SOUVERAINETÉ & PROGRÈS
ÉDUCATION ET FORMATION
SOUVERAINETÉ & PROGRÈS
ÉDUCATION ET FORMATION
REBÂTIR L'ÉDUCATION
Depuis plusieurs décennies, l’École française s’épuise à se réformer sans parvenir à se reconstruire. Chaque gouvernement modifie les programmes, réorganise les parcours ou ajoute de nouveaux dispositifs, mais l’ensemble reste privé d’une direction suffisamment stable pour produire des résultats durables. Cette instabilité se mesure d’abord dans les apprentissages, puisque trop d’élèves avancent encore dans leur scolarité sans maîtriser pleinement la lecture, l’écriture ou les mathématiques. Ces lacunes ne disparaissent pas avec le passage dans la classe supérieure. Elles s’installent, affaiblissent la confiance de l’élève et finissent par peser sur son orientation, jusqu’à réduire l'égalité républicaine que l’École devait précisément lui donner.
À mesure que cette promesse s’efface, tout le système perd en cohérence. Les enseignants voient leur métier se dégrader parce qu’on leur demande de compenser les failles d’une institution qui change constamment de cap sans leur donner les moyens d’agir dans la durée. Les élèves les plus fragiles en subissent directement les conséquences, notamment lorsque le handicap, la santé ou les difficultés sociales exigeraient un accompagnement que l’École ne peut plus toujours assurer correctement. Le lieu de naissance et les ressources familiales reprennent alors une importance qu’ils ne devraient jamais avoir, d’abord dans la qualité des conditions d’apprentissage, puis dans la possibilité de poursuivre des études. Cette fracture se prolonge enfin dans la formation professionnelle, où l’absence de planification conduit la France à manquer de compétences dans des secteurs essentiels alors même que de nombreux jeunes et adultes cherchent une orientation stable. Le pays dépense donc beaucoup pour éduquer et former, mais sans parvenir à garantir à chacun un parcours solide ni à préparer collectivement les besoins de son avenir.
Face à ce constat, Souveraineté & Progrès veut reconstruire l’éducation comme un projet national continu, depuis les premières années de l’enfant jusqu’à la formation tout au long de la vie. Cette refondation commencera par les États généraux de l’Éducation nationale, afin de sortir des réformes imposées par le haut et de redonner une direction durable à l’École, par ceux qui la font vivre. Un effort massif en faveur des salaires des enseignants sera engagé, parce qu’aucune ambition pédagogique ne peut tenir sans enseignants reconnus, sans accompagnement humain et sans conditions de travail dignes. La réforme de SP rétablira également l’égalité matérielle entre les élèves en rénovant les établissements et en empêchant que le coût des études décide à la place du mérite. Enfin, un Plan de formation national prolongera cette reconstruction en reliant les aspirations individuelles aux besoins réels du pays, afin que l’éducation redevienne à la fois une force d’émancipation pour chacune et chacun, et un instrument de souveraineté pour la Nation.
Ne pas protéger l'école, c'est abandonner son avenir.
LES ENGAGEMENTS DE SP
→ RETOUR DE LA DIGNITÉ POUR LES ENSEIGNANTS
REVALORISATION JUSQU'A 15% DU SALAIRE DES ENSEIGNANTS
La revalorisation sera intégrée aux grilles selon une trajectoire quinquennale garantie : +5 % dès la première année pour l’ensemble des enseignants, puis +7,5 % dans le premier degré et +10 % dans le second degré en année 3, avant d’atteindre respectivement +10 % et +15 % en année 5. Au minimum, cela garantit une hausse de 100 euros immédiatement pour tous les enseignants.
RESTAURER L'AUTORITÉ DANS LA SALLE DE CLASSE ET CRÉER DES ÉCOLES RÉPUBLICAINES RENFORCÉES
Restaurer l’autorité dans les établissements en imposant une réponse immédiate aux violences graves : mise en sécurité de la victime, éloignement conservatoire de l’auteur présumé et saisine du conseil de discipline sous 48 heures, pour une réunion dans un délai maximal de cinq jours ouvrés. En parallèle, créer 50 Écoles républicaines renforcées au cours des trois premières années, réparties sur le territoire, accueillant chacune 20 à 30 élèves auteurs de violences graves ou répétées, de menaces, de harcèlement persistant, de port d’arme, de trafics ou d’exclusions successives. Le réseau représentera entre 1 000 et 1 500 places simultanées et pourra prendre en charge environ 2 000 à 3 500 jeunes par an, avec un enseignement complet, un encadrement civique renforcé et un suivi pendant au moins 12 mois après la sortie. L’objectif est de protéger avant tout les personnels et les autres élèves et de maintenir l’instruction pour reconstruire les parcours des jeunes les plus difficiles plutôt que de les abandonner à la déscolarisation.
CRÉER UNE FONCTION PUBLIQUE DE L'ÉDUCATION NATIONALE
À partir des États généraux de l’Éducation nationale, créer une Fonction publique de l’Éducation nationale regroupant environ 1,2 million d’agents. Les travaux conduits pendant les États généraux définiront les nouveaux statuts, les parcours de formation, les grilles d’avancement, les mobilités et les protections professionnelles, avant une consolidation en année 3 et le vote d’une loi-cadre en année 4. Les premiers mouvements statutaires et administratifs commenceront en année 5, tandis que les rectorats évolueront progressivement vers des directions académiques recentrées sur la pédagogie, les examens, les affectations, la formation et la gestion des personnels. L’harmonisation complète sera conduite jusqu’à T10, sans perte de rémunération, d’ancienneté, de grade ni de droits à pension, pour un coût structurel estimé entre 230 et 355 millions d’euros.
→ FIN DE LA PRÉCARITÉ ÉTUDIANTE
En fonction du revenu et de la situation sociale et géographique, chaque étudiant peut bénéficier d'un revenu universel qui englobe l'aide au logement et les bourses actuelles. Jusqu'à 1.050 euros par mois pour les situations les plus difficiles (zones locatives tendues, coût de la vie élevé, situation d'isolement familial,...) avec un plancher universel de 100 euros, sous condition d'assiduité formelle.
FINANCER À 100% LES ÉTUDES DANS LES FILIÈRES STRATÈGIQUES : DISPOSITIF STUDIUM
Pour préparer la souveraineté de notre pays et concourir à l'émancipation des apprenants, nous devons réorganiser les filières d'apprentissage dans ce qui compte vraiment : agriculture, énergie, IA, médical, spatial, sciences appliquées,... Autant de domaines dont les études seront intégralement financés par le dispositif STUDIUM, avec un barème social dégressif, pour un investissement supplémentaire proche de 3,5 milliards d'euros par an. Cette orientation budgétaire permet une véritable adéquation entre formation et besoin futur du marché intérieur et international, pour la souveraineté du pays.
FAIRE DE L'APPRENTISSAGE UNE FILIÈRE D’EXCELLENCE
Revaloriser l’apprentissage en garantissant une rémunération à 100% au prorata du temps réellement travaillé, comme les autres salariés, avec une formation contrôlée et de véritables perspectives d’embauche durable. Les petites entreprises seront fortement soutenues par un remboursement mensuel pouvant atteindre 75 % du salaire versé, tandis que les grands groupes assumeront une part plus importante du coût. Les frais de formation et les besoins matériels de l’apprenti seront pris en charge séparément afin que l’argent public finance réellement l’acquisition d’un métier et non une main-d’œuvre à bas coût.
FINANCER LA MOBILITÉ ÉTUDIANTE
Déployer des bus express gratuits reliant directement les zones de logement, les gares et les résidences étudiantes aux campus, avec des horaires universitaires adaptés pour réduire la saturation aux heures de pointe. Jusqu’à 200 000 étudiants par an pourront également être aidés pour l’achat d’un vélo, tandis que les arrêts, cheminements et stationnements seront sécurisés. Cette politique permettra d’améliorer immédiatement le quotidien de 600 000 à 900 000 étudiants vivant loin de leur lieu d’étude, pendant que de nouveaux logements seront construits.
METTRE EN PLACE LA GRATUITÉ DES PROTECTIONS MENSTRUELLES DANS TOUS LES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES
De manière respectueuse et confidentielle, chaque établissement, du collège à l'université, devra assurer la mise en place d'une distribution de protections menstruelles jetables ou recyclables. Pour un fait biologique qui concerne la moitié des étudiants, ce dispositif permettra de diminuer l'absentéisme et de mettre fin à la précarité menstruelle.
→ UN CADRE D'APPRENTISSAGE SOLIDIFIÉ
RÉNOVER 10.000 ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES EN 5 ANS : LE FREE
Grâce à un effort minimum de 5 milliards sur 5 ans et la centralisation des budgets dispersés dans les collectivités via la réforme territoriale dans un Fonds de Rénovation des Établissements Éducatifs (FREE), Souveraineté & Progrès lancera un grand plan de rénovation de 10.000 établissements scolaires, notamment pour la partie thermique. En parallèle, 500 structures modulaires seront rapidement déployées pour pallier les zones en tension, notamment en outre-mer. Ces modules, compte tenu de la baisse démographique attendue, seront réutilisés en logement d'urgence pour lutter contre le sans-abrisme ou pour des structures temporaires d'accueil migratoire.
La maîtrise du français et des mathématiques, le discernement de l’information et l’éducation alimentaire formeront le socle commun nécessaire à tout futur citoyen éclairé. Une priorité claire leur sera accordée dans les emplois du temps, avec un cours hebdomadaire consacré à l’information et aux réseaux de la cinquième à la terminale. En parallèle, chaque école primaire disposera progressivement d’un potager pédagogique à l’horizon 10 ans, tandis que les cantines publiques viseront 75 % de produits français ou locaux. L’objectif est de former des élèves capables de lire, raisonner, vérifier une information et comprendre ce qu’ils consomment.
METTRE EN PLACE UN PLAN DE FORMATION NATIONALE
Former davantage de soignants, de techniciens, d’ingénieurs, d’agriculteurs et de professionnels indispensables aux services publics et à la souveraineté du pays. Planifier sur dix ans les besoins réels, les places de formation, les formateurs, les équipements, les stages et les débouchés, sans imposer aux citoyens le choix de leurs études. L’objectif est d’ouvrir progressivement 100 000 à 140 000 places supplémentaires par an dans les secteurs prioritaires, tout en vérifiant que les emplois et les conditions d’accueil existent réellement.
ORGANISER LES ÉTATS-GÉNÉRAUX DE L'ÉDUCATION NATIONALE
Dès l’année 1, Souveraineté & Progrès veut réunir pendant douze à dix-huit mois enseignants, personnels éducatifs, parents d'élèves, élèves eux-mêmes, chercheurs et représentants académiques afin de reconstruire durablement l’École à partir de l’expérience du terrain. Leurs travaux porteront sur le statut et la carrière des personnels, les fondamentaux et la formation des enseignants, les rythmes scolaires, l’inclusion et l’usage maîtrisé du numérique. Les propositions seront publiques et devront être traduites en décisions concrètes par le Gouvernement et le Parlement.
→ LES CHIFFRES CLÉS DES ENGAGEMENTS DE SP
+15%
POUR LES SALAIRES
DES ENSEIGNANTS
EN 5 ANS
100%
DE PRISE EN CHARGE
POUR LES ÉTUDES DANS LES
SECTEURS STRATÉGIQUES,
SOUS CONDITIONS DE REVENU
0
ÉTUDIANTS
EN SITUATION DE PRÉCARITÉ
GRÂCE A UNE AIDE UNIVERSELLE
ENTRE 100 ET 1.050 EUROS
→ LE CHIFFRAGE BUDGÉTAIRE POUR L'ÉDUCATION
+ 9,8 milliards d'euros dès la première année, pour la revalorisation des salaires, le revenu étudiant universel, les recrutements et les premières rénovations.
166 milliards d'euros d'effort supplémentaire en 10 ans, dont 143 de fonctionnement et 23 d'investissement.
L'Éducation et la formation représenteront un effort supplémentaire de 166 milliards d’euros sur dix ans, avec une montée en charge progressive de 9,8 milliards en année 1 à environ 18 milliards d’euros par an en régime stabilisé. Cette programmation finance prioritairement les personnels, la petite enfance, l’apprentissage, l’autonomie étudiante, la formation nationale et la modernisation des équipements éducatifs.
Découvrez le dossier technique
de cette thématique pour consulter le détail de chaque mesure,
le calendrier et la trajectoire budgétaire.
FOCUS SUR UN ENGAGEMENT DE SP
REVENU ÉTUDIANT UNIVERSEL
Étudier est devenu aujourd'hui un véritable combat quotidien. 20 % des étudiants déclarent avoir déjà été dans l’impossibilité de couvrir leurs besoins essentiels et 13 % ne disposent pas toujours d’une alimentation suffisante. Le travail étudiant est lui aussi devenu une nécessité pour une part importante de la jeunesse : parmi les étudiants qui exercent une activité rémunérée, 59 % la considèrent comme indispensable pour vivre. Ces difficultés ne relèvent plus de quelques situations isolées, mais d’un système qui fait encore dépendre la réussite des ressources familiales, du territoire de résidence et de la capacité à travailler parallèlement aux études. Une République qui demande à sa jeunesse de se former ne peut pas accepter que les conditions matérielles d’existence deviennent un obstacle à l’apprentissage, à l’émancipation et à l’égalité des parcours.
Souveraineté & Progrès instaurera donc le Revenu Étudiant Universel. Ce dispositif pourra ainsi varier de 100 à 1.050 euros par mois, pour les situations de grande vulnérabilité. Elle sera plus élevée dans les villes où les loyers sont particulièrement chers, dans certains territoires ultramarins ou lorsqu’un étudiant ne bénéficie d’aucun soutien familial. À titre d’exemple, une étudiante en rupture familiale vivant à Paris pourra percevoir entre 850 et 1.050 euros par mois, tandis qu’un étudiant soutenu par sa famille dans une ville moins coûteuse conservera le socle minimal. Cette aide regroupera donc à la fois l'aide au logement, les bourses et la situation sociale de l'étudiant.
Le travail étudiant restera possible sans entraîner une suppression brutale de l’aide, grâce à une diminution progressive selon les revenus perçus. Les frais directement liés à la formation, comme le matériel professionnel, certains concours ou les mobilités stratégiques, resteront pris en charge séparément par l'aide dédiée au financement des études dans les secteurs stratégiques. Lancée dès la première année, cette aide universelle doit permettre à chaque étudiant de se loger décemment, de se nourrir correctement et de poursuivre sa formation dans des conditions dignes, pour permettre réussite et projection dans l'avenir.
Souveraineté & Progrès, à travers ce dispositif, vise un seul objectif : mettre fin à la précarité étudiante.
Une éducation reconstruite pour l'émancipation et pour l'avenir
Pour Souveraineté & Progrès, l’éducation est le socle commun de l’émancipation individuelle et de la puissance collective. Lorsque le niveau général s’élève et que les parcours deviennent plus solides, chacun gagne en autonomie
tandis que la Nation retrouve les compétences nécessaires pour préparer son avenir.
L’École doit donner au pays la force de se transformer et d'assurer sa souveraineté dans tous les domaines.