SOUVERAINETÉ & PROGRÈS
BUDGET, FINANCES PUBLIQUES ET DROITS SOCIAUX
SOUVERAINETÉ & PROGRÈS
BUDGET, FINANCES PUBLIQUES ET DROITS SOCIAUX
UN BUDGET RÉPUBLICAIN
Les finances publiques françaises représentent des masses considérables, mais elles sont aujourd’hui réparties entre plusieurs ensembles : budget de l’État, Sécurité sociale, collectivités territoriales, opérateurs publics, fonds spécialisés et mécanismes de dette. Chacun répond à ses propres règles et dispose de ses propres circuits financiers.
Cette organisation permet de suivre séparément différentes politiques publiques, mais elle rend beaucoup plus difficile une vision d’ensemble. Des recettes sont affectées à certains organismes, des transferts circulent entre administrations et plusieurs niveaux de financement peuvent intervenir sur une même politique. Le Parlement vote ainsi des centaines de milliards d’euros sans disposer d’un cadre unique permettant de relier clairement les ressources disponibles aux grandes priorités nationales.
Souveraineté & Progrès reconstruira cette chaîne financière. Les Impôts Républicains, mis en place par la réforme fiscale, seront collectés par le Trésor puis réunis dans une Caisse Nationale Unique (CNU). Le Parlement décidera ensuite de leur répartition entre la protection sociale, les services publics nationaux, l’investissement stratégique, les territoires, la dette et une réserve destinée aux crises. Les dépenses resteront séparées et contrôlables : ce sera la ressource qui sera mutualisée.
Cette transformation s’accompagnera d’une réforme de la Sécurité sociale. Une Caisse de Sécurité Sociale Unifiée (CSSU) regroupera progressivement les fonctions aujourd’hui dispersées entre plusieurs réseaux et organismes, tout en maintenant des comptes distincts pour la santé, les retraites, la famille, l’autonomie ou le chômage. Les droits sociaux seront protégés par une nouvelle garantie juridique afin qu’une prestation votée ne puisse rester inappliquée faute de financement ou de texte réglementaire.
Les finances territoriales seront également réorganisées. Dans le cadre de la réforme territoriale portée par SP, deux grandes dotations financeront respectivement le fonctionnement et l’investissement des nouveaux Territoires Républicains et des collectivités de proximité. Un mécanisme temporaire corrigera les déséquilibres qui pourraient apparaître pendant la transition.
L’objectif sera de donner à la République une vision commune de ses moyens financiers, tout en maintenant une responsabilité identifiable pour chaque dépense.
LES ENGAGEMENTS DE SP
→ RÉUNIR ET PILOTER LES RESSOURCES DE LA NATION
CRÉER UNE CAISSE NATIONALE UNIQUE POUR PILOTER LE BUDGET
Une Caisse Nationale Unique (CNU) deviendra le centre de consolidation et de programmation des finances nationales. Elle recevra les produits de tous les Impôts Républicains (cf "Réforme fiscale") ainsi que les autres recettes nationales prévues par la loi. Elle organisera leur répartition entre six grandes destinations : protection sociale, budget national, investissement stratégique, financement territorial, dette et réserve nationale de stabilisation.
La CNU ne remplacera pas le Trésor : celui-ci continuera à gérer les paiements et la trésorerie. Elle ne décidera pas non plus seule des dépenses. Le Gouvernement proposera, le Parlement votera et les administrations compétentes exécuteront.
RÉUNIR LES RECETTES PUBLIQUES DANS UNE CHAÎNE COMMUNE
Les Impôts Républicains remplaceront progressivement les principaux impôts, cotisations, contributions et taxes qu’ils auront vocation à absorber. Leur produit ne sera plus automatiquement réservé à une politique ou à un organisme déterminé.
La chaîne deviendra : contribuable → administration fiscale → Trésor → CNU. Le Trésor continuera d’encaisser et de gérer les flux ; la CNU permettra au Parlement de connaître la capacité financière nationale avant de décider de son utilisation.
Cette architecture remplacera notamment la logique actuelle des grandes recettes sociales affectées. La protection sociale ne dépendra plus juridiquement de la CSG, de la CRDS ou d’une cotisation particulière : elle sera financée à partir de la ressource nationale commune.
REMPLACER LE BUDGET NATIONAL ACTUEL PAR UN VOTE FINANCIER CONSOLIDÉ
une Loi annuelle de financement de la CNU remplacera la loi de finances nationale dans sa fonction principale. Elle présentera dans un même cadre les recettes, le budget des services publics, la dotation sociale, les investissements stratégiques, les financements territoriaux, la dette et la réserve. La Loi de financement de la Sécurité sociale sera maintenue séparément afin que les dépenses sociales continuent à faire l’objet d’un débat parlementaire spécifique. Une réforme structurelle importante devra également présenter une trajectoire sur cinq et dix ans. Une loi d’approbation permettra ensuite de confronter les prévisions aux recettes et dépenses réellement exécutées.
UNE TRANSFORMATION DÉPLOYÉE SUR CINQ ANS
L’année d’installation sera consacrée aux audits et à la préparation des nouveaux circuits. Dès la première année budgétaire complète, les premiers Impôts Républicains entreront en vigueur et la CNU commencera à consolider les recettes. La réforme territoriale interviendra en année 2. La CSSU montera progressivement en puissance jusqu’à l’année 5, qui marquera l’installation de l’architecture financière définitive. Les années suivantes permettront de supprimer les derniers doublons et de stabiliser le système.
→ GARANTIR LES DROITS SOCIAUX ET UNIFIER LEUR GESTION
Une Garantie Automatique des Droits Sociaux (GADS) remplacera la protection que procuraient jusqu’ici les recettes fiscales spécifiquement affectées à la Sécurité sociale. Lorsqu’un droit aura été voté, les crédits nécessaires à son paiement ne pourront pas être bloqués par l’épuisement d’une enveloppe prévisionnelle. Si le coût réel dépasse les prévisions, la CSSU continuera de verser le droit et la CNU assurera l’ajustement financier.
La GADS agira aussi sur l’application des lois. Lorsqu’un décret sera nécessaire pour rendre un nouveau droit social effectif, son délai de publication sera fixé en principe à 3 mois maximum. En cas de retard, le Parlement sera automatiquement alerté et une procédure accélérée devant le Conseil d’État pourra être engagée.
REGROUPER LA GESTION DE LA PROTECTION SOCIALE
Une Caisse de Sécurité Sociale Unifiée (CSSU) deviendra l’opérateur national de la protection sociale. Elle reprendra progressivement les fonctions aujourd’hui dispersées entre plusieurs organismes et réseaux, sans mélanger les différents droits. Elle sera organisée en sections distinctes pour la santé, les retraites, la famille, l’autonomie, les accidents du travail, le chômage et les autres solidarités nationales. Les fonctions support, systèmes d’information et chaînes de traitement seront progressivement regroupés afin de supprimer les doublons administratifs.
L’assurance chômage sera également intégrée progressivement. Son transfert devra notamment reprendre les droits acquis ainsi que les engagements financiers existants. La bascule sera achevée progressivement jusqu’à l’année 5, lorsque la CSSU fonctionnera pleinement avec la CNU, la LFSS et la GADS.
→ RECONSTRUIRE LE FINANCEMENT DES TERRITOIRES
REMPLACER L’EMPILEMENT DES DOTATIONS PAR DEUX GRANDES ENVELOPPES
Dans le cadre de la réforme territoriale engagée par SP, le financement territorial sera organisé autour de deux grandes dotations nationales. La Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) financera les dépenses courantes des collectivités : personnels, services publics, entretien et administration. La Dotation Globale d’Investissement (DGI) financera les infrastructures, équipements et transformations de long terme.
Ces dotations remplaceront progressivement une grande partie de l’empilement actuel de dotations, concours et mécanismes de péréquation correspondant aux compétences transférées. Elles descendront ensuite des Territoires Républicains vers les intercommunalités puis les communes selon des critères publics de ressources et de charges.
La projection actuelle retient environ 123 à 128 milliards d’euros de DGF et 32 à 35 milliards de DGI, soit un flux territorial total de l’ordre de 159 milliards d’euros par an en scénario central.
Un Fonds d’Ajustement Péréquatif (FAP) interviendra lorsque la première répartition de la DGF ou de la DGI laissera apparaître une charge exceptionnelle ou une erreur de calibration. Il pourra temporairement soutenir un territoire, une intercommunalité ou une commune lorsque la continuité d’un service ou d’un investissement indispensable sera menacée. Lorsqu’un déséquilibre se révélera structurel, il devra ensuite être intégré dans le calcul normal de la DGF ou de la DGI. Le FAP sera institué pour cinq exercices budgétaires complets après la mise en œuvre de la nouvelle péréquation. Sa prolongation devra être explicitement justifiée devant le Parlement.
GARANTIR LA CONTINUITÉ DES DROITS
Une Procédure exceptionnelle pour les prestations sociales (PEPS) remplacera les mécanismes dispersés d’avances et de secours utilisés lorsqu’une transition administrative interrompt temporairement un versement. Elle permettra de maintenir provisoirement un droit, de verser une avance ou d’accélérer une transition entre deux prestations lorsqu’un droit sera déjà ouvert ou suffisamment établi. PEPS ne constituera pas une allocation supplémentaire et accompagnera prioritairement les cinq premières années de la réforme.
→ LES CHIFFRES CLÉS DES ENGAGEMENTS DE SP
1
CAISSE UNIQUE
POUR MIEUX PILOTER
LE BUDGET DE LA NATION
3
MOIS MAXIMUM POUR PUBLIER
LES TEXTES D’APPLICATION
D’UN NOUVEAU DROIT SOCIAL
5
ANS POUR INSTALLER
LA NOUVELLE ARCHITECTURE
BUDGÉTAIRE ET SOCIALE
→ L'IMPACT BUDGÉTAIRE DE CETTE RÉFORME
Cette réforme ne porte pas de budget autonome. Elle organise la circulation et le pilotage des finances publiques à travers la CNU, la CSSU, la GADS et les nouvelles règles de financement territorial. Les recettes supplémentaires, les économies et les dépenses nouvelles sont comptabilisées dans les réformes auxquelles elles correspondent (fiscalité, prestations sociales, territoires, investissements ou dette) afin d’éviter tout double comptage. Cette réforme fixe simplement l’architecture commune dans laquelle ces différents budgets seront votés, financés et contrôlés.
Découvrez le dossier technique
de cette thématique pour consulter le détail de chaque mesure,
le calendrier et la trajectoire budgétaire.
FOCUS SUR UN ENGAGEMENT DE SP
GARANTIE AUTOMATIQUE
DES DROITS SOCIAUX
Avec la réforme fiscale de Souveraineté & Progrès, la protection sociale ne reposera plus sur de grandes recettes affectées comme la CSG ou la CRDS. Les différents Impôts Républicains alimenteront une ressource nationale commune, puis le Parlement déterminera les moyens consacrés aux droits sociaux.
Cette nouvelle organisation nécessitera une garantie forte : un droit voté par la loi ne pourra pas être rendu inapplicable faute de crédits, de décret ou de décision administrative. Ce sera le rôle de la Garantie Automatique des Droits Sociaux, la GADS. Elle ne sera ni une allocation, ni une caisse, ni un fonds supplémentaire. Elle constituera une garantie juridique attachée aux droits sociaux eux-mêmes.
Lorsqu’une prestation sera légalement due, les crédits correspondants auront un caractère évaluatif et non limitatif. Si le nombre de bénéficiaires ou le coût réel dépasse les prévisions inscrites dans la Loi de financement de la Sécurité sociale, la Caisse de Sécurité Sociale Unifiée (CSSU) continuera à verser les prestations. La Caisse Nationale Unique (CNU) assurera la continuité financière et, lorsque l'écart deviendra suffisamment important, une loi rectificative viendra ajuster le budget.
La GADS protégera également l’application des lois. Aujourd’hui, certaines dispositions votées nécessitent encore un décret ou un arrêté avant de pouvoir produire tous leurs effets. Pour les droits sociaux, le délai maximal de principe sera fixé à trois mois après la promulgation de la loi, sauf délai différent explicitement prévu et justifié par le législateur. Dans les quinze jours suivant la promulgation, le Gouvernement devra publier un tableau indiquant les textes nécessaires, le ministère responsable et leur date limite de publication. En cas de dépassement, le retard sera signalé au Parlement et une procédure accélérée permettra de saisir le Conseil d’État afin qu’il ordonne, si nécessaire, l’adoption du texte manquant.
La garantie ira enfin jusqu’au contenu même des textes d’application. Un décret ne pourra pas réduire le nombre de bénéficiaires ou un montant prévu par la loi votée, ni ajouter des conditions qui n’auront pas été décidées par le Parlement. L’administration appliquera le droit : elle ne pourra pas le réécrire. La création ou l’augmentation d’un droit social restera naturellement soumise au vote et au chiffrage. Chaque réforme devra présenter son coût, le nombre de bénéficiaires attendu et sa montée en charge. Mais une fois la décision démocratique prise, l’État devra lui donner les moyens financiers et réglementaires nécessaires pour devenir effective.
Avec la Nouvelle République, ce principe sera inscrit dans la Constitution afin de stabiliser durablement cette protection. La loi définira les droits, la LFSS en évaluera le coût, la CNU les financera et la CSSU les exécutera. Avec la GADS, un droit social voté ne restera plus une promesse budgétaire ou réglementaire mais devra pouvoir être effectivement exercé.
Unifier les ressources publiques pour garantir les droits sociaux et maîtriser les choix budgétaires.
La réforme budgétaire réunira les ressources nationales sans confondre les politiques qu’elles financent.
Les droits sociaux, les investissements et les territoires conserveront leurs propres règles,
mais ils seront financés à partir d’une capacité nationale commune.
La République saura ainsi ce qu’elle prélève, ce qu’elle peut financer et ce qu’elle décide réellement de faire de son argent.