, bâtir des accords fiscaux et frontaliers avec la Belgique ou le Royaume-Uni, et commercer avec le reste du continent. La coopération demeure possible, mais plus dans un cadre supranational qui impose ses choix à 27 nations considérablement différentes.
Nombre de contre-exemples viennent défier l’argumentaire facile de l’isolationnisme. La Suisse n’est pas membre de l’Union européenne. Elle commerce pourtant massivement avec l’Europe et le reste du monde. La Norvège n’est pas membre de l’Union européenne. Elle coopère avec les Européens, protège ses intérêts énergétiques et conserve ses leviers stratégiques. Taïwan subit une pression immense de la Chine, mais elle reste un acteur industriel central dans les semi-conducteurs parce qu’elle a construit une stratégie nationale cohérente. La Finlande, avant même son adhésion à l’OTAN, a bâti sa sécurité sur une culture de résilience, de défense territoriale et d’État organisé. Ces exemples ne sont pas des modèles copiables tels quels, mais ils mettent en lumière une évidence : la puissance d’un pays dépend fondamentalement de sa cohérence interne, de ses capacités productives, de ses alliances choisies et de sa volonté politique.
La France n’est pas un petit État périphérique condamné à mendier sa place auprès des grands de ce monde. Elle dispose d’atouts considérables. Elle reste l’une des principales économies mondiales. Elle constitue une base productive stratégique en Europe et dans le monde. Elle sait concevoir des avions, lancer des satellites, construire des centrales, produire de l’électricité bas carbone, fabriquer des équipements militaires, transformer son agriculture, développer des infrastructures et soutenir des filières de haute technologie. Cette capacité a été affaiblie par quarante ans de désindustrialisation, de dépendances européennes et de choix politico-budgétaires incohérents, mais elle n’a pas disparu. C’est précisément parce qu’elle existe encore qu’elle doit être réorganisée dans un cadre qui lui permet de se déployer rapidement et massivement.
La France dispose aussi d’un poids diplomatique rare. Elle siège comme membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU. Elle possède la dissuasion nucléaire. Elle a un réseau mondial d’ambassades. Elle est présente dans l’Atlantique, l’océan Indien et le Pacifique grâce à ses outre-mer. Elle possède le deuxième plus grand espace maritime du monde, là encore grâce à ses outre-mer. Sa langue est parlée sur tous les continents et reste un outil d’influence culturel, éducatif, diplomatique et économique majeur. Peu de pays cumulent autant d’atouts.
Pour faire face aux grandes puissances, la réponse ne peut donc pas être la naïveté. Elle doit combiner réplique commerciale, protection industrielle, diversification des partenaires, négociation ferme et courage politique. Si un État exerce une pression sur nos entreprises, nos marchés ou nos choix démocratiques, la France doit pouvoir répondre sans attendre une autorisation extérieure. Cela ne signifie pas provoquer inutilement des crises ou jouer les matadors ; c’est refuser de dialoguer avec le monde en étant désarmé. Les grandes puissances respectent rarement les intentions. Elles respectent les États qui savent ce qu’ils veulent et qui acceptent de défendre leurs intérêts lorsque c’est nécessaire.
L’idée selon laquelle la France serait “trop petite” pour exister seule face aux grands blocs est donc politiquement paresseuse. La vraie question n’est pas de savoir si la France peut exister hors de l’Union européenne. Elle existe déjà par son histoire, sa puissance militaire et diplomatique, ses capacités industrielles et scientifiques, son rayonnement culturel et linguistique, sa présence maritime et sa place dans les institutions internationales. La vraie question, c’est de savoir comment renouer avec cette puissance pour stopper la dilution de notre souveraineté et assumer le rapport de force.
C’est le cœur du projet de Souveraineté & Progrès : remplacer l’intégration subie par la coopération choisie. La France ne doit pas quitter la technostructure européenne pour se marginaliser, mais pour retrouver sa pleine capacité d’action. C’est pour cela qu’il est impératif, en amont, de préparer des accords commerciaux, de sécuriser les chaînes industrielles, de reconstruire notre tissu productif, de restaurer notre monnaie, de protéger nos infrastructures critiques et de reprendre la maîtrise de notre droit. Une sortie mal préparée serait dangereuse. Une sortie structurée et progressive, dans un cadre juridique rigoureux et avec une économie assainie, est déterminante pour la reconstruction nationale. L’autre face de la pièce, pour répondre aux autres grandes puissances mondiales, sera bien le courage politique et la cohérence des décisions politiques.
Être un pays souverain, ce n’est pas se reclure du monde. C’est la condition de coopérations équilibrées et réciproquement avantageuses. C’est l’assurance que la loi nationale prime sur les normes extérieures contraires à la volonté démocratique de la Nation. C’est l’affirmation de la souveraineté du peuple français et d’un État stratège.
Le destin de la France n’est pas de devenir une vague province d’un ensemble fédéral européen. Elle a vocation à redevenir une puissance d’équilibre : européenne par sa géographie, mondiale par ses intérêts, républicaine par son modèle et libre dans ses décisions.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Les chiffres sont là, et ils sont accablants. En 2025, 152,5 milliards d'euros de déficit public. Au premier trimestre 2026, plus de 3 500 milliards de dette publique, soit 117,5 % du PIB. Et une trajectoire peu optimiste selon la Cour des Comptes.
Ce modèle tourne à vide. On prélève énormément, mais on organise mal. On rafistole sans arrêt, mais l'on n'ose pas une rupture radicale. On finance l'urgence au lieu de remettre le pays en marche.
On nous a longtemps vendu une histoire : le ruissellement par le haut finirait par profiter à tous. Ça ne s'est pas vérifié. Pas de retour de la puissance productive, des services publics qui se délitent, une dette qui continue de grimper, et une économie réelle qui étouffe.
Souveraineté & Progrès veut remettre à plat toute la fiscalité française.
Moins de lignes sur la fiche de paie. Des déclarations uniques, simples, lisibles. Une grammaire fiscale et des barèmes que chacun peut comprendre, sans avoir besoin d'un comptable pour savoir ce qu'il paie et pourquoi. C'est ça, l'égalité devant l'impôt : pas seulement payer selon ses moyens, mais comprendre ce qu'on paie.
Cette fiscalité repensée n'est pas une fin en soi : elle ouvre la voie à une irrigation par le bas et par le milieu. Un système plus lisible et plus juste, c'est du pouvoir d'achat qui revient circuler immédiatement dans l'économie. Quand la consommation repart, les commerces respirent, et les entreprises retrouvent une vraie raison d'investir et d'embaucher. C'en est fini d'attendre un ruissellement qui ne vient jamais.
Les hauts revenus et les grands patrimoines contribueront davantage, durablement, dans cette nouvelle architecture plus progressive et par thématique.
Et parce que l'état du pays l'exige, un effort de départ sera demandé aux tranches les plus hautes pendant trois ans. Un dispositif borné dans le temps, sans reconduction. Un acte patriotique pour le devenir du pays.
Ce n'est pas une chasse aux coupables. La réussite mérite d'être respectée, l'investissement encouragé, le patrimoine productif protégé. Mais on ne redresse pas un pays en pressant toujours les mêmes, ceux qui n'ont déjà plus de marge. Ceux qui peuvent contribuer davantage doivent le faire, en premier, pour amorcer le redressement.
On pourrait y voir une politique de l'offre. C'est plus que ça. C'est un réarmement industriel, économique, souverain et budgétaire. Remettre la France en état de produire, de décider et de tenir ses comptes doit être le leitmotiv de tout projet politique sérieux.
La ligne de Souveraineté & Progrès est assumée :
Remettre la fiscalité en ordre, pour qu'elle soit comprise et juste.
Irriguer l'économie réelle par le bas et par le milieu.
Mettre fin au ruissellement qui ne vient jamais.
Faire contribuer chacun selon ses moyens.
Le temps des mesurettes est terminé. Celui du redressement national stratégique doit commencer.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Dix ans après le référendum britannique, le Brexit mérite un bilan lucide.
Le Royaume-Uni a retrouvé une liberté juridique réelle. Il peut décider seul d’une partie de ses règles commerciales, migratoires ou réglementaires. Mais cette liberté a aussi révélé ses limites quand elle n’est pas adossée à une stratégie complète.
Une sortie de l’Union européenne ne reconstruit pas, à elle seule, une industrie. Elle ne remplace pas une politique de formation. Elle ne règle pas les pénuries de main-d’œuvre. Elle ne supprime pas les contraintes commerciales avec ses voisins. Elle ouvre une possibilité d’action, encore faut-il avoir préparé l’État capable de l’utiliser.
C’est la grande leçon du Brexit : la souveraineté demande plus qu’un vote. Elle exige une administration solide, des frontières tenues, des filières productives, des accords commerciaux, une monnaie sécurisée, des réserves stratégiques et une vision claire du lendemain.
Souveraineté & Progrès tire pleinement les conséquences de cette leçon. Le Frexit doit arriver au terme d’une préparation politique sérieuse : primauté de la loi française, réforme territoriale, sécurisation du pacte social, reconstruction industrielle, maîtrise des flux, puis référendum clair sur l’appartenance à l’Union européenne.
Le peuple doit trancher. Mais il doit le faire de manière éclairée, en pleine conscience de ce que cela représente.
Dix ans après, le Brexit rappelle une chose essentielle : reprendre sa souveraineté demande du courage, mais surtout de la méthode.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Le Conseil constitutionnel vient de censurer la suppression automatique de certains frais bancaires de succession.
Le Parlement avait décidé que, dans certaines situations simples ou humainement évidentes, les banques ne pourraient plus facturer des frais aux familles au moment du décès d’un proche. Le plafonnement à 1 % est maintenu, mais la gratuité totale est retoquée au nom de la liberté d’entreprendre et de la liberté contractuelle. Voilà exactement le problème.
Qu’un juge constitutionnel protège les libertés fondamentales, la séparation des pouvoirs, l’égalité devant la loi et les principes démocratiques, est absolument nécessaire. Mais lorsqu’il commence à arbitrer jusqu’où le Parlement peut aller pour encadrer les frais bancaires au moment d’une succession, il ne se contente plus de protéger la Constitution : il entre dans l’opportunité politique. Faut-il permettre aux banques de facturer les familles endeuillées ? Faut-il plafonner ? Faut-il interdire dans certains cas ? Faut-il compenser autrement ? Ce débat appartient au Parlement, donc à la représentation nationale. Pas à une institution non élue qui transforme une mesure de justice sociale en atteinte disproportionnée à la liberté contractuelle bancaire.
Avec Souveraineté & Progrès, le rôle du juge constitutionnel sera réparé. Il devra contrôler la conformité des lois aux principes constitutionnels, aux libertés fondamentales et aux règles démocratiques. Il ne devra pas devenir une troisième chambre chargée de corriger les choix économiques et sociaux du législateur.
La Constitution doit protéger le peuple contre l’arbitraire du pouvoir. Elle ne doit pas protéger les puissances établies contre les décisions démocratiques.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Dans le climat politique actuel, tout le monde doit choisir un camp. Ou plutôt, tout le monde est forcé de choisir un camp. On nous oblige à choisir entre Bardella et Mélenchon. On nous oblige à choisir entre un FREXIT brutal ou plus de fédéralisme européen. Pro force de l'ordre ou anti force de l'ordre. Pro Israël ou pro Palestine. Pro migrant ou anti migrant.
Souveraineté & Progrès refuse ce dualisme constant. Pas par lâcheté ou par manque de courage, mais par esprit républicain. Parce que chaque sujet mérite de prendre la hauteur. Parce que chaque sujet est complexe et ne peut pas se résumer en quelques slogans.
L'extrémisme politique a toujours conduit à fragmenter davantage la société. Il ne s'agit pas de rester dans un centre social-démocrate mou, mais de réinventer une voie républicaine et souverainiste pour la fin du siècle à venir.
Cette nouvelle voie permet d'éviter une sortie brutale de l'UE qui serait tout aussi dangereuse que l’immobilisme actuel. Il faut reconstruire des bases solides pour amortir le choc de la sortie de l'UE et pour éviter les erreurs du BREXIT.
Dans ce contexte, toute forme de violence doit être rejetée. Les violences policières, car elles existent, sont tout aussi condamnables que celles qui consistent à jeter des pavés sur des policiers. Il ne doit pas y avoir de hiérarchie des victimes.
Ce refus de hiérarchiser s'applique aussi aux victimes de la guerre entre Israël et la Palestine. Une vie palestinienne vaut autant qu'une vie israélienne. Des vies volées par le fanatisme et l'irresponsabilité politique.
Dans l'aboutissement de ce raisonnement, la question de l'immigration doit être dépassionnée. La vie d'un migrant ou la vie d'un Français reste la vie d'un homme. Qu'on soit né ou qu'on arrive en France, la République doit protéger et intégrer ceux qui en respectent les lois et les usages. Avoir des frontières bien gardées ne signifient pas fermer la porte, c'est regarder qui la franchit.
Refusons cette polarisation permanente du débat public. Prenons de la hauteur. Rendons le débat intelligible. Avoir des idées différentes est la preuve d'une société encore saine, capable de réfléchir par elle-même. Nul besoin de le faire dans la violence et la brutalité.
La souveraineté de la pensée est sans aucun doute la plus grande liberté à défendre. Le progrès, c’est de construire une société moderne, éclairée, capable d’avancer avec ses différences sans céder à l’hystérie collective.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Pendant plus de 50 ans, la France est restée spectatrice de la course scientifique numérique. Aujourd'hui, le terme de colonie numérique est parfaitement adapté à la situation.
Une colonie numérique qui est d'abord technologique, par notre dépendance aux logiciels, aux ordinateurs, aux smartphones, aux réseaux sociaux, ou encore à l'IA.
Précisément, ces derniers ont aussi fait de la France une colonie numérique cognitive. Les algorithmes des réseaux et les modèles d'entraînement IA concourent à influencer nos démocraties vers des logiques politiques qui ne reflètent pas toujours nos schémas de pensée habituels.
Il n'y a pas plus marquant et plus dangereux comme perte de souveraineté que celle de l'ordre intellectuel, politique et culturel.
La colonisation n'est pas toujours celle qu'on veut nous faire croire, elle n'est pas toujours un flux physique visible. Elle est plus insidieuse, captant notre attention sans crier gare. Elle s'installe dans les discussions, dans les familles, dans le contrat social.
La France ne dominera jamais le marché numérique. Mais par la force de ses idées et son savoir-faire, elle peut renforcer sa souveraineté sur des secteurs stratégiques comme la cybersécurité, l'éducation numérique, les logiciels critiques, la défense, et évidemment la recherche scientifique. Elle peut ouvrir une voie vers le progrès démocratique, éthique et intellectuel. Elle a cette force grâce à un peuple historiquement courageux.
La France doit rester un pays libre, les Français doivent rester libres.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Le débat sur le secret de la confession touche au cœur de la laïcité républicaine : aucune règle religieuse ne peut être placée au-dessus de la loi commune.
Lorsqu'une affaire judiciaire l'exige, le secret bancaire peut être levé. Le secret des affaires peut être levé. Dans certaines conditions strictement encadrées par la loi, des informations couvertes par le secret médical peuvent également être communiquées à l'autorité judiciaire.
Pourquoi une obligation religieuse bénéficierait-elle alors d'une protection supérieure à celle accordée à ces autres secrets ?
La question n'est pas de contester la liberté de conscience ou la liberté de culte. Elles sont garanties par la République et doivent le rester. La question est celle de la hiérarchie des normes. En France, les lois de la République s'imposent à tous. Aucune conviction religieuse, quelle qu'elle soit, ne peut constituer une norme supérieure au droit commun. C'est le fondement même de la laïcité.
Accepter qu'une règle religieuse puisse faire obstacle à l'application de la loi ouvrirait une brèche dangereuse. Demain, sur quel fondement pourrait-on refuser à d'autres groupes religieux le droit d'affirmer que leurs propres prescriptions sont supérieures aux lois de la République ?
La liberté religieuse mérite d'être protégée. L'autorité de la loi républicaine aussi. Entre les deux, la République ne peut avoir qu'un seul arbitre : la loi commune, votée par la Nation et applicable à tous.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Avec Choose France, le Président Macron annonce 93 milliards d’euros d’investissements comme une preuve de confiance dans l’économie française.
En réalité, une partie importante de ces annonces correspond surtout à l’installation d’infrastructures numériques portées par de grands groupes étrangers, attirés par notre électricité décarbonée, notre foncier disponible et les conditions fiscales qui leur sont proposées.
Pour les territoires, l’enjeu dépasse largement le montant affiché : un investissement utile doit créer une activité durable autour de lui, en associant les entreprises locales et en faisant monter les compétences sur place. En clair, une installation d'entreprise doit laisser une part réelle de la valeur dans l’économie nationale.
Sans ces garanties, l’opération ressemble davantage à une politique d’accueil par la théorie du ruissellement qu’à une stratégie de reconstruction productive souveraine.
Le progrès industriel de notre pays sera déterminé par l'esprit de planification d'un État stratège, pas sous les projecteurs de Versailles.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
C’est probablement la question que l’on pose le plus souvent. Si l’Union européenne limite notre souveraineté, pourquoi attendre quatre ans avant le référendum de sortie ? Simplement parce que gouverner un pays de 68 millions d’habitants ne consiste pas à publier un slogan “FREXIT” sur les réseaux sociaux.
Une sortie de l’Union européenne ne se résume pas à un vote. Elle implique la monnaie, les échanges commerciaux, les normes, les frontières, les coopérations scientifiques, les entreprises, les épargnants et les millions de Français qui vivent, travaillent ou étudient ailleurs en Europe. On peut quitter l'UE en un jour sur le plan politique. On ne reconstruit cependant pas en un jour les outils nécessaires pour exercer pleinement notre souveraineté.
C’est pourquoi Souveraineté & Progrès a choisi une stratégie de transition plutôt qu’un saut dans l’inconnu. Dès l’année 1, les Français seront appelés par référendum à confirmer leur choix de 2005. Ce n’est pas une sortie immédiate de l’UE qui sera demandée. Il s’agira d’abord de remettre la hiérarchie des normes dans l’ordre : la loi française d’abord, avant toute norme supranationale ou européenne contraire.
Ce dispositif, que SP appelle la Primauté Législative Nationale, nous permet de reprendre d’emblée la main sur la fiscalité, le budget, la politique industrielle, la sécurité frontalières, l’énergie ou encore les grands projets nationaux (on rappellera que, récemment encore, le financement public des nouveaux réacteurs nucléaires français était soumis à l’examen de la Commission européenne au titre des règles sur les aides d’État !). Pendant les trois années suivantes, SP prépare les outils qui rendront la sortie viable :
• création du Franc Républicain, injecté progressivement dans le circuit public, pour préparer le retour d'une monnaie nationale ;
• constitution de réserves monétaires solides ;
• négociation de contrats de coopération Internationale avec des partenaires choisies ;
• préparation des infrastructures douanières et financières ;
• maintien et sécurisation des coopérations européennes utiles dans la recherche, la culture ou l'enseignement supérieur.
L'objectif est que, le jour où les Français voteront sur la sortie de l'Union européenne, ils ne choisissent pas entre l'inconnu et le statu quo. Ils choisissent entre deux modèles déjà visibles : celui de SP, qui aura démontré que la souveraineté est la clé de notre avenir, ou celui de l’UE, qui nous enfermera encore plus dans le fédéralisme.
Il s’agit de ne pas reproduire les erreurs du BREXIT, à savoir le manque de préparation, de sécurisation et d’anticipation. À l'année 4, le référendum de sortie de l'UE intervient donc dans un contexte totalement différent. Les outils existent, les partenaires sont identifiés, la transition monétaire est engagée et les conséquences sont connues.
Sortir de l'Union européenne est une décision trop importante pour être improvisée. La vraie question n'est pas : « Comment sortir le plus vite possible ? ». C'est : « Comment sortir tout en protégeant les Français, les entreprises et les intérêts de la Nation ? » La réponse de Souveraineté & Progrès est sans détour : anticiper, consolider, puis décider démocratiquement.
Parce que la souveraineté ne doit pas être un coup de colère, mais l’instrument de l’avenir de la France.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
On entend beaucoup parler de réindustrialisation. On parle des territoires. Mais on parle rarement des deux en même temps. Depuis trente ans, la concentration économique s’est opérée autour des métropoles et grands centres urbains, abandonnant progressivement les villes moyennes et rurales. La disparition de l’Etat n’est pas la résultante de ce déclassement de nos territoires. C’est un Etat qui a participé mécaniquement à cette transformation, en fermant des écoles, des bureaux de poste, des services publics. Derrière, c’est tout un pan de l’économie locale qui s’effondre, du boulanger au buraliste, en passant par le salon de coiffure.
Ainsi, la réindustrialisation doit impérativement s’accompagner d’un réarmement scolaire, sanitaire et administratif. Une industrie, même soutenue par des avantages fiscaux, peinera à s’installer dans une région où les salariés ne trouvent ni d’écoles pour leurs enfants, ni de centres de soins accessibles.
La multiplicité des acteurs, conséquence d’un empilement historique de strates administratives et politiques, freine également ce développement dont nos localités ont tant besoin. Parce que la France ne vit pas qu’à travers ses grandes villes, il faut penser pour l’avenir une nouvelle carte de France, capable de faire tenir ensemble le monde urbain et rural.
Une seule strate de pilotage territoriale, la réouverture des services publics et une fiscalité avantageuse mais conditionnée doivent devenir les leviers d’une réindustrialisation en profondeur de l’ensemble du territoire français. Souveraineté & Progrès défend dans son projet une réindustrialisation qui fera vivre l’ensemble des Françaises et Français. Une politique stratégique qui doit impliquer l’Etat, les collectivités territoriales et les acteurs économiques.
L’avenir de notre industrie et de nos territoires mérite mieux que des slogans et des mesurettes ministérielles. Il exige une République capable de prendre ses responsabilités à tous les niveaux.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
Pétitions citoyennes ignorées, référendum de 2005 contourné, initiatives locales limitées : la souveraineté populaire en France souffre d’un manque évident de respect.
Les grands rendez-vous électoraux connaissent une participation de plus en plus fragile. Beaucoup de citoyens acceptent de déléguer un cap politique général, mais ils veulent reprendre la main sur ce qui touche concrètement leur vie quotidienne : mobilité, petite enfance, sécurité, logement, services publics, organisation locale.
Ajoutez à cela l’opacité des circuits administratifs et politiques, c’est une défiance qui grandit et une démocratie qui recule.
Souveraineté & Progrès veut organiser une véritable respiration démocratique. Une France fidèle à son héritage républicain et progressiste, qui respecte le choix de tous.
Les citoyens tirés au sort sont le premier levier. Ils peuvent participer à la supervision des administrations, au contrôle de certaines institutions et aux décisions intercommunales qui concernent la vie de tous les jours. Le tirage au sort permet une implication hors des appareils politiques. Il apporte un regard extérieur, une meilleure représentativité sociale et une transparence nécessaire à la confiance institutionnelle.
Un calendrier référendaire annoncé ferait de chaque année un véritable moment démocratique sur les grandes questions nationales : retraites, organisation territoriale, sortie de l’Union européenne, Nouvelle République. Ces sujets engagent durablement le pays. Ils doivent donc être tranchés par le peuple.
L’ouverture du Référendum d’initiative citoyenne à trois niveaux : local, territorial et national, permettrait à la volonté populaire de ne plus attendre des années avant d’être entendue.
Ces outils ne remplacent pas les élus mais redonnent à chacune et à chacun une voix et un regard dans la République.
La souveraineté populaire mérite un progrès démocratique réel.
Souveraineté & Progrès
Pour une Nouvelle République
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