SOUVERAINETÉ & PROGRÈS
RÉFORME FISCALE
SOUVERAINETÉ & PROGRÈS
RÉFORME FISCALE
SIMPLIFIER LA FISCALITÉ
Notre système ne manque pas d’impôts mais de lisibilité fiscale.
Au fil des décennies, impôts, cotisations, contributions, accises, taxes sectorielles, niches et régimes particuliers se sont accumulés. En 2024, la Cour des comptes recensait encore 243 taxes dites à faible rendement, auxquelles s’ajoutent les grands prélèvements fiscaux et sociaux. Cette accumulation rend le système difficile à comprendre pour les citoyens comme pour les entreprises.
Un même revenu peut aujourd’hui supporter plusieurs prélèvements successifs. Un salaire est soumis à des cotisations, à la CSG, à la CRDS puis à l’impôt sur le revenu. Une entreprise doit composer avec l’impôt sur les sociétés, différentes contributions liées à l’emploi, des taxes locales et de nombreux dispositifs particuliers. Sur certains produits, plusieurs taxes peuvent même se superposer, comme la TVA sur la TICPE pour l'essence, elle-même sujette à la TVA.
Souveraineté & Progrès veut reconstruire l’architecture fiscale autour des grandes réalités économiques : le salaire, la contribution de l’employeur, l’activité indépendante, les bénéfices des entreprises, le capital, le foncier, la consommation, les importations, l’énergie, les retraites ou encore certaines ressources naturelles.
À chacune de ces grandes catégories correspondra un Impôt Républicain. Il ne s’agira pas d’ajouter un nouvel impôt au système existant, mais de regrouper plusieurs prélèvements actuels sous une règle commune. Par exemple, l’Impôt Républicain Salarial remplacera ainsi plusieurs prélèvements sur le salaire ; l’Impôt Républicain sur les Entreprises remplacera plusieurs taxes qui frappent aujourd’hui les bénéfices ; d’autres suivront la même logique pour le capital, la consommation ou l’énergie.
Lorsqu’un prélèvement existant remplit déjà la même fonction qu’un Impôt Républicain, il sera supprimé ou intégré. Les véritables redevances correspondant à un service rendu pourront rester, mais aucun prélèvement ne sera conservé uniquement parce qu’il existait auparavant.
Cette réforme ne repose pas sur une hausse générale de la fiscalité. Elle modifie la répartition de l’effort contributif. Une partie des salariés et certaines consommations essentielles seront moins sollicitées. Les très hauts revenus, certains revenus du capital, les grandes entreprises fortement optimisées ou certaines importations contribueront davantage.
Chaque Impôt Républicain sera affecté à une Caisse Nationale Unique, avec une garantie automatique de financement des droits sociaux (cf thématique "Budget, finances publiques et droits sociaux")
La réforme fiscale devient ainsi une réforme de lisibilité autant qu’une réforme de financement public. Chacun doit pouvoir savoir ce qu’il paie, sur quelle base et selon quelle règle. La République retrouve en parallèle une architecture fiscale plus facile à contrôler et plus difficile à contourner.
LES ENGAGEMENTS DE SP
→ TRAVAIL ET REVENUS
AUGMENTER LE REVENU NET DU TRAVAIL : IR-S
L’Impôt Républicain Salarial remplacera les cotisations salariales, la CSG, la CRDS, les prélèvements de retraite complémentaire et la part de l’impôt sur le revenu appliquée au salaire. Le prélèvement deviendra individuel et directement calculé sur le revenu brut. Entre 1,4 et 2,1 SMIC, le gain pourra atteindre environ 80 € nets par mois, tandis que les très hauts salaires contribueront davantage.
RENDRE LES CHARGES EMPLOYEURS LISIBLES : IR-P
L’Impôt Républicain Patronal regroupera les cotisations patronales et plusieurs contributions liées à l’emploi dans un prélèvement unique sur la masse salariale. Il remplacera également le système d’allègements généraux de type Fillon. Entre 1,05 et 1,10 SMIC, le taux descendra à 6 %. Une hausse de 5 % du salaire pourra ainsi augmenter le revenu du salarié tout en réduisant légèrement le coût total pour l’employeur.
SIMPLIFIER LA FISCALITÉ DES INDÉPENDANTS : IR-L
L’Impôt Républicain des indépendants et professions libérales remplacera la dispersion entre micro, régime réel, CSG, CRDS, cotisations et caisses professionnelles. Pour un indépendant travaillant seul, chaque encaissement servira directement de base au calcul de l’impôt. Le professionnel connaîtra ainsi son revenu disponible au moment où il est payé, tandis que les droits déjà acquis dans les anciennes caisses resteront garantis. À terme, le rendement disponible pour les finances publiques est estimé entre 66 et 70 Md€ par an, contre environ 58 à 60 Md€ dans le système actuel.
PROTÉGER LES PETITES RETRAITES : IR-R
L’Impôt Républicain Retraite remplacera les principaux prélèvements appliqués aux pensions, notamment CSG, CRDS, CASA et impôt sur le revenu correspondant aux retraites, par un barème individuel. Les 1 200 premiers euros de pension mensuelle seront entièrement protégés. Le supplément de recettes, estimé à environ 5 Md€ par an, proviendra très majoritairement des pensions les plus élevées.
CIBLER LES TRÈS HAUTS REVENUS FRANÇAIS À L’ÉTRANGER : DCE
Le Dispositif de Contribution Extraterritoriale ne sera pas un quatorzième Impôt Républicain. Il complètera les autres impôts pour certains citoyens français non-résidents disposant de revenus étrangers très élevés. Les 200 000 premiers euros de revenus étrangers annuels seront hors dispositif et seul l’éventuel écart avec l’impôt déjà payé à l’étranger pourra être demandé. Il ne s’agit donc pas de taxer indistinctement les expatriés.
→ ENTREPRISES, CAPITAL ET PUISSANCE ÉCONOMIQUE
L’Impôt Républicain sur les Entreprises remplacera l’impôt sur les sociétés, la CVAE, la C3S et les niches fiscales rattachées à l’ancien système. Le taux de référence restera fixé à 25 %, mais les écarts entre taux affiché et taux réellement payé seront fortement réduits. Les petites entreprises productives pourront bénéficier d’allègements encadrés, tandis que certaines activités spéculatives ou particulièrement polluantes contribueront davantage. En 5 ans, le rendement est estimée entre 5 à 10 Md€ de plus par rapport au système actuel.
UNIFIER LA FISCALITÉ DU CAPITAL : IR-CAP
L’Impôt Républicain sur le Capital remplacera la dispersion entre flat tax, retenues à la source, régimes de plus-values et plusieurs prélèvements sur les mouvements de capital. Pour les résidents, les 20 000 premiers euros de revenus annuels du capital seront exonérés, puis les taux augmenteront progressivement. Les capitaux réellement réinvestis dans l’économie productive ou vers les salariés pourront bénéficier d’un traitement favorable, tandis que la distribution ou l’extraction du capital sera clairement imposée.
FAIRE CONTRIBUER LES TRÈS GRANDES AUDIENCES DES MÉDIAS : IR-M
L’Impôt Républicain sur les Médias supprimera notamment l’actuelle taxe sur les services numériques mais reposera sur une assiette nouvelle : l’audience réellement captée en France et le temps d’utilisation. Il s’appliquera aux très grands médias et plateformes, jamais aux opinions ou aux contenus. Son rendement central est estimé à environ 850 M€ par an.
→ CONSOMMATION, IMPORTATIONS, ÉNERGIE ET RESSOURCES
REFONDER LA TVA SUR LA CONSOMMATION : IR-CO
L’Impôt Républicain sur la Consommation reprendra la fonction de la TVA intérieure et absorbera les taxes spécifiques qui frappent la même consommation lorsque leur maintien n’est plus justifié. Cinq taux (2 %, 5 %, 8 %, 20 % et 30 %) permetteront de protéger l’essentiel, de favoriser la réparation et certaines productions utiles, puis de solliciter davantage le luxe et les consommations les moins prioritaires. Les importations et l’énergie seront traitées séparément afin d’éviter de taxer deux fois la même chose. L'appellation IR-CO est choisi par souci d'harmonisation grammaticale, mais l'appellation TVA restera utilisée publiquement.
L’Impôt Républicain sur les Importations se substituera à la TVA à l’importation et, lorsque la France retrouvera la maîtrise de sa politique douanière, au cadre tarifaire aujourd’hui fixé au niveau européen. Le taux dépendra du caractère indispensable du produit et des conditions dans lesquelles il est produit : les biens vitaux ou impossibles à remplacer seront faiblement taxés, tandis que les importations les plus prédatrices pourront atteindre un taux de 50 %. L’objectif n’est pas de fermer la frontière, mais de ne plus traiter de la même manière une machine indispensable et un produit pouvant être fabriqué en France. Une véritable barrière protectionniste pour notre agriculture, nos industries et notre économie.
SIMPLIFIER LES TAXES SUR L’ÉNERGIE : IR-CA
L’Impôt Républicain Carbone remplacera la TVA énergétique, les accises et les contributions énergétiques dispersées. Sur l’électricité, les consommations sobres commenceront à 15 €/MWh et les usages ordinaires à 20 €/MWh. Son rendement initial restera proche de la fiscalité actuelle, autour de 49 à 50 Md€ par an, mais doit diminuer avec la sortie progressive des énergies fossiles.
FAIRE CONTRIBUER LES GRANDS PRÉLÈVEMENTS DE RESSOURCES : IR-RES
L’Impôt Républicain sur les Ressources remplacera plusieurs redevances dispersées sur l’eau, les matériaux, les forêts et les ressources minières. La contribution dépendra davantage des volumes prélevés afin de distinguer une petite exploitation d’un prélèvement industriel massif. Son rendement central est évalué à environ 750 M€ par an, sans intégrer de recettes hypothétiques provenant d’une future grande mine ou d’une ressource qui n’est pas encore exploitée. Cette ressource fiscale sera attribuée aux communes.
→ PATRIMOINE ET TRANSMISSION
CALCULER LA TAXE FONCIÈRE SUR DES BASES COMPRÉHENSIBLES : IR-F
L’Impôt Républicain Foncier remplacera la taxe foncière actuelle et ses bases cadastrales anciennes. Le calcul reposera désormais sur la surface bâtie, la surface du terrain et son usage. Piscines, terrasses, pergolas ou aménagements intérieurs ne créeront plus chacun leurs propres effets fiscaux. Le périmètre remplacé représente aujourd’hui environ 43 Md€ par an ; les communes conservent le vote de leurs taux et le bénéfice de cet impôt.
UNIFIER LES TAXES SUR LES TRANSFERTS IMMOBILIERS : IR-T
L’Impôt Républicain sur les Transferts immobiliers remplacera, pour leur composante immobilière, les droits de mutation appliqués aux ventes, donations et successions. La résidence de vie pourra être transmise sans impôt et sans plafond de valeur. Un primo-accédant pourra recevoir jusqu’à 5 000 € de remboursement, tandis que les très grands transferts immobiliers seront davantage mis à contribution.
→ DÉMOCRATIE FISCALE ET DÉMARCHES ADMINISTRATIVES
DONNER AUX CITOYENS UNE VOIX SUR LE BUDGET
Chaque contribuable disposera chaque année de 100 points pour indiquer les grandes politiques publiques qu’il souhaite voir prioritaires. Le montant de l’impôt payé ne change rien au poids du citoyen : celui qui paie 500 € dispose des mêmes 100 points que celui qui paie 50 000 €. Le Parlement conserve la décision finale sur le budget.
RENDRE LE SOUTIEN AUX DONS ACCESSIBLE À TOUS
La réduction d’impôt sur les dons des particuliers sera remplacée par un remboursement direct : 66 % du don dans le régime général et 75 % pour certains organismes d’aide. Le citoyen qui paie peu d’impôt bénéficiera ainsi du même soutien public qu’un contribuable davantage imposé. Le dispositif actuel représente déjà environ 2,2 Md€ par an. Son remplacement rendra simplement cette dépense visible et l’élargit à ceux qui ne pouvaient pas profiter pleinement de la réduction fiscale.
NE PLUS DEMANDER PLUSIEURS FOIS LES MÊMES JUSTIFICATIFS
Deux attestations automatiques deviendront les références pour prouver la situation fiscale et sociale d’un particulier ou d’une entreprise. Les informations déjà transmises par la paie ou détenues légalement par l’administration ne seront plus réclamées sous plusieurs formes. La Déclaration sociale nominative sera conservée : la réforme utilisera ce qui fonctionne déjà au lieu de reconstruire un système parallèle.
→ LES CHIFFRES CLÉS DES ENGAGEMENTS DE SP
13
IMPÔTS RÉPUBLICAINS
POUR REMPLACER
L’EMPILEMENT ACTUEL
80
EUROS NETS
DE PLUS PAR MOIS
AUTOUR DE 1,8 SMIC
35
MILLIARDS D’EUROS
DE RECETTES FISCALES
SUPPLÉMENTAIRES
DÈS LA PREMIÈRE ANNÉE
→ LE CHIFFRAGE BUDGÉTAIRE POUR LA RÉFORME FISCALE
35 milliards d'euros de recettes fiscales supplémentaires dès la première année.
80 milliards d'euros recettes fiscales supplémentaires par an une fois le système stabilisé.
Ces montants ne correspondent pas au produit total des Impôts Républicains. Ils représentent ce que la réforme rapporterait en plus par rapport au système fiscal actuel.
La hausse des recettes ne repose pas sur une augmentation générale des impôts. Certains prélèvements diminuent, notamment sur une partie des salaires et des consommations essentielles. D’autres rapportent davantage grâce à des assiettes plus larges, à la suppression de niches et de doublons, à une fiscalité du capital plus cohérente et à une meilleure contribution des importations.
Le gain atteint environ 35 milliards d’euros dès la première année, puis progresse avec la montée en puissance de la réforme pour atteindre 80 milliards d’euros par an après 5 ans. La projection ne compte ni une éventuelle hausse future de la croissance, ni les recettes qui pourraient résulter d’une baisse du chômage ou d’une réindustrialisation réussie.
À plus long terme, certaines recettes ont vocation à diminuer. Si la France importe moins de produits fortement taxés ou réduit sa consommation d’énergies fossiles, les impôts correspondants rapporteront mécaniquement moins. La réforme fiscale accompagne donc aussi la transformation de l’économie : sa réussite ne se mesure pas uniquement au montant d’impôt encaissé.
Découvrez le dossier technique
de cette thématique pour consulter le détail de chaque mesure,
le calendrier et la trajectoire budgétaire.
FOCUS SUR UN ENGAGEMENT DE SP
LE FLÉCHAGE CITOYEN
DE L'IMPÔT
Payer l’impôt est un acte collectif. Pourtant, une fois la contribution prélevée, le citoyen dispose de peu de moyens pour indiquer régulièrement quelles politiques publiques il considère comme prioritaires.
Souveraineté & Progrès créera donc un fléchage citoyen de l’impôt. Une fois par an, chaque contribuable disposera de 100 points qu’il pourra répartir entre les grandes politiques nationales : éducation, santé, justice, défense, recherche, réindustrialisation, logement, transition écologique, transports, agriculture ou réduction de la dette, par exemple.
Ces points ne sont pas des euros. Ils ne permettent pas à chacun de décider personnellement de l’utilisation de « son » impôt. Toutes les recettes restent réunies dans le budget national. Le gouvernement continue de préparer le budget et le Parlement reste seul compétent pour voter les dépenses.
L’égalité entre citoyens est totale. Une personne qui paie 500 € d’impôt dispose des mêmes 100 points qu’une personne qui en paie 50 000. Un euro d’impôt n’achète pas une voix supplémentaire.
La consultation sera organisée une fois par an, avant la préparation du budget suivant. Le citoyen pourra participer en ligne ou se rendre dans une Maison France Services. Aucun accès numérique ne sera donc obligatoire.
Les choix individuels seront anonymisés. L’administration pourra vérifier qu’une personne a le droit de participer et empêcher qu’elle vote plusieurs fois, mais elle ne conservera pas dans son dossier les politiques publiques qu’elle a soutenues. Les préférences exprimées ne pourront être utilisées à des fins fiscales, administratives, policières ou politiques. À la fin de la consultation, les résultats nationaux seront publiés. Ils permettront de suivre l’évolution des priorités des Français d’une année à l’autre.
Le gouvernement devra ensuite répondre publiquement à ces résultats lorsqu’il présentera son budget. Il indiquera les priorités qu’il a suivies, celles dont il s’est écarté et les raisons de ses choix. Une urgence militaire, une obligation liée à la dette ou un investissement déjà engagé pourront évidemment justifier un écart.
Le fléchage ne transforme donc pas le budget de l’État en référendum permanent. Il ajoute un rendez-vous démocratique annuel entre les citoyens et ceux qui décident de l’utilisation de l’argent public.
Remplacer le mille-feuille fiscal par une fiscalité lisible, juste et progressive.
La réforme fiscale consiste à remplacer un système fragmenté par des prélèvements plus lisibles
adaptés à la réalité des revenus, des activités et des consommations.
Avec Souveraineté & Progrès, chacun doit pouvoir comprendre ce qu’il paie.
L'égalité et le consentement à l'impôt reprendront enfin sens.