SOUVERAINETÉ & PROGRÈS
RÉFORME DES RETRAITES ET PROTECTION DES SENIORS
SOUVERAINETÉ & PROGRÈS
RÉFORME DES RETRAITES ET PROTECTION DES SENIORS
REFONDER LES RETRAITES
La retraite constitue l’un des principaux engagements de long terme de la République. En 2025, les dépenses brutes de retraite atteignent environ 422 milliards d’euros, soit plus de 14 % du PIB, tandis que près de 720 000 personnes liquident chaque année une première pension. Dans le même temps, la France vieillit : le nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus devrait passer d’environ 15,3 millions en 2026 à 18,5 millions en 2040. Garantir durablement les pensions suppose donc de tenir ensemble deux exigences : permettre à chacun de partir dans des conditions justes et assurer le financement du système pour les générations suivantes.
Depuis plusieurs décennies, les réformes successives ont partiellement répondu à cette difficulté en repoussant l’âge de départ ou en augmentant la durée nécessaire pour obtenir une pension complète. Mais un âge uniforme ne dit rien de la réalité d’une carrière. Une personne ayant commencé à travailler à 18 ans, exercé pendant des décennies un métier physiquement éprouvant ou connu des interruptions liées à la parentalité ne suit pas le même parcours qu’une personne entrée beaucoup plus tard dans la vie professionnelle. Souveraineté & Progrès veut donc sortir du débat permanent sur l’âge pour replacer la carrière au centre du système.
La réforme reposera sur une règle nationale simple : 42 annuités reconnues donneront droit à une pension pleine, sans âge légal de départ. Le travail restera le socle des droits, mais certaines périodes protégées pourront également être reconnues et les métiers les plus pénibles permettront d’acquérir plus rapidement des annuités. Celui qui souhaite partir avant 42 annuités conservera cette liberté, avec une pension réduite correspondant à la carrière réellement accomplie. À l’inverse, poursuivre son activité au-delà permettra de bénéficier d’une surcote.
Mais la protection des seniors ne peut pas se limiter au calcul de la pension contributive. Une carrière courte, une faible rémunération ou le décès d’un conjoint peuvent laisser une personne âgée avec des ressources très insuffisantes. SP créera donc un Revenu Senior Garanti de 1 100 euros nets par mois, individuel et automatique, sans dépendre des ressources du conjoint. La pension de réversion sera parallèlement unifiée pour protéger fortement les premières années suivant un décès avant de diminuer progressivement dans le temps.
Enfin, ceux qui souhaitent préparer volontairement un complément disposeront de l’Épargne Retraite France, un produit public dont le capital restera leur propriété tout en contribuant au financement de l’économie productive. La répartition restera ainsi le socle commun ; la solidarité protégera ceux dont les droits restent insuffisants ; l’épargne demeurera un choix personnel.
Pour Souveraineté & Progrès, la retraite doit reconnaître la carrière réellement accomplie, garantir la dignité lorsque les droits acquis ne suffisent pas et rester financièrement soutenable pour ceux qui viendront après nous.
LES ENGAGEMENTS DE SP
→ RECONSTRUIRE NOTRE SYSTÈME DE RETRAITE
42 ANNUITÉS RECONNUES, FIN DE L'ÂGE LÉGAL DE DÉPART À LA RETRAITE
SP supprimera l’âge légal de départ et fera de la carrière la référence du système : 42 annuités reconnues ouvriront droit à une pension pleine. Certaines périodes protégées pourront compter dans la carrière et la pénibilité permettra d’acquérir jusqu’à 1,08 annuité par année, permettant aux métiers les plus exposés d’atteindre une carrière complète en environ 39 années réellement travaillées. Un départ avant 42 annuités restera possible, mais la pension versée sera d’autant plus réduite que le départ intervient tôt.
RÉFORMER LA PENSION DE RÉVERSION
SP créera un régime unique de réversion, automatique et sans condition de ressources ou d’âge. Le conjoint survivant percevra 50 % de la pension du défunt pendant cinq ans, puis 25 % pendant les cinq années suivantes et 10 % à vie. Les bénéficiaires actuels conserveront intégralement leurs droits pendant trois ans avant d’entrer progressivement dans le nouveau régime. Cette réforme coûte davantage au départ mais doit générer à terme 12 à 14 milliards d’euros d’économie publique nette par an, après prise en compte du Revenu Senior Garanti.
CRÉER L’ÉPARGNE RETRAITE FRANCE
L’Épargne Retraite France offrira à ceux qui le souhaitent un complément public d’épargne retraite sans remettre en cause la répartition. Les versements seront entièrement volontaires et plafonnés à 5 000 euros par an, tandis que le capital restera la propriété de l’épargnant et sera géré par la Banque d’État Démocratique. Avec cinq millions d’épargnants versant en moyenne 1 500 euros par an, le stock pourrait atteindre 80 à 90 milliards d’euros à T+10, constituant parallèlement une ressource longue pour financer l’économie française.
→ GARANTIR LA DIGNITÉ ET L’AUTONOMIE DES SENIORS
Le RSG complétera uniquement les ressources personnelles manquantes pour atteindre 1 100 euros nets par mois. Il sera calculé automatiquement après prise en compte de la pension, de la réversion et des revenus personnels réguliers, y compris patrimoniaux, mais sans tenir compte des revenus du conjoint ni de la valeur de la résidence principale.
→ LA RÉFORME DES RETRAITES SELON SP EXPLIQUÉE SIMPLEMENT
→ LES CHIFFRES CLÉS DES ENGAGEMENTS DE SP
42
ANNUITÉS RECONNUES
POUR UNE PENSION PLEINE
SANS ÂGE LÉGAL
1.100
EUROS DE REVENU NET MINIMUM
PAR MOIS GARANTI
À CHAQUE SENIOR ÉLIGIBLE
50%
DE LA PENSION DU CONJOINT
MAINTENUE PENDANT 5 ANS
APRÈS SON DÉCÈS
→ LE CHIFFRAGE BUDGÉTAIRE POUR LA RÉFORME DES RETRAITES
+ 28,8 milliards d'euros de surcoût public au pic de la transition, en année 5.
2,1 milliards d'euros d'économies par an à partir de l'année 15, une fois le nouveau système stabilisé.
La réforme des retraites représentera un surcoût public d’environ 28,8 milliards d’euros par an à T+5, correspondant principalement à la transition vers les 42 annuités reconnues et au renforcement temporaire de la pension de réversion. Cet effort diminuera ensuite fortement avant que la réforme ne génère, à système stabilisé, environ 2,1 milliards d’euros d’économies par an à T+15, grâce à la réforme de la pension de réversion et ce malgré les perspectives démographiques. Le Revenu Senior Garanti relève séparément du budget des prestations sociales.
Découvrez le dossier technique
de cette thématique pour consulter le détail de chaque mesure,
le calendrier et la trajectoire budgétaire.
FOCUS SUR UN ENGAGEMENT DE SP
REVENU SENIOR GARANTI
Vieillir en France ne garantit pas aujourd’hui de disposer personnellement de ressources suffisantes. En 2026, l’Allocation de solidarité aux personnes âgées garantit au maximum 1 043,59 euros par mois à une personne seule, tandis qu’un couple de deux bénéficiaires est plafonné à 1 620,18 euros. Le revenu de chacun dépend donc encore fortement de celui de son conjoint. Surtout, cette aide doit être demandée : les travaux de la DREES ont estimé que, parmi les personnes seules étudiées, une personne éligible sur deux n’y avait pas recours. Des centaines de milliers de seniors peuvent ainsi vivre avec moins que le minimum auquel ils ont pourtant droit.
Souveraineté & Progrès remplacera cette logique par le Revenu Senior Garanti. Chaque senior éligible disposera personnellement d’au moins 1 100 euros nets par mois, grâce à un complément correspondant exactement à ce qui lui manque. Une personne percevant 780 euros recevra ainsi 320 euros ; avec 1 050 euros de ressources, le complément sera de 50 euros. À partir de 1 100 euros, aucun RSG ne sera versé. Il ne s’agit donc pas de distribuer 1 100 euros à tous les retraités mais de garantir un plancher à ceux dont les ressources personnelles restent insuffisantes. Le changement majeur tient à son caractère strictement individuel. Le revenu d’un conjoint, d’un partenaire ou d’un concubin ne diminuera jamais le droit personnel. Une retraitée disposant de 500 euros de pension pourra ainsi recevoir 600 euros de RSG même si son conjoint perçoit une retraite beaucoup plus importante. La résidence principale ne sera pas considérée comme un revenu fictif et aucune récupération ne sera opérée sur la succession. Le droit sera par ailleurs calculé automatiquement : le retraité n’aura plus à connaître l’existence d’une allocation puis à entreprendre lui-même les démarches nécessaires pour la demander. Le RSG restera toutefois articulé avec la carrière. Une personne ayant volontairement liquidé sa retraite avant les 42 annuités reconnues ne pourra pas immédiatement faire compenser sa pension réduite par la solidarité nationale. Le délai d’accès correspondra au nombre d’annuités manquantes : par exemple, deux ans après un départ à 40 annuités, quatre ans après un départ à 38 ou sept ans après un départ à 35. Cette règle ne concernera pas les cessations d’activité subies liées notamment à une incapacité, un handicap ou une inaptitude reconnue.
Le RSG ne remplacera enfin ni la pension de réversion, ni l’aide au logement, ni les dispositifs consacrés à la perte d’autonomie. La pension et la réversion seront calculées en premier. Le RSG ne complétera que ce qui manque pour atteindre les 1 100 euros. Les dépenses particulières liées à la dépendance resteront prises en charge séparément, afin que le minimum destiné à vivre ne serve pas à financer un fauteuil, une aide humaine ou l’adaptation d’un logement.
Cette réforme assume un coût supérieur au minimum vieillesse actuel. Le RSG représentera autour de 14 milliards d’euros par an en régime complet de lancement, puis environ 16 milliards à T+10 et 17 milliards à T+15 dans le scénario central. Ce surcoût correspond précisément aux choix politiques du dispositif : supprimer le non-recours, relever le plancher et ne plus considérer qu’une personne cesse d’être pauvre parce que son conjoint dispose de revenus suffisants.
Souveraineté & Progrès entend garantir à chaque senior un revenu personnel minimum, sans dépendance envers son conjoint et de manière automatique, en mettant fin au non-recours.
Une réforme assumée budgétairement, pour garantir la reconnaissance de la carrière et la dignité de nos aînés.
La retraite doit reconnaître la carrière réellement accomplie plutôt que faire dépendre tous les travailleurs d’un âge uniforme. Celui qui a commencé tôt ou exercé un métier plus éprouvant doit pouvoir voir cette réalité reconnue.
La solidarité nationale doit ensuite garantir qu’une pension faible, une carrière incomplète
ou le décès d’un conjoint ne condamnent jamais une personne âgée à la précarité.
Le système doit ainsi conjuguer liberté de départ, reconnaissance du travail et dignité jusqu’à la fin de la vie.