SOUVERAINETÉ & PROGRÈS
RÉFORME TERRITORIALE
SOUVERAINETÉ & PROGRÈS
RÉFORME TERRITORIALE
RÉORGANISER LE TERRITOIRE
La France ne manque ni d’administrations, ni d’agents publics, ni de collectivités. Elle souffre surtout d’une organisation devenue trop difficile à comprendre. Pour une même politique, plusieurs niveaux peuvent décider, financer, instruire ou contrôler. Cette accumulation ralentit l’action publique et rend les responsabilités difficiles à identifier.
Souveraineté & Progrès veut reconstruire cette organisation autour d’une chaîne beaucoup plus simple : la commune pour la proximité, l’intercommunalité pour les services partagés, le Territoire Républicain pour la planification et l’État pour garantir l’unité nationale. Les départements et les régions administratives disparaîtront comme collectivités politiques après un référendum organisé dès la deuxième année. Leurs missions utiles, leurs agents, leurs contrats et leurs équipements seront transférés progressivement vers la nouvelle organisation.
La réforme ne consiste donc pas à créer 63 nouvelles collectivités au-dessus de celles qui existent. Les Territoires Républicains remplaceront les départements, les régions et une partie de l’organisation préfectorale actuelle. Dans le même temps, les communes seront conservées et les intercommunalités deviendront le niveau clairement identifié pour l’eau, les déchets, les transports locaux et les autres services qui doivent être organisés à plusieurs communes.
Cette nouvelle carte doit aussi changer la relation quotidienne avec l’État. Les Maisons France Services deviendront la porte d’entrée commune des démarches administratives. Le citoyen n’aura plus à déterminer lui-même s’il doit contacter la CAF, la CPAM, France Travail, une préfecture ou un autre organisme. Il déposera sa demande à un seul endroit et l’administration organisera elle-même son traitement.
Enfin, les financements territoriaux seront rendus plus lisibles. Une enveloppe financera le fonctionnement quotidien, une autre l’investissement. La solidarité nationale corrigera les différences entre territoires, tandis que les communes conserveront des ressources propres encadrées pour garder une véritable capacité de décision locale.
La réforme territoriale de SP ne cherche pas à éloigner l’État mais à le ramener au plus près des citoyens.
LES ENGAGEMENTS DE SP
→ SIMPLIFIER LA CARTE DE LA RÉPUBLIQUE
CRÉER 63 TERRITOIRES RÉPUBLICAINS
SP remplacera les départements et les régions administratives par 63 Territoires Républicains, organisés autour des bassins de vie, des déplacements, des infrastructures et des réalités économiques. Un territoire regroupera en moyenne autour de 1 à 1,2 million d’habitants. Il coordonnera notamment la santé territoriale, les lycées, la formation professionnelle, les grandes infrastructures, l’économie, l’énergie et l’aménagement. Son Assemblée Territoriale comptera 120 représentants, dont 30 citoyens tirés au sort.
FAIRE DES INTERCOMMUNALITÉS LE NIVEAU DES SERVICES PARTAGÉS
Les intercommunalités deviendront de véritables collectivités territoriales chargées de ce que plusieurs communes ont intérêt à organiser ensemble : eau, assainissement, déchets, transports locaux, collèges ou équipements communs. SP vise environ 700 intercommunalités dans sa programmation centrale, contre un système aujourd’hui beaucoup plus fragmenté. Elles disposeront d'un Conseil Intercommunal Démocratique associant représentants des communes et citoyens tirés au sort.
GARANTIR LA PLACE DE TOUTES LES COMMUNES
SP ne supprimera aucune commune. Le maire restera l’autorité politique de proximité et la commune conservera les écoles maternelles et primaires, la voirie locale, les espaces publics, la vie associative, la culture locale et la police municipale lorsqu’elle existe. Plusieurs communes pourront également travailler ensemble sur un projet précis sans créer une nouvelle structure permanente.
ADAPTER LE NOUVEAU MODÈLE AUX GRANDES VILLES
Paris et les grandes villes conserveront une seule assemblée mais utiliseront deux formats de décision : l’un pour les compétences communales et l’autre pour les politiques qui dépassent la commune. Paris exercera directement les fonctions correspondant à la commune, à l’intercommunalité et au Territoire Républicain. Lyon, Marseille, Lille, Toulouse, Bordeaux, Nice ou Nantes resteront rattachées à leur Territoire Républicain.
→ RAPPROCHER L’ADMINISTRATION DES CITOYENS
Les Maisons France Services deviendront la porte d’entrée normale de l’administration. Elles reprendront progressivement l’accueil aujourd’hui dispersé entre les caisses sociales, France Travail, les préfectures, les services fiscaux et de nombreuses plateformes spécialisées. Le réseau reposera sur trois formats : grands sites urbains, maisons territoriales et services mobiles pour les secteurs isolés. Le citoyen déposera sa demande une seule fois et continuera à la suivre auprès du même réseau.
REGROUPER LE TRAITEMENT DES DOSSIERS
Des Établissements de Contrôle Administratif (ECA) constitueront l’arrière-plan technique du nouveau service public. Là où la Maison France Services accueille et accompagne, l’ECA vérifiera les dossiers complexes, calculera les droits, contrôlera les paiements et consolidera les informations nécessaires à l’administration. 4 milliards d’euros d’investissements initiaux sont prévus pour transformer les centres existants et moderniser leurs systèmes informatiques.
RENDRE LE CONTRÔLE DE LÉGALITÉ INDÉPENDANT
Le contrôle des actes publics ne dépendra plus du préfet. Une Autorité Indépendante de Contrôle de Légalité et ses implantations territoriales pourront contrôler les actes des collectivités mais aussi ceux de l'État et de certains organismes publics. SP veut porter le contrôle effectif d’environ 20 % aujourd’hui à 50 % des actes transmis en 5 ans, en concentrant le contrôle humain sur les décisions présentant les enjeux les plus importants.
DONNER PLUS DE LIBERTÉ AUX COMMUNES SUR LES MOYENS
Lorsque cela est possible, l’État fixera davantage le résultat obligatoire plutôt que la méthode exacte pour l’obtenir. Une commune pourra par exemple choisir la solution la plus adaptée pour sécuriser un passage piéton, rendre un bâtiment accessible ou organiser son éclairage, à condition d’atteindre l’objectif national. Les normes qui doivent rester identiques partout, notamment en matière de sécurité vitale ou de libertés fondamentales, resteront nationales. Le fonctionnement du système sera réévalué tous les 5 ans.
→ PLANIFIER ET FINANCER AU BON NIVEAU
SÉPARER CLAIREMENT LE FONCTIONNEMENT ET L’INVESTISSEMENT
SP organisera les financements territoriaux autour de deux grandes enveloppes. Une Dotation Globale de Fonctionnement financera les services publics et les dépenses courantes. Une Dotation Globale d'Investissement financera les écoles, hôpitaux, transports, réseaux et autres investissements structurants. En ordre de grandeur, le dossier prévoit environ 126 milliards d’euros par an pour le fonctionnement territorial et 34 milliards pour l’investissement. Ces sommes correspondent principalement à des dépenses publiques déjà existantes aujourd’hui sous d’autres formes : elles ne constituent pas 160 milliards d’euros de dépenses nouvelles.
La répartition de l’argent public suivra une chaîne simple. L’État corrigera les écarts entre Territoires Républicains, chaque territoire entre ses intercommunalités, puis chaque intercommunalité entre ses communes. Population, pauvreté, ruralité, isolement ou charges d’infrastructure entreront dans des règles publiques de répartition. Les responsables politiques voteront la règle. Son application ne dépendra plus de négociations discrétionnaires entre collectivités.
SIMPLIFIER LA CONDUITE DES GRANDS PROJETS
Une ligne ferroviaire, un hôpital, un réseau d’eau ou un grand projet industriel dépassent souvent les frontières d’une collectivité. SP remplacera l’accumulation de structures et de cofinancements par un Contrat de Projet unique, approuvé par les territoires concernés. Un Commissaire de projet clairement identifié sera ensuite responsable de son exécution et devra rendre compte chaque année de son coût, de son calendrier et de son avancement.
→ RÉUSSIR LA TRANSITION
PILOTER LA RÉFORME JUSQU’À SON ACHÈVEMENT
Un Haut-Commissariat à la Réforme Territoriale et Administrative (HCRTA) sera chargé de conduire la transformation et disparaitra lorsqu’elle sera achevée. Il fonctionnera pendant 10 ans, avec une prolongation exceptionnelle possible si la transition n’est pas terminée, après aval des deux chambres parlementaires. Avec environ 180 agents et un budget plafonné à 60 millions d’euros par an, il suivra les transferts de compétences, les budgets, les bâtiments, les contrats et les reclassements liés à la réforme territoriale.
ACCOMPAGNER LES AGENTS PENDANT LA BASCULE
Un Corps d'Accompagnement à la Réforme Territoriale (CART), sous pilotage du HCRTA (cf ci-dessus), organisera la transition professionnelle des agents dont l’administration disparaît ou change de fonction. Environ 1 200 agents coordonneront les reclassements, les formations et les mobilités, avec l’appui des services RH existants. La règle est claire : pas de licenciement sec, pas de baisse de rémunération et un accompagnement pour chaque changement de situation. Le CART disparaîtra au plus tard après cinq ans.
NE PAS LAISSER LES PETITES COMMUNES SEULES
Un Appui Républicain aux Communes mettra temporairement l’expérience d’anciens élus, notamment départementaux et régionaux, et de spécialistes au service des maires confrontés à la réforme. Le dispositif disposera d’environ 3 500 personnes mobilisables dans sa programmation centrale, principalement pour accompagner les petites communes dans leurs projets, leurs budgets et les nouvelles procédures administratives. Son activité diminuera progressivement à mesure que la nouvelle organisation sera maîtrisée.
→ LES CHIFFRES CLÉS DES ENGAGEMENTS DE SP
63
TERRITOIRES RÉPUBLICAINS
POUR REMPLACER
DÉPARTEMENTS ET RÉGIONS
4
NIVEAUX CLAIREMENT IDENTIFIÉS :
COMMUNE, INTERCOMMUNALITÉ
TERRITOIRE ET ÉTAT
1
GUICHET UNIQUE
ADMINISTRATIF POUR TOUTES
LES DÉMARCHES
→ LE CHIFFRAGE BUDGÉTAIRE POUR LA RÉFORME TERRITORIALE
16,5 milliards d'euros pour réorganiser l'administration territoriale
9 milliards d'euros par an d'économies durables après 10 ans.
La réforme coûte d’abord de l’argent : il faut transférer les agents, réorganiser les bâtiments, reprendre les contrats, former les personnels et transformer les systèmes administratifs. Elle commence à produire plus d’économies que de dépenses dès la cinquième année, puis compense l’ensemble de ses coûts de transition entre la sixième et la septième année.
Découvrez le dossier technique
de cette thématique pour consulter le détail de chaque mesure,
le calendrier et la trajectoire budgétaire.
FOCUS SUR UN ENGAGEMENT DE SP
MAISONS FRANCE SERVICES
Aujourd'hui, la France possède déjà un réseau France Services. Mais celui-ci accompagne encore le citoyen dans un système qui reste fragmenté. Une personne peut être aidée à remplir sa démarche avant d'être finalement renvoyée vers la CAF, la CPAM, France Travail, les impôts, une préfecture ou une plateforme spécialisée. SP veut aller beaucoup plus loin : la Maison France Services devient réellement le guichet unique de l'administration. Le citoyen n'a plus à savoir quelle administration se cache derrière sa demande. Il indique ce dont il a besoin, dépose ses documents et l'administration organise elle-même le reste du parcours. La règle tient en une phrase : un citoyen, une demande, un point d'entrée, un suivi continu.
Les Maisons France Services reprendront progressivement l'accueil aujourd'hui dispersé entre les différents réseaux administratifs. Elles pourront accompagner une demande concernant la famille, la santé, le handicap, le logement, le travail, la formation, les impôts, une entreprise, les transports ou les démarches civiques. Elles ne supprimeront pas les spécialistes. Un agent d'accueil n'aura pas à devenir simultanément fiscaliste, spécialiste des retraites et expert du handicap.
Les dossiers simples pourront être traités directement. Lorsqu'une expertise plus importante sera nécessaire, le dossier sera transmis à l’Établissement de Contrôle Administratif sans que le citoyen ait à recommencer ses démarches. C'est l'administration qui changera de service, plus l'usager. La Maison France Services restera son interlocuteur et pourra lui expliquer où en est son dossier. Le réseau prendra trois formes. Les Maisons France Services Cité accueilleront les volumes importants dans les grandes villes. Les Maisons France Services Territoriales assureront une présence complète dans les villes moyennes et les bassins de vie. France Services Mobile desservira les territoires ruraux, les montagnes, les îles ou les communes où un bâtiment permanent ne serait pas justifié.
Le numérique complétera cette présence physique sans la remplacer. France Services Numérique réunira progressivement les différents accès administratifs dans un portail commun. Le citoyen pourra suivre ses démarches, transmettre une pièce une seule fois, recevoir une réponse ou prendre rendez-vous. Celui qui ne maîtrise pas le numérique conservera toujours la possibilité de venir rencontrer un agent.
La Maison France Services ne sera pas seulement un endroit où remplir des formulaires. Chaque site intégrera aussi un espace de médiation et un espace citoyen. Ces lieux pourront accueillir des permanences, des réunions publiques, les Journées Républicaines et Citoyennes ou des présentations de projets locaux. L'administration retrouve ainsi une présence humaine et civique dans les territoires.
SP prévoit également, au démarrage, six mois de mobilisation administrative pour traiter les dossiers en retard et préparer la nouvelle organisation. Pendant trois mois, les situations bloquées seront recensées et traitées en priorité. Les trois mois suivants prépareront leur transfert vers le nouveau système. Les heures supplémentaires demandées aux agents pendant cette période seront évidemment rémunérées.
La réforme repose enfin largement sur les personnels et les bâtiments qui existent déjà. La base de travail retient environ 90 000 agents dans les fonctions d'accueil aujourd'hui dispersées, puis 75 000 agents en 5 ans, sans licenciement. Les départs naturels, les reclassements, la fusion des guichets et la simplification des démarches permettent cette évolution.
Le changement essentiel est donc très concret : le citoyen n'a plus à comprendre l'organisation de l'État pour avoir accès à celui-ci.
La plus grande réforme territoriale et administrative depuis deux siècles.
La réforme territoriale ne consiste pas seulement à redessiner des frontières administratives.
Elle cherche à faire coïncider l’organisation publique avec la réalité des territoires.
Avec Souveraineté & Progrès, la République retrouvera sa cohérence en mettant fin au mille-feuille administratif et territorial.
L'objectif est d'organiser l’action publique autour des espaces de vie réels.