SOUVERAINETÉ & PROGRÈS
ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
SOUVERAINETÉ & PROGRÈS
ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
CONJUGUER ÉNERGIE ET ÉCOLOGIE
L’écologie ne concerne pas seulement le climat. Elle touche directement à ce dont un pays a besoin pour fonctionner : de l’eau disponible, une énergie accessible, des sols capables de produire, des forêts renouvelées et des ressources suffisamment préservées pour continuer à être utilisées demain.
La France a déjà obtenu des résultats importants. Ses émissions territoriales de gaz à effet de serre ont diminué de près d’un tiers depuis 1990 et son électricité est très largement décarbonée. Mais d’autres fragilités demeurent. La ressource renouvelable en eau de la France métropolitaine a diminué de 14 % entre les périodes 1990-2001 et 2002-2018, près d’une espèce évaluée sur six est aujourd’hui menacée et environ 20 000 hectares d’espaces naturels, agricoles ou forestiers continuent d’être consommés chaque année.
L’énergie présente le même paradoxe. La France a produit 547,5 TWh d’électricité en 2025 et exporté un solde de 92,3 TWh, mais elle reste très dépendante de l’étranger pour le pétrole et le gaz. Surtout, disposer d’une électricité largement nationale et décarbonée n’empêche pas encore les ménages et les entreprises de subir les conséquences des crises énergétiques extérieures. L'électrification doit être poursuivie pour préparer notre avenir.
Souveraineté & Progrès veut donc sortir d’une écologie principalement organisée autour de normes, de taxes et de dispositifs dispersés. La puissance publique doit connaître précisément l’état des ressources, planifier leur utilisation et financer les transformations nécessaires. Protéger et produire ne sont pas deux objectifs contradictoires : une ressource détruite ne produit plus, mais une ressource que l’on s’interdit systématiquement d’utiliser ne garantit pas davantage la souveraineté du pays.
Cette doctrine commence par l’eau, érigée en Grande Cause Nationale dès l’année 1. Elle se prolonge par la protection constitutionnelle des ressources essentielles, la restauration des sols, des forêts et des écosystèmes, puis par une stratégie énergétique fondée sur un système électrique public, largement nucléaire et hydraulique.
La transition doit également devenir matériellement accessible. Une aide national regroupera les principales aides à l’investissement écologique dans un dispositif unique, tandis que les entreprises seront incitées à réemployer leurs stocks plutôt qu’à les détruire. Enfin, chaque politique sera évaluée à partir de ses résultats physiques : émissions, qualité de l’eau, état des sols, artificialisation ou restauration des écosystèmes.
L’objectif est de remettre la France en capacité de maîtriser durablement l’eau, l’énergie, les sols et les ressources dont dépendent sa population, son économie et sa souveraineté.
LES ENGAGEMENTS DE SP
→ PROTÉGER NOS RESSOURCES ESSENTIELLES
FAIRE DE L’EAU UNE GRANDE CAUSE NATIONALE
Dès l’année 1, SP fera de l’eau une priorité nationale afin de préparer le pays aux tensions hydriques des prochaines décennies. Un état hydrique national établira une vision consolidée de la quantité et de la qualité de la ressource, identifiera les bassins en tension, les captages vulnérables et les réserves stratégiques utiles notamment à la sécurité civile. Les données seront rendues plus accessibles au public et la connaissance du cycle de l’eau, des nappes et des usages sera renforcée dans l’éducation. L’objectif est de construire une véritable culture hydrique nationale et de passer d’une gestion dans l’urgence des sécheresses à une politique anticipée de la ressource.
MESURER ET PROTÉGER NOTRE RESSOURCE EN EAU
La Traçabilité Hydrique Nationale permettra de connaître réellement les prélèvements significatifs effectués dans les nappes et cours d’eau afin de mieux arbitrer les périodes de tension. Environ 200 000 points prioritaires pourront progressivement être équipés, avec un régime renforcé et accompagné pour l’agriculture. L’investissement public est estimé entre 300 et 500 millions d’euros sur cinq ans et doit permettre de protéger aussi bien la ressource que les exploitants respectant les règles.
CONSTITUTIONNALISER LES RESSOURCES ESSENTIELLES
L’eau, les terres agricoles nécessaires à la sécurité alimentaire, certaines ressources forestières, les ressources halieutiques et les minerais critiques deviendront un patrimoine stratégique de la Nation. Il ne s’agit ni de nationaliser ces ressources ni d’interdire leur exploitation : la Constitution donnera au Parlement les moyens de protéger leur disponibilité, d’encadrer certaines prises de contrôle ou concessions et d’arbitrer entre production, environnement et sécurité des approvisionnements.
RESTAURER LES FORÊTS, LES SOLS ET LES ÉCOSYSTÈMES
SP fera de la gestion du vivant une politique productive autant qu’écologique. La programmation prévoit notamment 100 000 kilomètres de haies nouvelles ou restaurées à T+10, une augmentation de 10 % des surfaces végétalisées dans les secteurs urbains déficitaires et la création d’un Indice national de Santé des Sols. La récolte de bois public pourra parallèlement passer de 11,5 millions de m³ aujourd’hui à environ 12,5–14 millions à T+10 lorsque l’état des massifs le permet.
FAIRE DES FRICHES LA PREMIÈRE RÉSERVE FONCIÈRE DU PAYS
SP donnera la priorité aux terrains déjà artificialisés pour accueillir de nouveaux logements, équipements ou implantations industrielles lorsqu’ils sont réellement adaptés. En 2025, environ 60 000 hectares de friches étaient déjà identifiés, tandis que le potentiel réel national est évalué dans le dossier entre 80 000 et 140 000 hectares. Une artificialisation nouvelle restera possible lorsqu’aucune friche utilisable ne répond aux besoins d'un projet.
RENFORCER LA POLICE DE L'ENVIRONNEMENT
SP donnera la priorité aux terrains déjà artificialisés pour accueillir de nouveaux logements, équipements ou implantations industrielles lorsqu’ils sont réellement adaptés. En 2025, environ 60 000 hectares de friches étaient déjà identifiés, tandis que le potentiel réel national est évalué dans le dossier entre 80 000 et 140 000 hectares. Une artificialisation nouvelle restera possible lorsqu’aucune friche utilisable ne répond aux besoins d'un projet.
→ REPRENDRE NOTRE SOUVERAINETÉ ÉNERGÉTIQUE
EDF, déjà détenue à 100 % par l’État, deviendra un véritable opérateur public chargé de la production et de la fourniture nationale. SP veut progressivement sortir le prix intérieur des fluctuations du marché européen pour le rapprocher des coûts français de production et de réseau. L’objectif est de ramener le prix résidentiel moyen d’environ 255 €/MWh en 2025 à environ 150–165 €/MWh, soit plusieurs centaines d’euros d’économie annuelle pour les ménages et plusieurs milliers d'euros pour les entreprises.
RENOUVELER LE PARC ET PRÉPARER LE NUCLÉAIRE DE IVᵉ GÉNÉRATION
SP prolongera les réacteurs existants lorsque leur sûreté le permet et maintiendra le programme des six EPR2. Parallèlement, la France relancera une filière de réacteurs rapides de IVᵉ génération afin d’utiliser beaucoup plus efficacement les matières nucléaires disponibles. Un démonstrateur de 300 à 600 MW est prévu, avec un premier kWh visé entre T+12 et T+15 avant toute décision de déploiement industriel.
FAIRE DE L’HYDROÉLECTRICITÉ UN PILIER DU STOCKAGE NATIONAL
L’Agence Nationale de l’Eau et de l’Hydroélectricité, créée par SP, coordonnera la planification de la ressource et des grands ouvrages, sans remplacer les exploitants existants. SP modernisera en priorité les barrages déjà construits et accélérera le développement des STEP afin de porter la puissance hydraulique française d’environ 25,7 GW aujourd’hui vers 29 à 30 GW à T+15, dont 7 à 8 GW de STEP. Le programme représente 15 à 20 milliards d’euros d’investissements sur quinze ans, principalement portés par les opérateurs.
→ FINANCER ET MESURER LA TRANSITION
CRÉER UNE AIDE UNIQUE POUR FINANCER LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE
L’Aide Nationale à la Transition Écologique remplacera intégralement l’empilement actuel d’aides à l’investissement écologique, comme par exemple MaPrimRenov'. Ménages et entreprises disposeront d’un barème national dégressif, avec un soutien renforcé pour les équipements produits en France. L’enveloppe atteindra environ 10,2 milliards d’euros par an en régime de croisière, soit 99,6 milliards sur dix ans, dont 59 milliards de crédits existants redéployés et 40,6 milliards de crédits nouveaux.
Le dispositif INVASTOK ne créera ni nouvel impôt ni nouvelle administration. Une entreprise pourra continuer à vendre, donner, réparer, reconditionner ou recycler ses invendus sans conséquence fiscale particulière. En revanche, lorsqu’elle détruira volontairement un produit encore utilisable, elle devra restituer la TVA qu’elle avait précédemment déduit sur les intrants concernés. SP fixe comme objectif de réduire d’au moins 50 % les destructions évitables à T+5 après établissement de leur niveau initial.
MESURER LES RÉSULTATS DE LA TRANSITION
SP publiera chaque année une Trajectoire écologique nationale reposant sur des indicateurs physiques plutôt que sur le nombre de normes ou d’aides distribuées. La France conservera l’objectif d’au moins –50 % d’émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990, puis environ –77 % en 2040 et la neutralité en 2050. Le tableau de bord suivra également l’eau, l’air, les sols, les haies, les friches, l’artificialisation et la restauration des écosystèmes.
→ LES CHIFFRES CLÉS DES ENGAGEMENTS DE SP
95%
DES PRÉLÈVEMENTS HYDRIQUES
SIGNIFICATIFS MESURÉS
EN 5 ANS
160
EUROS/MWH COMME PRIX
RÉSIDENTIEL MOYEN
VISÉ POUR L’ÉLECTRICITÉ
EN RÉGIME SOUVERAIN
100.000
KILOMÈTRES DE HAIES
NOUVELLES OU RESTAURÉES
EN 10 ANS
→ LE CHIFFRAGE BUDGÉTAIRE POUR L'ÉNERGIE ET L'ÉCOLOGIE
≈ 75 milliards d'euros de crédits nouveaux sur 20 ans mobilisés pour la transition écologique.
≈ 450 milliards d'euros d'investissements sur 20 ans pour notre système énergétique.
La transformation environnementale et énergétique mobilisera des investissements importants, mais l’essentiel des infrastructures sera financé sur le temps long par les opérateurs publics et les instruments d’investissement. SP évalue à environ 75 milliards d’euros les crédits publics réellement nouveaux sur vingt ans, tandis que le système énergétique mobilisera parallèlement autour de 449 milliards d’euros d’investissements industriels, dont une grande partie aurait été nécessaire indépendamment du projet.
Découvrez les cahiers programmatiques
de cette thématique pour consulter le détail de chaque mesure,
le calendrier et la trajectoire budgétaire.
FOCUS SUR UN ENGAGEMENT DE SP
L’EAU :
GRANDE CAUSE NATIONALE
Pendant longtemps, la France a pu considérer l’eau comme une ressource abondante et relativement prévisible. Cette situation évolue. Entre les périodes 1990-2001 et 2002-2018, la quantité renouvelable disponible en France métropolitaine a diminué d’environ 14 %. Cela ne signifie pas que le pays serait condamné à manquer d’eau, mais que sa disponibilité devient plus irrégulière selon les saisons et les territoires. Le premier problème est celui de la connaissance. La France dispose déjà de nombreux outils de surveillance des nappes, des cours d’eau et des prélèvements, mais les données nationales consolidées peuvent encore arriver avec plusieurs années de retard.
Souveraineté & Progrès fera donc de l’eau la Grande Cause Nationale dès la première année, avec un premier objectif : disposer d’un état hydrique national réunissant quantité, qualité, prélèvements, restitutions, captages et principales vulnérabilités de chaque bassin. Cette connaissance sera complétée par la Traçabilité Hydrique Nationale. Les prélèvements significatifs réalisés en dehors du réseau public seront progressivement identifiés et mesurés : agriculture irriguée, industrie, grands captages privés ou installations particulièrement consommatrices. Les usages domestiques ordinaires ne sont pas concernés. À horizon T+5, l’objectif est de mesurer au moins 95 % des prélèvements entrant dans le champ du dispositif.
Cette traçabilité doit surtout permettre de sortir des oppositions simplistes. En 2022, environ 3,6 milliards de m³ d’eau douce ont été prélevés pour l’irrigation, 2,2 milliards pour l’industrie hors production électrique et 5,7 milliards pour la production d’eau potable. Ces volumes ne sont ni comparables dans leurs usages ni automatiquement synonymes de consommation définitive. La politique publique devra donc distinguer ce qui est prélevé, ce qui est réellement consommé et ce qui est restitué au milieu naturel. La même logique s’appliquera au stockage agricole. SP ne prévoit pas d’interdire les bassines ou méga-bassines par principe : stocker de l’eau en période humide peut permettre de réduire certains prélèvements estivaux. Mais une bassine ne crée pas d’eau. Son remplissage dépendra donc de l’état réel des nappes et des cours d’eau, avec possibilité de réduction ou de suspension lorsque la recharge hivernale est insuffisante. Les volumes prélevés et stockés seront intégrés à la traçabilité nationale.
La souveraineté hydrique concerne également la qualité. Les captages sensibles, les pollutions aux nitrates, pesticides, PFAS ou substances industrielles et les déficiences d’assainissement feront partie du diagnostic national. L’objectif n’est ni de considérer toute activité agricole ou industrielle comme une menace, ni d’accepter des dégradations durables : la responsabilité doit être établie à partir de données et les investissements nécessaires doivent être programmés dans le temps.
La gestion restera organisée à l’échelle des bassins versants, car une nappe ou une rivière ne s’arrête pas aux frontières administratives. Une Agence Nationale de l’Eau et de l’Hydroélectricité coordonnera cette planification et les grands arbitrages entre eau potable, agriculture, industrie, énergie et protection des milieux. Les Territoires Républicains conserveront parallèlement un rôle opérationnel au plus près des usages et des infrastructures locales.
L’eau recevra enfin une protection de long terme. À partir de la deuxième année, elle rejoindra le statut constitutionnel des ressources essentielles. Cette reconnaissance ne la rendra pas juridiquement intouchable : elle donnera au contraire à la République la capacité d’organiser durablement son utilisation en conciliant besoins de la population, agriculture, industrie, souveraineté et protection des écosystèmes.
La Grande Cause Nationale ne se résume donc pas à demander aux Français de consommer quelques litres de moins. Elle vise à faire passer la France d’une gestion principalement réactive aux sécheresses à une véritable planification de sa ressource vitale.
Connaître ce que nous avons, mesurer ce que nous prélevons, protéger la qualité et arbitrer les usages avant que la crise n’éclate : c’est ainsi que SP entend reconstruire la souveraineté hydrique française.
Protéger nos ressources, maîtriser notre énergie, réussir la transition.
L’écologie et l'énergie doivent permettre à la France de conserver durablement les ressources nécessaires
pour vivre, produire et rester souveraine.
La transition ne reposera donc ni sur la contrainte permanente ni sur la promesse d’une croissance sans limites.
Elle reposera sur la connaissance des ressources, l’investissement, la planification et l’évaluation des résultats.
Protéger ce dont nous dépendons aujourd’hui, c’est garantir que la France puisse encore en disposer demain.