SOUVERAINETÉ & PROGRÈS
LOGEMENT ET FONCIER
SOUVERAINETÉ & PROGRÈS
LOGEMENT ET FONCIER
FACILITER LE LOGEMENT
La France est redevenue une société d'héritiers. Elle manque de logements et souffre aussi d’un parc immobilier qui circule mal ainsi que d’un foncier qui peut rester longtemps immobilisé. 24 % des ménages détiennent 68 % des logements possédés par des particuliers, tandis que les 11 % de ménages possédant au moins trois logements concentrent 46 % du patrimoine immobilier. Dans le même temps, près de 3 millions de logements sont vacants et environ 3,8 millions constituent des résidences secondaires ou occasionnelles. Fin 2024, près de 2,77 millions de ménages attendaient par ailleurs un logement social.
Construire reste nécessaire, mais la politique du logement ne peut plus reposer uniquement sur la construction neuve. Un ancien bureau peut devenir un appartement. Un logement peut revenir sur le marché lorsqu’un patrimoine est transmis. Un propriétaire peut accepter de louer lorsque le risque d’impayé cesse de reposer sur lui seul. Un terrain constructible peut être mobilisé lorsqu’il devient moins avantageux de le conserver indéfiniment sans projet.
Souveraineté & Progrès organisera donc sa politique autour d’un principe : libérer le foncier. La construction deviendra plus facile lorsque les règles sont respectées, le bâti existant pourra changer d’usage plus facilement et la location sera davantage sécurisée. La fiscalité protégera la résidence de vie et les petites propriétés tout en faisant davantage circuler les grandes concentrations immobilières.
Cette politique conservera parallèlement un logement social puissant et un hébergement d’urgence capable de répondre aux situations où le marché ne peut pas suffire. L’enjeu sera moins d’administrer chaque propriété que de permettre au parc existant de mieux répondre aux besoins réels.
LES ENGAGEMENTS DE SP
→ LIBÉRER LE FONCIER ET FAIRE CIRCULER LES LOGEMENTS
SIMPLIFIER LA CONSTRUCTION
Le permis de construire ordinaire cessera d’être la règle générale. Les règles de hauteur, d’implantation, d’emprise, de sécurité et de risques resteront obligatoires et connues, mais une construction conforme fera principalement l’objet d’une déclaration informative. Les aménagements intérieurs et les travaux sans incidence foncière utile seront largement libres. L’administration contrôlera ensuite les irrégularités plutôt que d’autoriser préalablement chaque projet.
EXONÉRER L'HÉRITAGE DE LA RÉSIDENCE DE VIE
La résidence de vie pourra être transmise sans impôt, quelle que soit sa valeur. Le patrimoine immobilier détenu au-delà sera en revanche regroupé et soumis à un barème progressif, afin de distinguer la maison familiale des grandes accumulations immobilières. L’achat d’un logement ancien sera parallèlement moins taxé, avec notamment jusqu’à 5 000 € récupérables pour un primo-accédant après son installation.
RÉFORMER LA FISCALITÉ FONCIÈRE
L’Impôt Républicain Foncier remplacera les principales taxes foncières par un calcul fondé sur la surface réelle et l’usage du bien. Les petites surfaces seront davantage protégées, tandis que les très grandes propriétés, résidences secondaires et meublés touristiques contribueront davantage. Les terrains constructibles conservés sans projet pourront être majorés de 25 % après trois ans et de 50 % après cinq ans.
TRANSFORMER LE BÂTI EXISTANT
Un bureau, un commerce, un hôtel ou un entrepôt pourra être transformé plus facilement en logement lorsque les normes d’habitation seront respectées. La partie du bien effectivement reconvertie bénéficiera d’une restitution de l’impôt payé lors de l’acquisition, puis de deux années sans Impôt Républicain Foncier et de deux années à taux réduit. L’usage résidentiel devra ensuite être conservé pendant au moins dix ans.
→ SÉCURISER LA LOCATION ET PROTÉGER LE DOMICILE
La Garantie Publique des Loyers Impayés garantira au propriétaire 100 % du loyer et des charges dus lorsqu’un impayé sera constaté sur un bail régulier. La puissance publique paiera rapidement le bailleur puis traitera séparément la situation du locataire et le remboursement éventuel de la dette. La trêve hivernale sera maintenue, mais son coût ne reposera plus sur le propriétaire.
REMETTRE LES FAIBLES DPE EN LOCATION
Les logements classés E, F ou G pourront être à nouveau loués lorsqu’ils resteront sûrs, salubres et habitables. Leur mauvaise performance énergétique entraînera une baisse automatique et obligatoire du loyer, puis un malus croissant si les travaux ne sont pas réalisés. Dès qu’une rénovation permettra d’atteindre au moins la classe D, le logement retrouvera son régime locatif normal.
MIEUX PROTÉGER LE DOMICILE
La présomption de légitime défense du domicile sera étendue aux intrusions caractérisées de jour comme de nuit, tout en maintenant le contrôle du juge. Pour les occupations illégales déjà installées, l’évacuation devra intervenir au plus tard dans les sept jours suivant l’expiration de la mise en demeure, sauf suspension judiciaire. L’Impôt Républicain Foncier sera suspendu pendant la période où le propriétaire est officiellement privé de son bien.
RECONSTRUIRE UN SYSTÈME FRANÇAIS DE NORMES
Après la sortie de l’Union européenne, la France devra retrouver la maîtrise complète des règles applicables aux produits vendus sur son territoire. Le système NF deviendra progressivement le cadre national de conformité, avec une AFNOR renforcée et des exigences adaptées selon les secteurs et les risques.
La transition sera progressive. Le marquage européen CE restera reconnu pendant cinq ans après la sortie, donnant aux entreprises le temps d’adapter leurs produits et leurs procédures au nouveau cadre français.
Les produits français comme étrangers seront soumis aux mêmes règles lorsqu’ils seront vendus en France. Des certifications NF complémentaires pourront valoriser la durabilité, la réparabilité et la production nationale.
→ GARANTIR UN LOGEMENT POUR LES PLUS FRAGILES
RATTRAPER LE RETARD DU LOGEMENT SOCIAL
Environ 150 000 logements sociaux supplémentaires seront mis en service sur cinq ans par rapport au rythme actuel. La mobilité interne sera renforcée afin que les logements correspondent mieux à la taille et à la situation des ménages. Lorsqu’un foyer dépassera durablement les plafonds de ressources, une sortie accompagnée sur 24 mois remplacera le simple paiement d’un surloyer.
Le parc existant d’environ 203 000 places sera maintenu et complété par 20 000 à 30 000 places supplémentaires. Le 115 restera en place, tandis que les services d’orientation seront rapprochés du terrain et mieux reliés à l’ouverture des droits sociaux. L’objectif sera de protéger immédiatement puis d’organiser plus rapidement la sortie vers un logement, une formation, un emploi ou une solution adaptée.
→ LES CHIFFRES CLÉS DES ENGAGEMENTS DE SP
150.000
LOGEMENTS SOCIAUX
SUPPLÉMENTAIRES
EN 5 ANS
30.000
PLACES D’HÉBERGEMENT
D’URGENCE
SUPPLÉMENTAIRES
100%
DES LOYERS ET CHARGES
GARANTIS AU PROPRIÉTAIRE
EN CAS D’IMPAYÉ OU DE SQUAT
→ LE CHIFFRAGE BUDGÉTAIRE POUR LE LOGEMENT ET LE FONCIER
≈2,2 milliards d'euros par an d'effort public brut supplémentaire à plein déploiement.
≈26 milliards d'euros d'investissements mobilisés sur 5 ans pour le logement social.
Cet effort annuel regroupe environ 440 millions d’euros de concours publics directs pour le rattrapage du logement social, 250 à 400 millions d’euros pour les nouvelles capacités d’hébergement et jusqu’à 1,4 milliard d’euros de dépense brute supplémentaire liée à la suppression de la Réduction de loyer de solidarité. L’essentiel des 26 milliards investis dans le logement social reposera sur des prêts remboursables et les fonds propres des bailleurs, et non sur le budget public.
La GPLI n’est pas incluse dans ce total, son coût net dépendant des impayés réellement constatés et des sommes ensuite récupérées par la puissance publique.
Découvrez le dossier technique
de cette thématique pour consulter le détail de chaque mesure,
le calendrier et la trajectoire budgétaire.
FOCUS SUR UN ENGAGEMENT DE SP
GARANTIE PUBLIQUE DES LOYERS IMPAYÉS
Un impayé de loyer mélange aujourd’hui deux problèmes différents. Le propriétaire peut perdre pendant plusieurs mois le revenu de son logement alors qu’il continue à supporter ses propres charges. Dans le même temps, le locataire peut avoir subi une perte d’emploi, une maladie ou une rupture familiale qui nécessite une réponse sociale.
La Garantie Publique des Loyers Impayés séparera ces deux situations.
Lorsqu’un bail régulier présentera au moins un mois complet de loyer et de charges impayés malgré une relance formalisée, le dossier pourra être déposé auprès d’une Maison France Services. Celle-ci rassemblera les informations nécessaires et vérifiera également que les prestations auxquelles le locataire peut prétendre ont bien été ouvertes. L'administration vérifiera ensuite la réalité de l’impayé et déclenchera la garantie.
Le propriétaire recevra 100 % des loyers et charges garantis, avec un paiement rétroactif au premier impayé entrant dans le dispositif. Si le bail est ensuite résilié, l’indemnité d’occupation légalement due restera également couverte jusqu’au départ effectif.
Prenons une dette locative de 4 000 €. Lorsque la GPLI aura versé ces 4 000 € au propriétaire, celui-ci sera entièrement désintéressé pour cette somme. La dette ne disparaîtra pas pour autant : la puissance publique deviendra créancière des 4 000 € à sa place.
Si le locataire disposait des ressources nécessaires et a volontairement refusé de payer, l’État récupérera la créance auprès de lui. Si l’impayé résulte d’une difficulté réelle, un échéancier, une reprise du paiement ou un relogement plus adapté pourront être recherchés. Lorsque la situation établira qu’aucun remboursement raisonnable n’est possible, la solidarité nationale assumera tout ou partie de la perte.
Cette garantie modifiera également l’accès au logement. Un propriétaire sachant qu’un accident de vie de son locataire ne se transformera plus automatiquement en plusieurs mois de loyers perdus aura moins de raisons d’exiger des garanties excessives ou d’écarter systématiquement les dossiers jugés fragiles.
La protection du locataire sera conservée, notamment pendant l’hiver. Mais lorsque la République décidera qu’une protection sociale justifie le maintien temporaire d’un ménage dans les lieux, elle en assumera elle-même le coût au lieu de le transférer au propriétaire.
Libérer le foncier et sécuriser à la fois les locataires et les propriétaires.
Souveraineté & Progrès cherchera à remettre le logement en mouvement : davantage de foncier mobilisé, davantage de bâtiments transformés et une location privée sécurisée. Lorsque le marché ne pourra pas répondre,
le logement social et l’hébergement public garantiront une réponse adaptée.
Le logement devra redevenir d’abord un lieu de vie et un élément du parcours d’une personne,
plutôt qu’une ressource progressivement immobilisée par la rareté et la concentration.