SOUVERAINETÉ & PROGRÈS
DÉMOCRATIE, CITOYENNETÉ ET LAÏCITÉ
SOUVERAINETÉ & PROGRÈS
DÉMOCRATIE, CITOYENNETÉ ET LAÏCITÉ
UNE DÉMOCRATIE DIRECTE
La démocratie française repose sur des élections libres et des institutions solides. Mais entre deux scrutins, les citoyens disposent encore de peu de moyens pour obliger leurs représentants à examiner une question, à prendre position ou à leur rendre directement la décision. Les récentes pétitions contre la loi Duplomb ou la loi Yadan en sont le parfait exemple.
Souveraineté & Progrès veut élargir cette capacité d’action sans transformer chaque politique publique en référendum permanent. Le Gouvernement doit pouvoir gouverner, le Parlement doit pouvoir légiférer et l’État doit pouvoir conduire des projets sur le temps long. Mais lorsqu’une mobilisation citoyenne devient suffisamment importante, les institutions ne doivent plus pouvoir simplement l’ignorer.
Cette démocratie plus active passe aussi par un regard plus direct sur l’administration. Le tirage au sort permettra à des citoyens ordinaires de participer à certaines institutions et d’observer le fonctionnement de services publics, d’autorités indépendantes ou d'institutions. Leur rôle ne sera pas de remplacer les élus ou les agents, mais d’apporter un contrôle extérieur organisé et protégé, à travers un œil citoyen.
La citoyenneté doit également se transmettre. La Journée Républicaine et Citoyenne remplacera l’actuelle JDC, tandis qu’une Réserve civique renforcée permettra à des citoyens expérimentés de transmettre leurs compétences et d’aider ponctuellement les services publics. L’engagement ne doit pas être réservé à ceux qui disposent du temps, des réseaux ou des moyens financiers nécessaires pour participer bénévolement.
Enfin, une démocratie a besoin de règles communes clairement comprises. SP défend une laïcité qui protège la liberté de conscience tout en imposant la neutralité à l’État. Un Contrat Républicain précisera les obligations liées à certains financements ou fonctions publics. L’accès à la nationalité française deviendra quant à lui une démarche volontaire, construite dans le temps et soumise à une validation populaire.
SP veut une République dans laquelle le citoyen peut participer, contrôler, s’engager et comprendre clairement les règles communes. L'enjeu est de construire une démocratie à hauteur de notre temps.
LES ENGAGEMENTS DE SP
→ REDONNER DU POUVOIR AUX CITOYENS
TRANSFORMER LA PÉTITION EN VÉRITABLE POUVOIR CITOYEN
Une pétition suffisamment soutenue produira obligatoirement un effet. Au niveau national, 500 000 signatures imposeront un débat à l’Assemblée nationale, 1 million obligeront les députés à voter et 2,5 millions déclencheront un référendum lorsque la proposition peut légalement être soumise aux citoyens. Des mécanismes comparables seront créés au niveau local et territorial. Une initiative constitutionnelle pourra également conduire à un référendum à partir de 3 millions de signatures.
CONSULTER LE PEUPLE POUR LES GRANDES DÉCISIONS DU PAYS
SP programmera quatre grandes consultations nationales sur deux mandats : les retraites la première année, la réforme territoriale la deuxième, la nationalité au début du second mandat et la Constitution de la Nouvelle République à son terme. Une consultation supplémentaire pourra être organisée si une grande question nationale le justifie. Ces rendez-vous programmés n’empêcheront jamais les citoyens de provoquer eux-mêmes un référendum grâce au nouveau droit de pétition.
→ OUVRIR LES INSTITUTIONS AU CONTRÔLE CITOYEN
Un Vivier d’Engagement Démocratique (VED) permettra aux citoyens volontaires de participer à des conseils, commissions ou missions de contrôle sans passer par un parti ou un réseau politique. Le tirage au sort sera contrôlé, les mandats tourneront régulièrement et les compétences demandées dépendront de la responsabilité exercée. Trois niveaux de préparation civique permettront d’accéder progressivement aux missions locales, nationales ou les plus sensibles.
DONNER AUX CITOYENS UN DROIT DE REGARD SUR L’ADMINISTRATION
Des Conseils de Supervision permettront à des citoyens tirés au sort d’observer le fonctionnement de services publics, d’autorités indépendantes ou d’organismes manipulant des fonds publics importants. Environ 6 000 citoyens par an pourront participer à ces missions pour des mandats de douze mois non renouvelables. Ils ne seront pas là pour sanctionner, mais leurs constats seront transmis à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique, chargée de les vérifier, de les rendre publics lorsque cela est justifié et de saisir les autorités compétentes si nécessaire.
→ TRANSMETTRE ET FAIRE VIVRE LA CITOYENNETÉ
REMPLACER LA JDC PAR UNE VÉRITABLE JOURNÉE RÉPUBLICAINE ET CITOYENNE
La Journée Républicaine et Citoyenne remplacera l’actuelle Journée Défense et Citoyenneté. Elle restera obligatoire et sera normalement accomplie entre 16 et 18 ans, avec possibilité de régularisation jusqu’à 25 ans. Pendant une journée complète, les jeunes aborderont les institutions, leurs droits et devoirs, la laïcité, les services publics et les différentes formes d’engagement. Des citoyens expérimentés interviendront également pour transmettre leur expérience professionnelle et civique.
La défense nationale ne disparaîtra pas avec la fin de la JDC. Une Journée Républicaine à la Défense, distincte et volontaire, sera proposée dès l’inscription à la JRC. Elle permettra de découvrir les armées, la sécurité civile, la cybersécurité, les réserves opérationnelles et les métiers liés à la protection du pays, sans transformer la journée civique obligatoire en dispositif militaire.
RENFORCER LA RÉSERVE CIVIQUE
SP constituera un effectif de 100 000 réservistes civiques actifs en 5 ans. Ils pourront aider une administration, transmettre leur expérience pendant les JRC ou renforcer une collectivité lors d’une situation exceptionnelle. Chaque mission sera préparée et indemnisée : 60 euros pour une journée complète, avec un plafond ordinaire de vingt jours par an afin que la Réserve reste un engagement ponctuel et non un emploi public parallèle.
→ AFFIRMER UN CADRE RÉPUBLICAIN COMMUN
CRÉER UN CONTRAT RÉPUBLICAIN RÉCIPROQUE
Un Contrat Républicain précisera les obligations attachées à certains financements, fonctions ou avantages accordés par la puissance publique. Il pourra concerner une association subventionnée, une entreprise titulaire d’un marché public, un agent public, les élus ou certains dispositifs accordés à un particulier. Les droits fondamentaux resteront toujours en dehors de ce contrat. L’État sera lui aussi tenu de respecter ses délais, de motiver ses décisions et de garantir un recours. Sa généralisation sera soumise aux citoyens dans le cadre de la Nouvelle République.
GARANTIR LA LIBERTÉ DES CITOYENS ET LA NEUTRALITÉ DE L’ÉTAT
SP défend une règle simple : liberté dans la société, neutralité dans les institutions. Les citoyens resteront libres d’exprimer leurs convictions dans l’espace public dans le respect de la loi. Les agents publics devront rester neutres lorsqu’ils exercent leurs fonctions. À l’école publique, les règles actuelles de neutralité seront maintenues et la restauration publique proposera un repas commun sans organiser de menus confessionnels, tout en permettant l’apport d’un repas personnel dans des conditions dignes et sanitairement conformes.
FAIRE DE LA NATIONALITÉ FRANÇAISE UN CHOIX VOLONTAIRE
Le parcours ordinaire d'accès à la nationalité française reposera sur 5 années de résidence légale puis 5 années de probation, soit dix ans avant l’acquisition de la nationalité. L’acquisition automatique à 18 ans pour les enfants nés en France de parents étrangers disparaîtra, mais une démarche volontaire restera possible dès 16 ans. Le mariage avec un Français ouvrira également l’accès au parcours après cinq années de vie commune. Les principes de cette réforme seront soumis aux Français par référendum au début du second mandat.
→ LES CHIFFRES CLÉS DES ENGAGEMENTS DE SP
2,5
MILLIONS DE SIGNATURES
POUR DÉCLENCHER
UN RÉFÉRENDUM NATIONAL
4
GRANDS RÉFÉRENDUMS
POUR REDONNER LA PAROLE
À LA NATION
100.000
RÉSERVISTES CIVIQUES
ACTIFS
EN 5 ANS
→ LE CHIFFRAGE BUDGÉTAIRE POUR LA DÉMOCRATIE, LA CITOYENNETÉ ET LA LAÏCITÉ
≈ 245 millions d'euros par an pour les nouveaux dispositifs civiques.
Ce montant central correspond aux Conseils de Supervision citoyens, au Vivier d'Engagement Démocratique et à la Réserve civique renforcée, pour respectivement environ 50 millions, 40 millions et 155 millions d’euros par an. À cela s’ajoutera le coût propre de la transformation de la JDC en JRC et de la journée défense optionnelle, une fois la part déjà financée par la Réserve civique isolée. Le dossier prévoit également 150 millions d’euros sur trois ans pour la mise en place initiale du VED, intégrés à la construction des outils numériques publics.
Découvrez les cahiers programmatiques
de cette thématique pour consulter le détail de chaque mesure,
le calendrier et la trajectoire budgétaire.
FOCUS SUR UN ENGAGEMENT DE SP
DROIT DE PÉTITION CITOYENNE
Aujourd’hui, une pétition peut recueillir des centaines de milliers de signatures sans obliger réellement les institutions à agir. Même lorsqu’elle atteint les seuils prévus par l’Assemblée nationale, l’organisation d’un débat reste largement dépendante de la décision des responsables parlementaires.
Souveraineté & Progrès veut transformer cette logique. Plus une pétition rassemble de citoyens, plus ses conséquences deviennent fortes. Le droit de pétition ne permettra plus seulement de demander aux institutions de regarder un sujet. Il pourra les obliger à débattre, à voter et, dans les cas les plus importants, à rendre directement la décision aux citoyens.
Au niveau national, le système repose sur trois seuils simples. 500 000 signatures imposent un débat à l’Assemblée nationale. À 1 million, les députés doivent également voter. À 2,5 millions, un référendum national devient obligatoire lorsque la question peut légalement être tranchée directement par les électeurs.
Le Parlement ne pourra pas interrompre cette progression. Une pétition ayant atteint 1 million de signatures pourra continuer à recueillir des soutiens même si l’Assemblée nationale l’a rejetée. Si elle atteint finalement 2,5 millions dans le délai prévu, le référendum aura lieu.
Le même principe s’appliquera près de chez soi. Dans une commune ou une intercommunalité, 5 % des électeurs pourront imposer un débat et un vote, et 10 % pourront provoquer un référendum local. Dans les Territoires Républicains, issus de la réforme territoriale de SP, les seuils seront respectivement de 2,5 % et 5 %. La décision restera toujours limitée aux compétences de l’échelon concerné.
Les citoyens pourront également proposer une modification de la Constitution. À 500 000 signatures, le Parlement devra en débattre ; à 1 million, il devra voter ; et à 3 millions, les Français seront appelés à se prononcer directement. La proposition devra réellement concerner une règle constitutionnelle et non une simple politique publique.
Le droit de pétition permettra enfin de remettre en cause un mandat politique dans des conditions strictes. Pour un député, une pétition réunissant 25 % des électeurs de sa circonscription pourra provoquer un vote révocatoire. Pour le Président de la République, le seuil sera fixé à 10 % du corps électoral national. Ces procédures ne pourront être utilisées ni pendant la première ni pendant la dernière année du mandat et un même élu ne pourra être soumis qu’une seule fois à ce type de scrutin pendant son mandat.
Une pétition destinée à provoquer un vote devra cependant poser une question claire. Une demande générale comme « améliorer l’hôpital » pourra conduire à un débat, mais pas directement à un référendum. Pour aller plus loin, la proposition devra indiquer précisément ce que les citoyens demandent de modifier, de créer ou d’abroger.
Avant l’ouverture des signatures, un contrôle vérifiera seulement que la question est légale et qu’elle relève bien de l’institution saisie. Ce contrôle ne pourra pas servir à éliminer une pétition parce que son contenu déplaît au Gouvernement ou au Parlement. Les propositions fiscales, économiques ou sociales pourront donc être soumises aux citoyens ; leurs conséquences financières devront simplement être publiées avant le vote.
Les signatures pourront être déposées sur une plateforme publique sécurisée ou dans un guichet public. L’identité du signataire sera vérifiée mais restera confidentielle. Les pétitions nationales disposeront de neuf mois pour atteindre leurs différents seuils, et un référendum devra être organisé dans les six mois suivant la validation définitive des signatures.Enfin, une décision populaire aura le temps de produire ses effets. Lorsqu’un sujet aura été tranché par référendum, une nouvelle consultation portant pratiquement sur la même question ne pourra pas être provoquée pendant trois ans, sauf changement majeur de circonstances.
Le principe est donc très simple : 500 000 citoyens obligent les représentants à écouter, 1 million les obligent à répondre et 2,5 millions rendent directement la décision au peuple.
Une démocratie plus forte pour une République plus forte.
Donner aux citoyens des moyens concrets d’agir entre deux élections
et ouvrir davantage le fonctionnement de l’État au regard de la population,
c'est redonner à la démocratie ses lettres de noblesse.
La citoyenneté aussi s’apprend et se pratique : la République transmet ses règles,
organise l’engagement et reconnaît ceux qui donnent du temps au service collectif.
La liberté reste entière dans la société. La loi commune, la neutralité de l’État et la souveraineté populaire
donnent à cette liberté son cadre républicain