SOUVERAINETÉ & PROGRÈS
TRANSPORT & MOBILITÉ
SOUVERAINETÉ & PROGRÈS
TRANSPORT & MOBILITÉ
DES TRANSPORTS POUR TOUS
Se déplacer conditionne directement la possibilité de travailler, d’étudier, de se soigner et de participer à la vie sociale. C’est également une condition du fonctionnement de l’économie : aucune industrie, aucun commerce et aucun territoire ne peuvent fonctionner durablement sans infrastructures capables de transporter les personnes et les marchandises.
La France dispose pour cela d’atouts considérables. Son réseau ferroviaire approche 28 000 kilomètres, près de 3 000 gares maillent le territoire et son réseau navigable atteint environ 8 600 kilomètres. Pourtant, cette puissance est aujourd’hui profondément déséquilibrée. Certaines infrastructures vieillissent, des territoires restent dépendants de la voiture et le transport de marchandises repose encore à 89 % sur la route, contre environ 9 % pour le rail et 2 % pour le fluvial.
Souveraineté & Progrès refuse cependant de répondre à cette situation en opposant les modes de transport. Le train n’est pas pertinent partout. Une ligne de car express peut offrir un meilleur service qu’une voie ferrée extrêmement coûteuse à rouvrir. La voiture demeure indispensable dans de nombreux espaces ruraux ou périurbains. À l’inverse, le rail et le fluvial sont particulièrement efficaces lorsqu’il s’agit de transporter de grandes quantités de marchandises sur des axes réguliers. La politique de mobilité doit donc choisir le bon outil pour le bon territoire et le bon usage.
Cette politique doit également répondre à une question sociale. Le coût d’un billet, l’absence de permis de conduire ou l’éloignement d’une gare ne doivent pas interdire l’accès à un emploi ou à une formation. Mais SP ne propose pas la gratuité généralisée. Les moyens publics seront concentrés sur les obstacles réels : une tarification nationale plus juste, une aide au premier permis pour les revenus modestes et des solutions de transport adaptées aux territoires insuffisamment desservis.
Enfin, les transports constituent une infrastructure de souveraineté. Un réseau ferroviaire vieillissant, un fret presque entièrement routier ou des chaînes logistiques dépendantes de quelques axes fragilisent directement la capacité du pays à produire et à approvisionner sa population. SP veut donc remettre la puissance publique en capacité de planifier les infrastructures structurantes, tout en laissant aux territoires le choix des solutions adaptées à leurs réalités.
La mobilité ne doit plus être une juxtaposition de réseaux : elle doit redevenir une infrastructure commune au service des citoyens, des territoires et de la souveraineté nationale.
LES ENGAGEMENTS DE SP
→ RENDRE LA MOBILITÉ SÛRE ET ACCESSIBLE À TOUS
AIDE NATIONALE AU PERMIS DE CONDUIRE DE 500 EUROS
Dans de nombreux territoires, le permis de conduire reste une condition concrète d’accès au travail et à l’autonomie. L’Aide au Permis de Conduire prendra en charge jusqu’à 500 euros pour une première préparation au permis B sous condition de revenus, avec environ 600 000 bénéficiaires par an visés. SP créera parallèlement 150 à 200 postes supplémentaires d’inspecteurs et délégués et organisera des sessions d’examen mobiles lorsque les candidats sont trop éloignés d’un centre permanent. Cet engagement représente environ 330 millions d’euros par an.
CRÉER UNE TARIFICATION UNIQUE POUR LE TRAIN : TUM
La TUM garantira les mêmes droits tarifaires minimaux pour un même profil partout en France. Les étudiants bénéficieront ainsi de –75 %, les jeunes de 12 à 26 ans de –50 %, les seniors à partir de 60 ans de –30 % et les enfants de 3 à 12 ans de –75 %. Elle s’appliquera au rail interurbain et aux cars territoriaux, puis progressivement aux TGV éligibles. Son coût net est provisionné à 1,5 milliard d’euros par an dans le scénario central.
FINANCER LA MOBILITÉ ÉTUDIANTE
Déployer des bus express gratuits reliant directement les zones de logement, les gares et les résidences étudiantes aux campus, avec des horaires universitaires adaptés pour réduire la saturation aux heures de pointe. Jusqu’à 200 000 étudiants par an pourront également être aidés pour l’achat d’un vélo, tandis que les arrêts, cheminements et stationnements seront sécurisés. Cette politique permettra d’améliorer immédiatement le quotidien de 600 000 à 900 000 étudiants vivant loin de leur lieu d’étude, pendant que de nouveaux logements seront construits.
ENGAGER 1 MILLIARD D'EUROS POUR LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE
Un milliard d’euros par an sur trois ans sera consacré au traitement des points noirs routiers, des traversées de bourgs, des carrefours dangereux et à la protection des piétons, cyclistes et deux-roues, en concertation avec les communes et les Territoires. Ces derniers programmeront les travaux selon l’accidentalité réelle, tandis que le "tout-radar" sera remplacé par une logique de justification publique et documenté du risque, avec pour objectif de supprimer les principaux dangers connus à horizon dix ans
→ AFFIRMER LA PLACE DU RAIL
Le NORAF deviendra l’autorité publique chargée de redonner une cohérence nationale à la politique ferroviaire sans devenir un nouvel exploitant géant. Il coordonnera les investissements, la mobilité sociale, les lignes locales, les gares et le fret, tandis que les opérateurs continueront de faire circuler les trains et que le gestionnaire d’infrastructure conservera la maîtrise technique du réseau. Le NORAF coordonnera au total 49,2 milliards d’euros de programmes sur dix ans, financés par plusieurs acteurs publics et opérateurs.
ROUVRIR LES LIGNES UTILES ET REFAIRE DES GARES LES PORTES D’ENTRÉE DES TERRITOIRES
SP ne rouvrira pas une voie ferrée simplement parce qu’elle existait autrefois. Chaque projet devra démontrer son utilité quotidienne et sa viabilité. Par exemple, lorsqu’un car express apporte un meilleur service, il sera privilégié. La programmation vise 60 à 80 lignes rouvertes ou remises en service, environ 200 à 250 gares ou haltes réactivées et 120 à 180 lignes de cars express à horizon 10 ans. Parallèlement, 700 à 900 gares locales pourront être rénovées selon leur usage réel.
RELANCER LE FRET FERROVIAIRE
Le rail ne représente aujourd’hui qu’environ 10 % du transport de marchandises en France, contre près de 19 % en moyenne européenne. Le Programme National de Fret Ferroviaire concentrera donc les investissements sur les axes où le train est réellement compétitif et stratégique. SP prévoit 25 à 30 plateformes multimodales et la fiabilisation de 1 500 à 2 000 kilomètres de corridors prioritaires, pour une programmation centrale d’environ 16,5 milliards d’euros sur dix ans.
RÉGÉNÉRER LE RÉSEAU FERROVIAIRE AVANT QU’IL NE SE DÉGRADE
Rouvrir des lignes ou ajouter des trains n’a aucun sens si le réseau existant continue de vieillir. SP sécurisera donc une trajectoire de régénération et de modernisation approchant 4,5 milliards d’euros par an. La programmation retient à ce stade environ 1 milliard d’euros de financement national supplémentaire par an, venant compléter les investissements déjà engagés par le gestionnaire du réseau.
→ FAIRE DU FLEUVE UN ATOUT STRATÉGIQUE
RENFORCER ET MODERNISER LE RÉSEAU FLUVIAL
SP fera de Voies navigables de France le pivot public de la stratégie fluviale, sans créer une nouvelle administration. Les investissements seront concentrés sur les bassins réellement utiles au transport lourd et industriel, avec la modernisation des écluses, canaux, ouvrages et équipements nécessaires à leur fiabilité. L’objectif est d’augmenter de 30 à 50 % les tonnes-kilomètres transportées par voie fluviale sur les axes pertinents à horizon T+10.
SP modernisera 20 à 30 ports intérieurs et développera 15 à 25 plateformes multimodales permettant de transférer directement les marchandises entre fleuve, rail et route. Le programme prévoit également 20 à 40 connexions rail-fleuve, notamment dans les grands bassins industriels, portuaires et agricoles. Ces investissements seront prioritairement concentrés sur les grands bassins de la Seine, du Nord, du Rhône-Saône et du Rhin-Moselle ainsi que sur les zones industrielles et agricoles présentant un potentiel réel de report modal.
MODERNISER LA FLOTTE
Le développement du fret nécessitera également une flotte plus moderne et mieux adaptée aux nouveaux trafics. SP accompagnera 300 à 500 opérations de modernisation, de conversion ou de renouvellement sur dix ans, notamment pour réduire les consommations, adapter les barges aux nouveaux flux et soutenir la filière industrielle fluviale française
DÉVELOPPER LA LOGISTIQUE FLUVIALE URBAINE
Dans les agglomérations où la géographie le permet, le fleuve pourra absorber une partie des flux aujourd'hui assurés par camion. SP prévoit 30 à 50 terminaux urbains fluviaux pour les matériaux, déchets, colis, approvisionnements de chantiers ou autres marchandises massifiables, avec une desserte routière limitée au dernier kilomètre.
→ LES CHIFFRES CLÉS DES ENGAGEMENTS DE SP
-75%
SUR LES TARIFS
DES TRANSPORTS INTERURBAINS
POUR LES ÉTUDIANTS
70
LIGNES FERROVIAIRES
ROUVERTES OU REMISES
EN SERVICE
+40%
DE TRANSPORT FLUVIAL
SUR LES BASSINS
LES PLUS PERTINENTS
→ LE CHIFFRAGE BUDGÉTAIRE POUR LE TRANSPORT ET LA MOBILITÉ
≈ 90 milliards d'euros sur 10 ans mobilisés pour les programmes, les investissements et le droit à la mobilité.
Ce montant central comprend 74,2 milliards autour du ferroviaire, 12,5 milliards pour le fluvial et 3,3 milliards pour l’aide au permis. Il ne signifie pas 90 milliards de dépenses nouvelles de l’État : il agrège principalement les investissements des territoires, des aides publiques, des gestionnaires d’infrastructure, de VNF et des opérateurs. La mobilité étudiante et la sécurité routière sont budgétisés dans les thématiques "Éducation et formation" et "Sécurité intérieure et frontalière".
Découvrez les cahiers programmatiques
de cette thématique pour consulter le détail de chaque mesure,
le calendrier et la trajectoire budgétaire.
FOCUS SUR UN ENGAGEMENT DE SP
TARIFICATION UNIQUE POUR
LA MOBILITÉ (TUM)
Aujourd’hui, deux personnes ayant le même âge ou le même statut peuvent bénéficier de droits très différents selon l’endroit où elles vivent, le réseau qu’elles empruntent ou la carte commerciale qu’elles ont pensé à acheter. Les réductions TER varient selon les territoires et les dispositifs nationaux, régionaux et commerciaux se superposent. Le problème n’est donc pas l’absence d’un outil permettant d’acheter un billet, c’est l’absence d’une règle nationale simple permettant de connaître ses droits.
Souveraineté & Progrès créera pour cela la Tarification Unique pour la Mobilité (TUM). Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, la TUM ne signifie pas qu’un Paris–Lyon coûtera autant qu’un trajet de vingt kilomètres. Elle établit une base nationale de droits tarifaires. À profil identique, le droit minimal devient identique partout en France, quelle que soit la région traversée. Les collectivités resteront libres d’accorder des conditions encore plus favorables. La grille nationale sera directement attachée au profil de l’usager. Les moins de trois ans voyageront gratuitement. Les enfants de 3 à 12 ans bénéficieront de 75 % de réduction, les jeunes de 12 à 26 ans de 50 %, les étudiants de 75 % et les seniors à partir de 60 ans de 30 %. Lorsque plusieurs droits sont possibles, le plus avantageux sera appliqué automatiquement. Il ne sera donc plus nécessaire d’acheter une carte commerciale pour accéder à une réduction relevant d’une politique sociale nationale.
La TUM concernera d’abord les TER, les Intercités et les cars interurbains ou express. Elle sera ensuite étendue progressivement aux trajets TGV éligibles. Sur les services commerciaux, elle ne supprimera pas la liberté tarifaire de l’opérateur. Celui-ci continuera à fixer son prix de référence et ses offres promotionnelles, tandis que l’État prendra financièrement en charge la réduction sociale garantie. Les métros, tramways et bus urbains resteront sous responsabilité locale, avec la possibilité pour leur autorité organisatrice d’adhérer volontairement à la grille nationale.
Cette distinction est particulièrement importante pour les territoires sans rail. Lorsqu’un car express remplace avantageusement la réouverture d’une ancienne ligne, les mêmes droits TUM s’y appliqueront. Le niveau de protection tarifaire ne dépendra donc pas du fait que l’État ou le territoire ait choisi un train ou un car pour assurer la desserte. La solution technique peut changer, le droit du citoyen demeure.
Les travailleurs conserveront parallèlement les dispositifs existants pour les trajets domicile-travail. La TUM réduira d’abord le tarif lorsque le profil du salarié lui ouvre un droit, puis la participation de l’employeur s’appliquera au reste à charge dans les conditions prévues par le droit du travail. La réforme ne supprime donc pas les droits existants et évite parallèlement qu’une même dépense soit compensée plusieurs fois.
SP ne propose pas pour autant la gratuité générale des transports. Un adulte effectuant un déplacement de loisir continuera à payer le tarif normal, sauf promotion commerciale accessible à tous. La puissance publique concentre ainsi son effort sur les mobilités pour lesquelles le prix constitue réellement un obstacle social ou territorial.
Cette politique représente un coût budgétaire assumé. Le scénario central prévoit 1,5 milliard d’euros de compensation nette par an, soit 15 milliards sur dix ans. Cette enveloppe sera versée aux opérateurs afin que la baisse du prix payé par l’usager ne conduise pas à dégrader l’offre. Le coût réel sera ensuite ajusté à partir de la fréquentation observée et des compensations effectivement nécessaires.
La TUM ne promet donc ni le même prix partout, ni la gratuité pour tous. Elle garantit quelque chose de beaucoup plus simple : à situation comparable, le même droit minimal à la mobilité partout en France.
Des transports accessibles pour faire de la mobilité une clé d'émancipation et de réindustrialisation.
Aucune technologie de transport ne constitue une solution universelle.
Le rail, le fleuve, le car et la voiture doivent être utilisés
là où chacun apporte réellement le meilleur service aux citoyens et à l’économie.
La France doit simultanément entretenir ses infrastructures, reconnecter les territoires
et retrouver la maîtrise de ses grands flux logistiques.
Une politique de mobilité réussie garantit que chacun puisse réellement se déplacer et que le pays puisse prospérer.